‹ La bataille de la Marne (volume 2)Chapitre 63 sur 90 · L LA MARCHE EN AVANT DE L’ ARMÉE BRITANNIQUE · texte numérisé non relu

L LA MARCHE EN AVANT DE L’ ARMÉE BRITANNIQUE

le Cou ilommiers et de Meaux) ; 2€ corps : * Aulnoy et environs (c’està-dire es ou deux kilomètres au nord de Coulommiers) ; 4 corps : pu ù et Jouy-sur-Morin, ce ’est-à-dire juste au nord du Grand Morin, la droite appuyée à la Ferté-Gaucher. C'était, en gros, om ais où retard, l'exécution du désir manifesté par É général offre, qui avait, dans la journée, remercié l’armée britannique à concours qu’elle prêtait dans la bataille.

Cependant le sort de la bataille d’articulation de Maunoury était à Varreddes : un ou deux corps anglais débouchant entre | Meaux et la Ferté-sous-Jouarre eussent forcé l’ennemi à se replier r Château-Thierry ; le terrain de l’Ourcq étant déblayé, la maœuvre de Joffre pour l’enveloppement eût pu suivre son cours, r Betz et Villers-Cotterets. Les terribles combats du 8 et du 9 sep- 2 ou n'auraient pas eu lieu ou se seraient engagés dans de tout autres conditions. Le fait que l’armée anglaise n’a pas pu aborder la Marne ni même franchir le Petit Morin dans la soirée ‘ou la nuit du 7 a donc une importance capitale pour la journée - du 8, et c’est ce qu'il ne faudra pas perdre de vue. Non der Marwitz, avec son corps de cavalerie, tient toujours au 8 a de la Marne. Il est, le soir du 7, à Jouarre, et ses deux divisions . campent : la 9 à l’est de Trilport, et la 2e à Pire Levi Von Kluck se trouvait ainsi libre de disposer de ses forces au nc d de la Marne et jusque dans la région qui, vers Villers-Coterets, protégeait ses communications. Il est vrai qu’en rappelant tous ses corps, il avait découvert le flanc de Bülow ; mais celui-ci avait le temps de se couvrir à droite contre les Anglais, tandis que son armée attaquait encore avec fureur, en direction du sud, la 5 armée française.

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ss es ordres de Franchet d’Esperey. L’ennemi a quitté le terrain. ‘# Le crochet défensif de Bülow.

— Les instructions données à la 5° armée avaient percé à jour, ë Prune, la manœuvre en retraite de l’ennemi; au lieu de s’en sser imposer par l'attitude agressive de Bülow, elles prévoient Dune retraite : « En séparant la ["® armée de la IIe armée, = dit expressément l’ordre du général en chef, la 5° armée provopieru la dislocation de la droite du dispositif ennemi. » Une telle £; ture suflirait, évidemment, pour déterminer la retraite générale pie armées allemandes.

L'ordre général n° 7 allait adapter ce rôle de la 5 armée à l’état de > choses constaté jusqu'au 7, à midi : « La 5° armée accentuera le

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. confiance à tous).

mouvement de son aile gauche (cela veut dire que lon hâtera, si possible, la séparation entre l’armée von Kluck et l’armée x Bülow par un mouvement le plus rapide vers Montmirail) ; en Be. la 5° armée « emploiera ses forces de droite à soutenir la % armée » Et cela veut dire que le grand quartier général français se rend. compte de l'effort que va faire Bülow pour essayer la rupture du front français à la jonction du massif et de la plaine, route n° 51, et qu'il ordonne la plus étroite solidarité entre les deux armées . chargées de défendre cette route. Le mouvement qui doit décider de la bataille de la Marne est, d’ores et déjà, amorcé dans cet ordre si bref.

En plus, un ordre particulier de Joffre à la 5° armée va lui pres- « crire de tenir étroitement ses liaisons avec l’armée britannique qui. marche sur la Ferté-Gaucher.

Ainsi averti, le général Franchet d’Esperey avait, le 6 septembre à 13 h. 30, hbellé ses propres ordres pour la journée du 7, « On peut les donner comme un modèle de clarté et de prudence en présence d’une situation encore obscure :

I. — Depuis ce malin (le 6), la 5° armée a progressé vers le nord, refoulant l’ennemi devant elle (constatation du succès propre à donner

II. — Afin que la coopération des armées voisines (c’est-à-dire l’armée britannique) puisse se faire efficacement sentir (voilà cette solidarité entre les armées qui décidera du sort de la bataille), la 5° armée ne dé- passera pas, ce soir (le 6), la ligne Couperdrix (2 kilomètres sud d’Augers), Montceaux-lès-Provins, Courgivaux, Esternay, le Clos-le-Roi- : Charleville [liaison avec la 42 division] (visiblement, on craint de rompre la ligne). Sur ce front, tous les corps d’armée et le groupe des divisions de réserve se retrancheront de façon à résister coûte que coûte contre toute attaque ennemie,

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