XX PRÉFACE
de la guerre, a dit à la Commission de Briey que le plan du général en chej avait jailli réussir : ce jut sans doute là.
Le général Ruffey commandait la 3e armée ; il escomptait , le 22 août, le concours de deux divisions de réserve de cette armée de Lorraine ; elles lui firent défaut en pleine bataille. Le 31 août, après qu'il fut relevé de son commandement, le général Ruffey se présenta au Grand Quartier Général, et le général en chef le retint à déjeuner. Après le repas, les convives éloignés, V ex- commandant de cette 3 e armée mit V entretien sur cette journée du 22 août : « Quel succès pour nos armes, disait-il, si V armée de Lorraine avait marché au canon ou si j'avais eu à ma disposition les divisions de réserve sur lesquellss je croyais pouvoir compter: avec ces 40.000 hommes de troupes fraîches et la 7e division de cavalerie, nous aurions ramassé toute la gauche ennemie à bout de souffle. » Le général Ruffey affirme que, mettant un doigt sur ses lèvres, le général J offre aurait répondu : « Chut ! il ne faut pas le dire ! »
Le général Ruffey, qui n'a rien d'un politique, fut choqué de ce propos. On le peut expliquer par le moment où il fut dit : le silence sur un tel malheur était alors nécessaire ; la guerre finie et gagnée, il ne Vest plus...
Pour terminer, un mot personnel.
Dans mon livre sur Charleroi, /W, le premier, révélé le rôle du général Lanrezac, le pressentiment qu'il eut dès la première heure de la manœuvre allemande , ses avertissements réitérés au Grand Quartier Gêné-