‹ La bataille de la Marne (volume 2)Chapitre 47 sur 90 · JE · texte numérisé non relu

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D. Esternay est donc le point avancé qui protège toute la façade : allemande. Si Esternay succombe, l'opération est impossible. Ordre . est donné de défendre à tout prix Esternay. Rien d’étonnant si 4 - cette côte où convergent toutes les forces énnemies disponibles devient, pendant quelque temps, la pierre d’achoppement de . l’offensive française. à

- Vers le milieu de la journée, la 2€ division (général Duplessis) a occupé la Noue et le moulin de la Noue; mais la {re division D der Gallet) est contenue : son aile droite ne parvient pas à — enlever Châtillon-sur-Morin. Or, Châtillon, c’est, comme nous LS k l'avons indiqué, la clef d’Esternay. Le général Deligny insiste sur Ja manœuvre débordante par la droite. À 15 heures, ordre est … donné à la 2e division de se retourner en quelque sorte et de prendre …—. coûte que coûte de flanc et à revers les défenseurs de Châtilldn 4 . et du château d’Esternay. A 18 heures, Châtillon est enlevé. Mais Ni: le 1e corps est arrêté de nouveau aux portes d’Esternay ; c’est . que l’armée von Bülow a commencé de s’étirer à droite pour com- bler le vide produit par la disparition des corps de von Kluck.

On remet done au lendemain l’assaut décisif d’Esternay. Les Mémoires de Bülow et de von Kluck confirment ce que nous avaient appris les carnets de route des combattants. Bülow | écrit : « Les corps de la [re armée (IIIe et IXE) qui avaient été poussés très en avant, notamment Je IX corps, se trouvaient placés dans une situation assez périlleuse, étant menacés sur les deux flancs RU enveloppement par l'ennemi. Si la situation put être rétablie, c’est parce qu'il fut possible à la TT armée de forcer, avec te Xe corps de réserve, le passage du Petit Morin, d'intervenir avec une partie

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de la 19 division de réserve pour soutenir l'aile Sole du IXe «x LOrps et d’appuyer encore ce corps d’armée par une brigade d'artillerie de campagne du VII corps.» Par contre, von Kluck parle à peine de. la bataille en ces parages. Il est évident qu'il se sent responsable de la dislocation de la manœuvre : « La IT armée projetait de pi voter sur son aile droite à Montmirail et de continuer avec sa gauche vers la Seine en la portant d’abord à Marigny-le-Grand. - Par cela, les IIIe et IX corps arrivèrent devant l'aile droite de cette armée (ils y étaient depuis la veille, non pas par suite de la manœuvre de Bülow conforme à l’ordre de Moltke, mais par l’indiscipline de von Kluck). Par un ordre d’armée de 10 heures du : soir (le 6), les deux corps sont ramenés en arrière sur la rive nord du Petit Morin, entre Sablonnières et Montmirail. Ils obtinrent leur liaison avec l’aile droite de la IIe armée à Montmirail et, en % vue d’une action unifiée, ts furent mis sous ses ordres. » | Tels furent les faits, selon von Kluck. Mais si nous reprenons le … texte de Bülow, nous constatons que les choses n’ont pas été si. vite et que von Kluck se désintéresse un peu trop des conséquences … de sa faute. Bülow dit avec plus de simplicité et de vérité : « La. Ie armée porte dès lors exclusivement son attention sur cet adver-. saire (armée anglaise) ; dès le 6 au soir, elle adressa à la IIe armée à Montmort, où le quartier général avait été porté le jour nes la demande d’assumer le commandement des corps de son aile. gauche, savoir le IIIe et le IXe. Cette proposition fut agréée. Il fut décidé que, le 7 septembre, le I Xe corps continuerait le combat, en liaison avec la IIe armée, et que le III corps assurerait la pro- tection du flanc droit de la II armée ainsi renforcée. » Ë A remarquer d’ailleurs que ce transfert de commandement sur » deux corps d'armée se fait sans aucune intervention du G. Q. G.. de Luxembourg ! Qu'est donc devenue la fameuse discipline intel-. lectuelle de la Kriegsakademie de Berlin? | Offensive du 10€ corps le 6. Les combats des Essarts-le Guébarré- \ Charleville, à la jonction du massif et de la plaine. — Le 10€ corps. français est sous les ordres du général Defforges. Arrivé dans la région de Montmirail-Sézanne, le 10e corps avait stationné sur | une ligne Mœurs-Launat-Barbonne (où se trouvait le quartier. général) Saudoy-Sézanne ; arrière-gardes aux Essarts-lès-Sézanne. Regardez la carte : cette ligne est précisément à cheval sur la route nationale 51, de Givet à Orléans, celle qui contourne le massif de Seine-et- Mars et qui, comme nous l’avons dit, grimpe aux pentes de ce massif quand 1l tombe lui-même sur 1 plaine. Le .

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