‹ La bataille de la Marne (volume 2)Chapitre 33 sur 90 · ER 3 A 4 PAS · texte numérisé non relu

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© « 2 ge - 1e ee comte Strachwitz, passèrent ultérieurement devant un conseil de guerre français à Châlons-sur-Marne. # Ce qui importe, c’est de constater l’assurance dont fait preuve | la cavalerie allemande dans cette journée du 6, alors que des mouvements destinés à la laisser seule au péril sont déjà commencés. Les deux divisions de von der Marwitz se sont déployées devant le corps de Douglas Haig entre l’Aubetin et Rozoy. Le combat est, pour ainsi dire, suspendu de ce côté. À gauche, le corps de Richthofen est plus actif encore. Il a quitté Chartronges, en route vers Provins.

Nous nous tenions debout derrière Ja grange d’une grande ferme, écrit sur son carnet Hermann Richter, causant et nous réjouissant de la belle apparence de notre division de cavalerie qui se mettait en marche en bas dans la vallée, comme un interminable serpent bariolé, cherchant les endroits creux et se dirigeant vers le prochain village. Les escadrons de uhlans, de dragons, de cuirassiers, de hussards faisaient des tournants, des ondulations, paraissaient et disparaissaient, chan: « geant ainsi continuellement l’aspect de la colonne en marche pour disparaître finalement derrière une hauteur. Le train et les convois allaient, à leur tour, disparaître, quand, soudain, un obus passa au-dessus de nos têtes et éclata à environ 100 mètres derrière nous sur le sol. C'était | un obus français.

Nous sommes donc ici en présence de l’armée Franchet d’Esperey. Le corps Richthofen se heurte à la bataille française. J En fait, l’obus français vient, sans doute, de l’artillerie appartenant au corps de cavalerie du général Conneau. Précisons, d’ailleurs, le point exact où se fait la liaison : c’est exactement à Pécy, près Chenoise. Le corps de cavalerie Conneau barre la route à l’est » par sa 10€ division, à Savigny : sa 8 division est aux Étangs-de- Parts dans la forêt de Jouy et, à gauche, en liaison avec l’armée | britannique, sa 4e division est sur la route de Coulommiers à Provins ; le poste de commandement du général Conneau est à Chenoise,

Richthofen marche de l’avant, persuadé qu’il ne trouvera que peu de résistance. Un officier de haut grade n’a-t-il pas annoncé au départ que l’on souperait le soir à Fontainebleau? C’est un dimanche de fête et de sport militaire, ce n’est pas un jour de. drame et de combat. On commence à recevoir quelques coups de fusil aux abords de ce village, que l’on apercevait de haut sur la colline : c’est Courtacon. Il abrite quelques cyclistes du corps Conneau ; mais ils disparaissent. Les chasseurs de la Garde entrent dans le village, fusillent des habitants et mettent le feu aux mai-.

. Du village situé plus au sud, les Murets, partent des coups de canon ; des fils de fer barbelés sont tendus en travers de la buts. 7 uhlans de l’avant-garde hésitent ; mais les troupes françaises rompent encore. La cavalerie allemande continue à avancer et s'empare de PE RER C’est le point extrême atteint vers le sud. La vague n'ira pas plus loin.

- D’après un carnet de route de la division de la Garde von Storch,

le Ganz Halt! est ordonné. Mais, alors, le sentiment d’une con-

… centration nécessaire des deux corps de cavalerie se fait jour, en

vertu d’ordres supérieurs ; car le corps de Richthofen, tout en - se maintenant sur la ligne de Champcenest par ses avant-gardes

… jusqu'à une heure assez avancée de la journée, replie ses gros au

| carrefour de Beton-Bazoches, où ils se fortifient. Ganz Halt!

… Un mot encore sur ce qui se passait au IIe corps et au IVE corps,

… en tant qu’ils étaient opposés à l’armée britannique. Nous avons

. dit que les deux divisions du Ile corps (Linsingen) avaient été - enlevées dans la matinée. La marche en arrière de ces deux divi- - sions est signalée par les aéroplanes français vers 10 heures. Elles . ne représentent donc plus une force sérieuse devant l’armée anglaise

- après 8 heures du matin : tout au plus, peut-on admettre qu'avec

… l'artillerie, l'infanterie de soutien reste au sud de la Marne jusqu’à

- 140 heures environ et c’est l’heure où le haut état-major anglais commence à se rendre compte du vide qui s’est fait devant lui,

non sans se demander encore s’il ne s’agit pas d’un piège.

% Quant au IVe corps, reculant sur Doue, il ne recevra l’ordre de se transporter sur la rive droite de la Marne qu'un peu tard dans Bu; journée du 6; mais nous savons que l’ordre de von Kluck daté

de la nuit lui precetié de ne laisser que « de faibles arrière-gardes »

sur le Grand Morin. En ce qui concerne le IIIe corps, celui-ci ne

peut exécuter l’ordre de repli sur la Ferté-Gaucher et reste

accroché, à Sancy et Montceaux, par l’armée Franchet d'Esperey.

- Jlest donc permis de conclure que l’armée von Kluck, loin de peser sur l’armée britannique, avait presque complètement rompu le contact dès la matinée du 6. Le soir, près de 80 000 hommes avaient remonté vers la Marne : le reste de l’armée est retenu dans un combat terrible où son infériorité se dessine très vite contre l’armée Franchet d’Esperey.

French peut done avancer : le vide s’est fait devant lui. Au

à nord de la Marne, l’armée Maunoury soutient un rude combat et

Déroduit son effet de « ventouse » sur l’armée von Kluck dont

les divisions de cavalerie peuvent être prises de flanc et de front

per la Se division d'infanterie française, qui remonte la Marne le

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