‹ La Bataille de la Frontière (Août 1914), BrieyChapitre 17 sur 56 · PREFACE XXIII · texte numérisé non relu

PREFACE XXIII

Si donc mon œuvre avait été « inspirée » par le général Lanrezac, je ne le cacherais pas ; si f avais été son « défenseur », ce serait pour moi un très grand honneur, et je le revendiquerais hautement ; mais ce n'est pas.

Le Correspondant, en juillet 191 7, avait déjà publié trois de mes articles sur la frontière du nord et de Vest et V esprit d'offensive. Mon dessein jut alors de relater le jeu de notre jrontière militaire pendant la guerre, et, pour être parfaitement libre, je ne voulus prendre ma documentation d'aucun des chefs qui avaient participé à ces tragiques actions d'août 19 14. Mon jugement ne se fit que par l'étude du livre de M. Hanotaux. Un esprit critique, que près de vingt ans de vie parlementaire ont assez affiné, me fit vite reconnaître le sens de la bataille de Charleroi et les causes de nos revers, et il m' apparut avec évidence qu'un chef, au moins, avait vu, prévu, annoncé, en un mot eu raison contre un Grand Quartier Général aveuglé. Mon jugement, alors, fut fait sur le général Lanrezac et je désirai naturellement le pouvoir connaître pour avoir de lui quelques précisions sur ce grand drame, dont il avait été l'acteur le plus clairvoyant.

Ne le connaissant pas, je fis solliciter par deux de ses camarades l'honneur d'un entretien : c'était fin août 1917. Le général Lanrezac, absent de Paris, répondit, le Ier septembre, qu'il ne pourrait me recevoir avant le mois d'octobre. Date fut prise ultérieurement pour le 27 du dit mois : le 25, le général tombait gravement malade, et l'entrevue projetée ne put avoir lieu que le 27 novembre.

Que Von consulte la collection du Correspond mt : À cette date, quatre de mes articles avaient déjà paru

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