‹ La bataille de la Marne (volume 2)Chapitre 59 sur 90 · RL · texte numérisé non relu

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LA JOURNÉE DU 7 SEPTEMBRE SUR L'OURCQ 225 mande, eût pu venir tendre la main à Franchet d’Esperey en direction de Montmirail vers la Ferté-Gaucher. L'effet eût été inouï. Car - Bülow, attaqué par le sud, et obligé de s’étirer vers von Hausen, était à bout de forces, ainsi que le révèlent ses propres télégrammes. - S'il eût été pris dans le flanc, ce jour-là, par la 5° armée et par - l’armée anglaise, il eût succombé dès le premier jour et l’armée alle- - mande eût été coupée en deux (1).

La fortune des armes et la force d'endurance et de résistance de la cavalerie allemande en décidérent autrement. Quelques

heures de répit permirent au haut commandement allemand de prendre des mesures qui prolongèrent la bataille de quelques x jours et retardèrent la défaite de quelques heures. 2 Dans le cours de la journée du 6 septembre, Maunoury a déjà à senti les effets de la manœuvre « à renversement » de von Kluck. A - la fin de la journée, il s’est parfaitement rendu compte que l’en- - nemi porte son effort sur deux points : 4° sur les hauteurs du con- « fluent de la Marne et de l’Ourcq, c’est-à-dire à Varreddes, Chambry,

Ur

ñ Fa Étrépilly, évidemment pour sauver l'articulation des forces qui

combattent sur l’'Ourcq avec celles qui remontent de la Marne ;

à 20 à l'extrémité de l’éventail, c’est-à-dire vers Acy-en-Multien, . - Étavigny, Betz, évidemment pour sauver à tout prix ses commumications et se garder de l’enveloppement.

* La bataille allemande se trouve donc composée schématique- - ment ainsi qu'il suit, le 6 dans la nuit, en vue du 7 matin : A . gauche, sur la Marne (Varreddes), une partie des forces qui arrivent . du IT corps ; au milieu, une puissante artillerie tonne et tire sans cesse dans toutes les directions, du haut des plateaux de Trocy ; à droite, les forces dont dispose le IVE corps de réserve accrues par celles que von Kluck envoie pour protéger ses communications (IVe corps actif, [Ie corps actif, etc.), luttent en s'étendant vers le nord.

« Le matin du 7 septembre, écrit von Kluck (2), il y avait done le Ile corps, le IVe de réserve (sauf la brigade de Bruxelles), le IVe corps, le tout en groupements mélangés depuis la Thérouane inférieure jusqu’au ruisseau de la Gergogne, la 4 division de

(1) La menace de ce mouvement, annoncé ou non par von Kluck, a, en fait, obligé Bülow à commencer sa retraite, ainsi qu’en témoigne son radio du 7 septembre O h. 30 : « Je me replie derrière la coupure du Petit Morin en raison d'une attaque venant de Rozoy contre les IIIe et IX° corps. »

(2) I convient de remarquer qu’à partir du 6, von Kluck, dans son récit de la bataille de l’Ourcq, devient extrêmement sobre de détails, huit pages en tout (p. 122-130) dans un volume de 160 pages : c'est qu’il s'avit d’avouer la

: défaite particulière de la Ir armée ; dans l'embarras, on passe.

Le

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