XXIV PREFACE
et le cinquième était sous presse ; dans les deux derniers, intitulés : « La genèse de Charleroi », toute ma pensée sur le grand drame est déjà très nettement formulée, et mon jugement posé.
Le général Lanrezac, assurément, me donna des précisions et me révéla des points particuliers et personnels, que je n'aurais pu autrement connaître. Ces révélations ne firent que confirmer mon jugement et n'en modifièrent aucune des bases essentielles. Le général Lanrezac pourrait dire que, pour ce qui est des grandes lignes, il ne m'apprit rien, car ce qu'il me découvrit, je V avais préalablement deviné et même consigné par écrit.
Tout cela, je le puis établir par lettres, accompagnées de leurs enveloppes, timbrées par la poste.
L'admiration est donc absolument sincère que fat exprimée pour ce grand chef, à qui nous devons tant et que V Histoire, fen suis convaincu, placera parmi les meilleurs serviteurs de la France au cours de cette guerre. Mais il ne fut pas plus mon « inspirateur » que je ne fus son « défenseur » : je m'honore d'être maintenant son ami.
Cette confession publique était nécessaire. Les pièces officielles, que j'ai été à même de consulter au ministère de la Guerre, au cours de mon enquête sur Briey, établissent la réalité parfaite de mes affirmations sur le général Lanrezac et la claire vue qu'il eut de la situation.
Je ne veux pas qu'on puisse encore suspecter mm indépendance ni qualifier d'apologie intéressée ou même amicale une vérité historique dé soi mais acquise.
21 janvier 1920.
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