‹ La bataille de la Marne (volume 2)Chapitre 58 sur 90 · AM TA M UE BATÉCLUE DR MARNE · texte numérisé non relu

AM TA M UE BATÉCLUE DR MARNE

La 9 armée n’a pas d’ordre particulier. On sait que Focl fait tout ce qu’il peut ; l’ordre général suffit : « Tenir ! » ‘à Quant à la 4° armée, le haut commandement SE à son embarras en présence de l'offensive par la trouée de Mailly; il n’ignore pas l'importance du rôle qu’elle va jouer. I lui vient en aide, l’encourage, la soutient. L'ordre du 6 septembre, rédigé spécialement pour elle, est ainsi conçu : Le 21e corps d'armée est mis à la disposition de la 4€ armée (il devait être primitivement gardé en réserve d'armée). I! sera, le 7, dans la région de Vassy. (Cela veut dire : « tenez jusque là ! ») La 4€ armée doit avoir des réserves à sa gauche pour protéger la droite de la 9 armée et contre-attaquer les forces qui menaceraient cette droite. Cela veut dire : « Gare à la fissure ! Puisque vous n’avez pas les moyens de combattre de front, faites balle de toutes vos forces disponibles et tombez sur le flane de von Hausen qui attaque. » C’est une exploitation tactique de la. fissure qui, au point de vue technique, mérite d’être signalée. Voici donc le tableau largement brossé d’un bout à l’autre du champ de bataille de gauche. L’esquisse est d’un dessin pur. Tout « s’harmonise et s’équilibre ; tout est lié. Chaque armée a son rôle. parfaitement déterminé : ni obscurité, ni bavure. Toutes sont bien en main. La confiance monte du soldat au chef et elle descend du chef au soldat. Dispositions fortifiantes pour les rudes journées qui commencent et qui vont décider du sort de la bataille. Revenons maintenant à la bataille de l'Ourcq conjuguée avec l’action de l’armée britannique. C’est la manœuvre de Joffre qui se. développe. Quels résultats donne-t-elle, le 7?

La bataille de l’Ourcq se développe le 7.

Manœuvre de Maunoury sur les communications ; réplique de von Kluck tentant l’enveloppement.

Pu

Maunoury avait, pour sa part, obtenu, dans la journée du 6, des résultats conformes aux vues du haut commandement français. Sa droite à Chambry, sa gauche à Betz, ainsi que l’écrivait Gallieni . à Joffre, il était à dix kilomètres de l’Ourcq, ayant subi des « pertes sensibles, mais sans exagération ». Le coup qu’il avait donné dans le flanc de von Kluck avait été tel que celui-ci, décontenancé, « n'avait pu que se retourner vivement. Après s’être dégagé de son imprudente manœuvre vers le sud, il se décide à consacrer toutes” ses forces disponibles à la lutte contre Maunoury. C'était la plus graves des fautes (car il découvrait von Pülow) si, dans la journée du 6, l’armée anglaise, ayant crevé le rideau de la cavalerie alle-

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