‹ La bataille de la Marne (volume 2)Chapitre 76 sur 90 · LE · texte numérisé non relu

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€ t à Châtel. Rabald : :en à cédant un peu de terrain, le 7, entre les deux | thes, il a pu tee l’arrivée du 21€ corps qui va permettre monter l’offensive pour le 8 au matin. Nous avons vu le 12e corps néral Roques) s’engager, lui aussi, autour de Huiron et Courpou et venir en aide, non seulement au 17€ corps, mais à la division de cavalerie du général de l’Espée.

FA la fin de la retraite, le 12e corps, dont une partie très fatiguée boat été transportée par voie ferrée, avait été distribué en trois g NM sur une profondeur de 25 kilomètres le long de la 4 ligne du chemin de fer. Le premier groupement était à Châtelss et Frignicourt, par conséquent à cheval sur la Marne, sous s ordres du général Descoings. Le deuxième groupement, comp enant le gros des troupes qui avait fait mouvement, le 5 au “soir, par voie de terre, avait cantonné dans la région de Brandon- “illers, Margerie-Hancourt, sur la rive gauche; il était sous les ordres du général Masnou. Et le troisième groupement, sous les ordres du général Dubois, ayant fait mouvement par voie ferrée,

était venu cantonner ee la région de Lesmont, sur la rive nr de l'Aube.

. Dans la journée du 6, le corps s’était arrêté et reporté vers le nord et par les combats rs autour de Courdemanges et Huiron,

l'élan de l'offensive allemande avait été brisé. Le 7, à 11 ÉoHRie GC ourdemanges était repris. Dans l’après-midi, le général Des- “coings a remarqué, comme ses voisins, Guillaumat et Alby, qu’un é -mouvement de retraite de l’ennemi se produit qui découvre Courdemanges, Blacy, Frignicourt. Les batteries ennemies semblent avoir le dessous et changent leurs positions. Tous ces faits, observés -du camp français, sont confirmés par la lecture des documents “allemands. À 14 h. 30, le général Descoings a signalé que la situation est bonne. Nous avons dit les emplacements du 12e corps autour de Huiron-Courdemanges pour la nuit du 7 au 8. On est “autorisé à penser que les événements vont prendre une face nou- …velle dans la journée du 8, car le 21€ corps est arrivé.

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» Mais, au corps colonial, combattant devant le gros de l’armée du ou de Wurtemberg, les choses ne se présentent pas tout à fait de même façon. Ici, comme devant la 9% armée, le ciel se dégage nos tandis qu il s’assombrit à l’est. Le corps colonial (général M perebvre, quartier général à Saint-Remy-en-Bouzemont) avait, à 5 au soir, sa liaison avec le 12€ corps sur la rive gauche de la Marne, à Blaize-sous-Arzillières. Il occupait, à ce moment, par sa “2e division (général Leblois), une ligne Blaise-sous- Aliires: sur

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la rive gauche, Frignicourt sur la rive droite et Villotte ; cette dix ision était donc à cheval sur la voie ferrée et sur la Marne. Quant à la 3 division (général Leblond), elle tenait le nord du canal; la 5e brigade (général Goullet), occupait une ligne Villotte exclu-" fermes de Tournay, les gros étant entre Écriennes et Goncourt. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la carte pour s’apercevoir que le corps colonial est dans une encoignure des plus difficiles, serré entre la voie ferrée, le canal et la rivière. S’il perd pied et s’il se. laisse pousser sur la route de Saint-Dizier, les liaisons intérieures de l’armée de Langle de Cary peuvent être gravement compromises. | Le 5 à 16 heures, le corps colonial a reçu avis que l’ordre d’opérations n° 40, prescrivant la continuation de la retraite, était annulé ; et, aussitôt, arrive l’ordre d'opérations n° 41 portant de. résister à l'ennemi et de lui disputer les débouchés au sud du canal de la Marne au Rhin. 4 D'autre part, l’armée du due de Wurtemberg se conforme à | l’Instruction générale de Moltke lui prescrivant de s'ouvrir le chemin coûte que coûte, vers le sud, c’est-à-dire vers Vassy. Il est à remarquer que, sur ce point, la ligne occupée par les deux armées qui se font face forme un coude ou, plus exactement, une poche, de telle sorte que les corps allemands, rien qu’en se por- | tant en avant, se serrent et se consolident mutuellement, tandis que les corps français ont une tendance à se disperser et à se disjoindre. 1 Dès la pointe du jour, le 6, les Allemands attaquent sur tout le « front. Les deux offensives vont donc s’enferrer, ici encore. Tandis. que le VIII corps de réserve (général von Egloffstein) se dévelop-. pait autour de Vitry-le-François et avait affaire, comme nous l'avons dit, au 12€ corps français, le XVIIIe corps allemand (général … von Schenck) avançait de front vers la ligne Étrepy-Pargny-Sermaize ; le 116€ et le 87e à Pargny, le 88e à Hailtz-le-Maurupt, le 81€ à Étrepy, le 1152 à Sermaize ; le 1182 formait, à Revigny, la liaison. avec l’armée du kronprinz. La 21e brigade d’artillerie tirait d'Étrepy-Heiltz, le 61e d'artillerie de Villers-le-Sec (1). Étrepy tombe. Les Allemands attaquent entre Brusson et Frignicourt. . Ils franchissent la voie ferrée près de Marolles et pénètrent dans Luxémont et Villotte. L’artillerie du corps colonial, installée au sud du canal, les laisse sortir du bois, puis les prend sous son feu et les force à se replier. « Trois fois les masses enne-«

(1) BIRCHER, p. 212.

Dies “ M cn jui DE VITRY-LE-FRANÇOIS-SERNAIZE 295 : Ÿs al

mi . de déboucher, trois fois elles sont fauchées (1). »

. La 5e brigade (général Goullet) est un peu isolée en raison de cette forme du terrain qui l’éloigne du 2 corps ; elle reçoit peu d'appui de ce côté. Cependant, elle réattaque sur Villotte et réussit pee ns la matinée à progresser. Au milieu de la journée, la 5€ brigade est violemment ss à partie sur Vauclerc. « Un combat terrible et “disproportionné s'engage. Les Allemands cherchent à percer notre cer re, en profitant des couverts que leur offrent les abords du r canal. » Deux bataillons envoyés en renfort entre la ferme Tournay et Vauclerc permettent à la 5° brigade de s’accrocher au terrain tout l’après-midi. À la fin de la journée du 6, c’est au prix de | pertes importantes qu’elle réussit à se maintenir au nord du canal, criennes et à la cote 122. Mais sa situation est des plus critiques. Un nouveau progrès de l’ennemi et elle est jetée dans la Lu vière. ù - Le général Lefebvre, commandant le corps colonial, décide, . dans la soirée, de relever la 5° brigade par le groupement Guérin entre Vauclerc et le canal et par la brigade Lejaille du 2 corps - vers Favresse. En même temps, pour dégager sa droite en danger, * il demande au général de Langle de Cary de faire prononcer, par le 2° corps, une offensive vigoureuse au sud de Favresse et des fermes Tournay.

De Langle de Cary ordonne au corps colonial de se retrancher st de se faire tuer sur place, mais de ne plus perdre un pouce de terrain. Des tranchées sont organisées, en effet, dans la nuit du 6 ‘au 7. Et, selon la volonté exprimée par le commandement, le corps e tient sans rompre d’une semelle.

…. Le combat se poursuit dans la journée du 7 septembre : la 28 divi- | po: (général Leblois) lutte de Blaize-sous-Arzillières à Goncourt. à groupement Guérin, avec trois groupes d'artillerie du corps, a Race la 5e Deisade et tient le front Matignicourt-Goncourt- Ke Thiéblemont- -Farémont. D'ailleurs, le 2e corps se déploie sur la - droite. La 3e division (général PS et la 5€ brigade (Goullet) sont installées en seconde ligne, prêtes à relever le combat si l’en- 1 nemi essaye de poursuivre sa progression.

4 Mais celle-ci semble arrêtée. Les Rhénans du « margrave Karl » avaient d’abord avancé sur la route Brusson-Favresse et, après Révoir franchi la voie ferrée, se portaient sur la ferme Nuisement et . Thiéblemont- -Farémont. Mais l'artillerie du corps colonial, ins-

“ (1) La 3% division coloniale dans la Grande Guerre, par le général PuyrÉROuUx Rp. 21.

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tallée, comme il vient d’être dit, à Métigaibourt et cote Rés les! sur place. Le régiment allemand en est réduit, lui aussi, à se retra cher au nord de la ferme Nuisement. Mais, comme il n’a pas € Re tils, il est obligé d’en emprunter au corps voisin. 4

Ce détail suffit pour établir que la bataille a tourné de ce côté, dès le 7 après-midi, contrairement aux vues du haut commande:ment. Il pensait que son armée n’avait qu’à marcher droit au sud et il la voyait franchir allégrement les 80 kilomètres qui la séparent de la Haute-Moselle ; l'ennemi céderait le terrain presque san: combattre. Les troupes n’avaient même pas d’outils pour se fortifier : donc on ne prévoyait nullement qu’on pourrait être dans la nécessité de se tenir sur la défensive. Et voilà, qu’à peine déclenchée, l'offensive est arrêtée : on allègue la violence des attaques du corps colonial « renforcé de six bataillons du 12e corps », on parle toujours des effets surprenants de l'artillerie française et des « tirs repérés » du camp de Mailly. En fait, dans les deux camps, une surprise se produit en sens différent de ce qui avait été prévu de. part et d’autre. Les Allemands au lieu d'avancer s’arrêtent ; et les. lourdes pertes qu’a subies le corps colonial, obligé de garder encore" une attitude défensive, surprennent cette troupe d’élite. En somme, la journée du 7 se termine sur une hésitation réciproque. De l’ouest. à l’est, la situation est, comme on dit, entre chien et loup. |

Au 2 corps, plus à l’est, elle est plus mauvaise encore : c’est la. nuit obscure : de ce côté, le duc de Wurtemberg avait pu croire, ur instant, que la « progression inébranlable » était en bonne voie r ARR

Le 2e corps (général Gérard), très fatigué à la fin de la retraite | avait obtenu du général de Langle de Cary l'autorisation de reporter ses arrière-gardes au sud de l’Ornain, quand, le 5 au soir, l’ordre de” suspendre la retraite lui parvint. Pour le 6, l’ordre n° 41 prescrit, que l’armée fera tête à l'ennemi en vue de lui disputer les débouchés sud du canal de la Marne au Rhin. Le 2e corps doit opérer à l’est” de la ligne générale Brusson-Arrigny inclus. Ses gros seront réunis. avant 6 heures dans la région Thiéblemont-Farémont-Heitz-le- Hutier-Orconte. Il aura un détachement avec de l'artillerie à Sermaize (liaison avec le 5€ corps d'armée). ‘à

En exécution de ces instructions, le général Gérard ne laisse à. Sermaize que six compagnies du 120€ et un groupe de canons de 75; les six autres compagnies sont un peu en arrière à Cheminon. Une“ brigade (brigade Lejaille) se porte immédiatement sur Thiéble-. mont-Farémont, Heiltz-le-Hutier, avec des avant-gardes à Haussi-"

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