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17 heures, les avant-gardes sont sur le plateau à Mé erin inges Courbetaux.
La batterie qui accompagne le 6° chasseurs arrive à 17 heures v ers Maclaunay, d’où elle canonne une grosse colonne allemande de toute armes qui se replie, par un mouvement de flanc, de Vauchamps su Montmirail. Au delà, les reconnaissances du 6€ chasseurs, poussan! hardiment leurs pointes vers le nord, sabrent avec entrain et bous: culent les patrouilles ennemies. L’une d’elles tombe au milieu du quar : tier général d’une division allemande et en ramène des prisonniers et de nombreux documents dont la possession devait nous être utile pour la suite des opérations {1). *
Ordre est donné de s'emparer immédiatement des passages du Petit Morin, de Courbetaux à Vinet. Jusqu’à la pleine nuit, c’està-dire jusqu’à 22 h. 30, le 1 corps continue son mouvement, entourant de partout Montmirail. ù
Pendant toute la journée, on a entendu le canon, tout près, s l’est : rien qu’à l’effroyable vacarme, on reconnaît, ce qu’annoncent les renseignements téléphoniques, qu’une grande bataille est engagée à proximité, on dirait de l’autre côté de la forêt de Gault. Et, en effet, vers la fin de la journée, le 1€ corps reçoit l’avis de. s’arrêter devant Montmirail et d’incliner sa marche vers l’est, de. façon à aider à la progression du 10 corps et de l’armée Foch qui. luttent à sa droite. 4
Le 10° corps en liaison avec l’armée Foch. ; Les combats pour la route n° 51 et la contre-offensive allemande. 2
C’est que l’aspect de la bataille est tout différent au fur et à mesure que l’on avance de ce côté. Rappelez-vous l’image de tout. à l'heure : l'horizon s’éclaire à l’ouest, il reste couvert de nuages à l’est. Ce canon qui tonne, c’est celui du combat haletant en-“ gagé pour la jonction du massif et de la plaine et pour la route n° 51 où se donne l'effort suprême. TA
Le 10e corps (général Defforges), qui opère à la droite de l’armée Franchet d'Esperey, commence à se trouver dans le champ d’action de cette offensive désespérée. Il avait maintenu très solidement son avancée : dans la nuit, l’idée de la victoire a commencé. à flotter sur les troupes et sur les états-majors.
L'ordre général pour la 5€ armée est d’attaquer à 6 heures du.
(1) Le 1° corps d'armée pendant la guerre 1914-1918, p. 51, Berger-Levrault,” 1922. à
Fe MARCHE : EN AYANT a LA ge ARMÉE 261
in. | Mais, pour le 10e corps, il en est autrement. On le trouve p en flèche. Esternay n’a pas encore succombé. Le débouché des
to 1jours cette difficile affaire de la route n° 51 et, plus à l’est encore, la situation générale de l’armée Foch. Il ne faudrait pas "compromettre notre ligne : le 108 corps recoit donc pour instruction de ne reprendre son mouvement qu’à 7 h. 30.
… Mais l'ennemi n’attend pas, lui. On est juste en présence de la a nœuvre de Bülow. Dès le lever du jour, une violente attaque emande débouche sur la 42€ division qui perd Villeneuve-lès- Charleville. C'était la voie ouverte vers le sud. Heureusement, la 40° brigade (colonel de Cadoudal) se maintient à Charleville. L'ennemi revient vaillamment à l’assaut, s’épuise et laisse de nombreux tués et blessés sur le terrain. Cadoudal ne rompt pas d’une semelle. Pendant ce temps, une partie de l'artillerie de la 20e di- “vision (Rogerie) reçoit l’ordre de gagner la crête entre Bout-de-la- Ville et les Épées, et, faisant face à l’est, de prendre de flanc les dignes allemandes progressant dans le bois au sud de Villeneuve- …lès-Charleville, pour tourner la ferme Chapton. Ce fut un de ces massacres qui répandaient, d’un bout à l’autre de l’armée alle- …mande, la terreur du 75. L’infanterie allemande tombait par files. Vers le milieu de la matinée, l'attaque était enrayée, et c'était (ec mme nous allons le dire) la 42e division qui reprenait l'offensive (1).
2) - Cette entreprise n’était pas la seule. Le combat était à peine engagé sur la route n° 51, qu'une autre attaque allemande dé- bo 0 ache du Clos-le-Roi, à 4 k. 30 du matin ; de sorte que le saïllant … de Charleville était menacé sur ses es faces. Ici, le X® corps “allemand a affaire aux 39% et 38 brigades du 108 corps français, qu ui, dans le sentiment du danger, se sont retranchées pendant la n nuit. L’ennemi se heurte à une résistance énergique : l'artillerie de à 49 division en position au nord des Essarts et une partie de ‘fi À Partilrs de la 20€ division qui se retourne sur la crête du Boutde-la-Ville concentrent leurs feux sur Clos-le-Roï. On peut deviner k ce qui advient de l’attaque allemande : elle se disloque à peine lancée. Les 136€ et 41€ régiments se jettent sur le village, qui est Ce bris à 6 h. 30. De ce côté, l’entreprise de Bülow éc houaià avant RL ieure où le 108 corps devait entrer en ligne. Il est vrai qu’on se bat : toujours à droite pour la route n° 51. Mais le flanc de Bülow
(4) Je m'appuie pour tout ce récit sur l'exposé très remarquable du com- mandant Lucas.
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