INSTRUCTION GÉNÉRALE N
Au grand quartier général, le 25 août 1914, 22 heures.
4° La manœuvre offensive projetée n’ayant pu être exécutée, les Jpérations ultérieures seront réglées de manière à reconstituer à notre zauche, par la jonction des 4e et 5e armées, de l’armée anglaise et de orces nouvelles prélevées dans la région de l’Est, une masse capable le reprendre l’offensive pendant que les autres armées contiendront, e temps nécessaire, les efforts de l’ennemi ;
29 Dans le mouvement de repli, chacune des 3e, 4e, 5e armées tiendra ompte des mouvements des armées voisines avec lesquelles elle devra ester en liaison. Le mouvement sera couvert par des arrière-gardes aissées sur les coupures favorables du terrain, de façon à utiliser tous les >bstacles pour arrêter par des contre-attaques, courtes et violentes, lont l’élément principal sera l’artillerie, la marche de l’ennemi ou tout au moins la retarder ;
3° Limite des zones d’action entre les différentes armées :
Armée W (armée britannique). Au nord-ouest de la ligne le Cateau- Vermand et Nesle incluse.
4e et 5° armées. Entre cette dernière ligne exclue à l’ouest et la ligne Stenay-Grandpré-Suippes-Condé-sur-Marne à l’est incluse.
3e armée, y compris l’armée de Lorraine. Entre la ligne Sassey-Fléville-Ville-sur-Tourbe-Vitry-le-François incluse à l’ouest et la ligne Vigneulles-Void-Gondrecourt incluse à l’est ;
4 À l’extrême gauche, entre Picquigny et la mer, un barrage sera enu sur la Somme par les divisions territoriales du Nord, ayant comme éserve la 61 et la 62e division de réserve ;
5° Le corps de cavalerie sur l’Authie, prêt à suivre le mouvement n avant de l’extrême gauche ;
60 En avant d'Amiens, entre Domart-en-Ponthieu et Corbie ou en arrière de la Somme, entre Picquigny et Villers-Bretonneux, un nouveau groupement de forces constitué par des éléments transportés en hemin de fer (7° corps, quatre divisions de réserve et peut-être un utre corps d’armée actif) est groupé du 27 août au 2 septembre.
Ce groupement sera prêt à passer à l’offensive en direction générale Saint-Pol-Arras ou Arras-Bapaume ;
2° L'armée W (brilannique) en arrière de la Somme, de Bray-sursomme à Ham, prête à se porter soit vers le nord sur Bertincourt, soit vers l’est sur le Catelet ;
80 La 5° armée aura le gros de ses forces dans la région de Vermand- Saint-Quentin-Moy (front offensif) pour déboucher en direction générale de Bohain ; sa droite tenant la ligne la Fère-Laon-Craonne-Saint- Erme ;
9 4 armée. En arrière de l’Aisne, sur le front Guignicourt-Vouziers
* | "? ea, 12 LA BATAILLE DE LA MARNE
ou, en cas d’impossibilité, sur ie front Berry- au-Bac-Reims-Montagn x de Reims, en se réservant toujours les moyens de prendre l'offensive : face au nord ;
100 3e armée. Appuyant sa droite à la place de Verdun et sa gauche au défilé de Grandpré ou à Varennes-Sainte-Menehould ;
11° Toutes les positions indiquées devront être organisées avec le à plus grand soin, de manière à pouvoir offrir le maximum de résistance à l’ennemi ; |
120 Les 17° et 2° armées continueront à maintenir les forces ennemies | qui leur sont opposées. En cas de repli forcé, elles auront comme zone d'action :
2e armée. Entre la route Frouard-Toul-Vaucouleurs incluse et la route Bayon-Charmes-Mirecourt-Vittel-Clefmont incluse.
1re armée. Au sud de la route Châtel-Dompaire-Lamarche-Montignyle-Roi (inclus).
Le général commandant en chef, Signé : JOFFRE.
P. A. Le général, major général,
Signé : BELIN.
Et voici, par contre, le document allemand, prescrivant la manœuvre initiale sur Paris :
28 août (soir).
Les Français se trouvent, au moins avec leur groupe du nord et du centre, en pleine retraite en direction sud-ouest et ouest, par conséquent sur Paris.
Ils offriront probablement au cours de cette retraite une nouvelle résistance acharnée. Toutes les nouvelles venant de France confirment qu’on lutte pour gagner du temps, qu’il s’agit de fixer la plus grande partie des forces allemandes devant le front français pour faciliter une offensive des Russes.
Il importe, par une rapide avance de l’armée allemande sur Paris, de ne laisser aucun repos à l’armée française, d'empêcher de nouvelles formations et d’enlever au pays la plus grande partie possible de ses moyens de lutte.
Sa Majesté ordonne la marche en avant de l’armée allemande sur Paris.
La Ire armée, avec le Ile corps de cavalerie qui lui est rattaché, marchera à l’ouest de l'Oise vers la Basse-Seine. Elle devra être prête à intervenir dans le combat de la Ile armée, C’est à elle qu’incombe en outre la couverture du flanc de l’armée.
La Ile armée, avec le Ier corps de cavalerie qui lui est rattaché, par la ligne la Fère-Laon, marchera sur Paris. Le Ier corps de cavalerie éclairera devant le front de la Ile et de la IIIe armée.
La IIIe armée continuera sa marche en avant au delà de la ligne Laon-Guignicourt sur Château-Thierry.
La IVe armée marchera par Reims sur Épernay.
Le IVe corps de cavalerie, placé sous les ordres de la Ve armée, rendra compte également à la IVe armée.
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La Ve armée avance par la ligne Châlons-Vitry-le-François. Elle
2 devra, par des échelonnements à gauche et en arrière, assurer la cou-
verture du flanc de l’armée jusqu’à ce que la VIS armée puisse la prendre
. à son compte à l’ouest de la Meuse. Verdun devra être investi.
La Vie armée avec la VIIe armée et le IIIe corps de cavalerie devront, tout d’abord, en union avec Metz, empêcher une pénétration de l’ennemi en Lorraine et en Haute-Alsace. Si l’ennemi recule, la VIS armée devra, avec le IIIe corps de cavalerie placé sous ses ordres, franchir la Moselle entre Toul et Épinal et prendre la direction générale de Neufchâteau. Dès lors, la couverture du flanc gauche de l’armée lui incom-
berait.
La VII armée demeure pour le moment placée sous le commandement de la VIe armée. Quand celle-ci aura franchi la Moselle, la VII armée redeviendra autonome. Son rôle sera alors d'empêcher une avance de l'ennemi entre Épinal et la frontière suisse.
Une forte résistance opposée sur l’Aisne et plus tard sur la Marne peut rendre indispensable un redressement du sud-ouest en direction sud. L’avance la plus rapide possible est ardemment désirée, afin de ne pas laisser aux Français le temps de se réorganiser et d’offrir une sérieuse résistance.
Toute révolte populaire devra être étouffée dans son germe (1).
Et voici, maintenant, les documents allemands marquant l’hésitation et finalement le changement d’objectif :
30 août, 9 h. 55 soir.
La IIIe armée, obliquant vers le sud sur l’Aisne, avance par Rethel- Semoy et poursuivra Sa marche en direction sud.
Les mouvements exécutés par les Ire et IIe armées sur leur propre initiative sont conformes aux vues du G. Q. G.
Agir de concert avec la IIIe armée, aile gauche de la Ile armée à peu près en direction de Reims.
31 août, 8 h. 25 soir,
Il est demandé instamment aux IIIe et IVe armées, en coopération avec la Ve armée, de continuer la marche en avant sans arrêt, car la Ve armée combat péniblement aux passages de la Meuse.
1°7 septembre, 2 h. 80 soir.
IIIe, IVe et Ve armées en grave combat contre forces ennemies supérieures. Aile droite de la III* armée près Château-Porcien, sur l’Aisne.
Avancer aile gauche de la 11e armée. Si possible, intervention aujourd'hui même avec cavalerie ëèmpérieusément souhaitée.
(1) Publié par le général VON FRANÇOIS, Marneschlacht und Tannenberg, p. 96.
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I1 suffit de lire ces textes pour remarquer que le commandement
z allemand agit désormais sous l'influence de la manœuvre de Joffre. 14
, . * . Là LA » L 4 Joffre, par contre, a décidé la retraite et préparé l'offensive
prochaine. Tâchons de découvrir les raisons qui ont déterminé,
dans son espril, le terrain et l'heure, car rien de tout cela n "est :
dû au hasard ni à des inspirations extérieures.
L'esprit du chef voit les ensembles ; s’il n’apercevait que certains cas particuliers ou s’il se laissait dominer par des préoccupations locales, quelle que soit leur importance, son équilibre serait
rompu. Les armées de l’ouest ne sont pas seules en cause ; toutes
les forces de Joffre sont déployées à la fois sur le vaste front qui
s'étend de l’Ourcq aux Vosges, et c’est parce que le chef pense à toutes simultanément que le terrain et l’heure s'imposent en
quelque sorte à lui et qu’il les combine avec sa manœuvre.
La retraite, la défense de Paris, les mouvements par les lignes intérieures, l’arrivée des renforts, des munitions et des approvisionnements, les lignes géographiques, les données morales et politiques et, par-dessus tout, la liaison des armées, tout est pesé
à la fois : toutes ces considérations assaillent l'esprit du chef pour : P P
la minute unique où la main sera mise sur la manette et le mouvement déclenché (1).
Le bond que l’armée française doit faire en arrière dépess à la fois d’un principe et d’une nécessité militaires : c’est qu’à une troupe en échec, il faut laisser le temps et l’espace convenables pour qu’elle puisse reprendre haleine, se refaire et surtout regagner l'entière liberté de ses mouvements.
Joffre a donc lancé son Instruction générale du 25 août, qui est un ordre de « décrochement » avec, pour objectif, un rétablisse-
ment en vue de Ja reprise de l’offensive. Il recule. Mais est-ce uni-
quement pour reculer? Va-t-il reculer, comme on l’a dit amèrement, « jusqu'aux Pyrénées, jusqu’à Rivesaltes »? Dans un ordre du 31 août à la 4€ armée, il précisera lui-même : « Ce mouvement de repli prépare les opérations ultérieures. Il faut que tout le monde le sache et ne croie pas à une retraite forcée. »
Les limites du recul sont donc « conditionnées » par deux considérations de simple bon sens et qui, par conséquent, se rencontrent avec les principes napoléoniens : assurer les communications, assurer les liaisons. Tant que l’ennemi pourra surprendre les
(1) Pour ces importantes préparations de la bataille de la Marne, c’est-à-dire la grande retraite des armées françaises et l’avance des armées amas voir les tomes VII et VIII de l'Histoire {llustrée de a guerre de 1914.
ls |.
communications, le lieu n’est pas sûr, et tant que les liaisons ne sont pas parfaitement établies, la force ne peut pas donner son maximum d’effet.
Il est vrai qu’une autre considération d’un grand poids peut faire pencher la balance : le sort de Paris. Dans un camp comme dans l’autre, on sait que la prise de la capitale française aurait quelque chance de précipiter l’issue de la guerre. L'empereur Guillaume et Moltke ont donné, le 28 août au soir, l’ordre pour « la marche en avant de l’armée allemande sur Paris », et Joffre partage, cela n’est pas douteux, l'angoisse qui étreint l’âme de tous les Français. Cette considération amène le général en chef à envisager d’abord un recul aussi limité que possible. L’Instruction du 25 août prévoit, en effet, une offensive sur la ligne le Cateletla Fère-Laon-Berry-au-Bac-Reims-Montagne de Reims-Sainte- Menehould-Verdun. La ligne ainsi déterminée était, en somme, celle sur laquelle devait s’engager la primitive bataille des Frontières ; on s’appuyait sur le massif de Lassigny-Roye, sur le massif de Saint-Gobain et sur le massif de la Montagne de Reims, c’està-dire sur le véritable boulevard de Paris qui, ainsi, eût été sauvé. La bataille dont il s’agit devait être déclenchée au plus tard le 2 septembre, par une manœuvre de flanc que, dès le 27 août, une instruction remise par Joffre à Maunoury à Vitry précisait ainsi : « La reprise de l’offensive commencerait par la 6 armée dans la direction générale du nord-est. »
Malheureusement, le projet inscrit dans l’Instruction générale du 25 août dut être modifié. En deux mots, voici les raisons de ce changement : l’armée n’était pas en place à la date prescrite et le général en chef ne se sentait assuré ni de ses communications ni de ses liaisons. |
Les communications sont encore exposées des deux côtés, à gauche et à droite : en effet, à gauche, l’armée von Kluck a pris de l’avance, grâce à ses marches prodigieuses. A l’heure où les armées alliées auraient dû se caler sur les massifs de Lassigny- Saint-Gobain, ces massifs étaient déjà tournés. La cavalerie de von Richthofen atteignait Noyon le 30 août, alors que Lanrezac était encore accroché devant Guise. Les gros de l’armée von Kluck, débouchant de Péronne, faisaient plier l’armée Maunoury, à Proyart, le 29; la cavalerie de von der Marwitz atteignait Roye le 30. Mais ce qui est plus grave, à cette même date, l’armée britannique avait abandonné précisément le massif Lassigny-Roye et quittait même le massif de Saint-Gobain. Le mouvement tournant dont von Kluck a pris lui-même l'initiative le 29 août
16 LA BATAILLE DE LA MARNE To
et qui vient d’être approuvé par Moltke est une menace instante
Il en est de même sur l’autre aile : si Dubail et Castelna avaient arrêté l'ennemi à la trouée de Charmes le 25, celui-c reprenait, les 28 et 29, sa marche par la Mortagne marche ayant pour objectif la trouée de Neufchâteau.
Quelle eût été la situation de l’armée française si elle fût restée accrochée en avant de la Fère et de Laon, tandis que von Kluel eût débouché sur son flanc gauche par Compiègne-Soissons et que von Heeringen eût débouché sur son flanc droit par Mirecourt e Neufchâteau (1)? La manœuvre de la «tenaille » réussissait en plein la grande armée de Joffre eût été étranglée ou étouffée à moins que pour échapper, elle ne reculât, en désordre, bien au delà de Paris
L'état des liaisons est plus précaire encore : à l’heure où l’armée Lanrezac aborde, dans sa retraite, la région de l'Oise qui lui per: mettrait de se caler sur le massif de la Fère-Laon, © 2st-à-dire vers le 28-29 août, d’une part l’armée Maunoury qui doit forme l'extrême gauche de l'offensive prévue arrive à peine sur le ter. rain. Cette armée n’est pas constituée. Il faudra plusieurs jours au 4€ corps, qui va lui être assigné comme renfort, pour traverser l’Argonne, s’embarquer et venir la rejoindre sous Paris.
L’articulation principale de toute la manœuvre était confiée à l’armée britannique : or, l’armée britannique est en pleine retraite, résolue à ne reprendre sa place sur le front que quand elle aura reconstitué ses éléments et quand elle sera assurée d'échapper à l’enveloppement de l'ennemi.
Les autres armées ne sont pas non plus dans la position prévue : l’armée Langle de Cary est arrêtée sur la Meuse et l’armée Ruffey est en avant de Verdun.
L’offensive projetée ne serait réalisable que si tout le monde était bien en ligne : tout au contraire, le front fait un immense zigzag ; la retraite extrêmement rapide de l’armée britannique a créé une poche qui laisse à découvert le flanc de l’armée Lanrezac et c’est l’heure où l’armée von Kluck va faire le possible et l’impossible pour profiter de cette circonstance.
(1) C’est bien ce qu’escomptaient les généraux allemands : von Kluck dit, en effet, dans son Mémoire : « L’Oberkommando de la Ir armée n’avait aucune connaissance des conditions difficiles qui arrêtaient les VIe et VII° armées à l'est de la Moselle et qui donnaient à l’adversaire la liberté de mouvement; la tra. versée de la Marne par la Ir armée en masse ne serait jamais venue en question si on avait eu une connaissance exacte de cette situation. » Au sujet de cette ignorance des faits qui se passent dans l’est, rappelons le radio allemand du 27 août, cité pour la première fois dans l'Histoire illustrée de la guerre, qui, après la bataille de la Trouée de Charmes, prescrivait : « A aucun prix, ne révéler à nos armées de l’ouest l'échec de no armées de l’est, »
Le RAT se pose donc d’une façon toute différente de ce qui avait été prévu : il s’agit, non pas de sauver une position, si importante soit-elle, il s’agit de dégager et de sauver l’armée ellemême. Et encore, il faut se hâter ; il n’y a pas une minute à perdre.
C’est ainsi que Joffre est amené, pendant qu’il en est temps encore, à donner à Lanrezac l’ordre d’attaquer à Guise-Saint- Quentin pendant que l’armée Bülow défile devant lui et tandis que Maunoury peut encore frapper un coup à Proyart. Cette bataille et ce combat obtiennent, du moins, un premier résultat : ils dégagent le front français et couvrent le front britannique ; en un mot, ils font avorter la tentative de mouvement tournant. Mais c’est tout ce qu’on pouvait en attendre. Simples engagements en coups de boutoir ils ne devaient, à aucun prix, amorcer une bataille générale, qui se fût produite dans les plus mauvaises conditions.
Cependant, le massif de Lassigny-Roye, le massif de Saint- Gobain étaient perdus ; ce boulevard de Paris était abandonné, ne fût-ce que par la retraite de l’armée britannique. La bataille projetée pour le défendre, la bataille de l’Instruction générale du 25 août, n’avait plus lieu.
Quelles dispositions nouvelles le commandement en chef allait-il prendre? Quel terrain allait-il choisir ?
Il existait, dans la doctrine militaire française, une tradition remontant aux premières années qui avaient suivi la guerre de 1870-71, alors qu’on déplorait les funestes conséquences du siège . de Paris : le commandant du génie Ferron, qui devint ministre de la Guerre de 1887 à 1889, avait préconisé, dans ses Considérations sur le système défensif de la France, au cas où la frontière serait abordée par la Belgique, une retraite vers le sud protégée par la ligne des Vosges. Vers le sud et non vers Paris. Le général von Cummerer, dans son Évolution de la stratégie au dix-neuvième siècle publiée en 1904, avait remis en lumière l’idée du commandant Ferron et concluait ainsi : « Diriger la retraite vers le sud, c’est le moyen le plus efficace de couvrir Paris contre le danger de vour les forces principales de l'ennemi paraître devant ses murs.» Cela revient à dire, une fois de plus, que les places fortes ne sont bien défendues que par les armées qui tiennent la campagne à proximité.
Ici se dégage le véritable trait de génie — et de caractère — qui va décider du sort de la campagne : Joffre, ayant, grâce au coup de boutoir de Guise, échappé à l’encerclement, au lieu de se replier sur Paris, prend son parti et se dérobe vers le sud.