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l'ennemi de passer au sud de la ligne Brusson-le-Buisson-B gn court-Étrepy ; on se disposera entre Haussignémont et THE mont en rassemblement articulé, de façon à appuyer éventuelle ment l’offensive de la 7€ brigade. L’artillerie battra l’Ajot (fermé Pargny, Étrepy et contrebattra l'artillerie allemande à He g. Maurupt et Villers-le-Sec. C’est encore le combat pour la voie ferrée. Or, l'ennemi l’a franchie sur plusieurs points.
L'attatue de la 7 brigade (91e et 147€ régiments) s’est dé chée à partir de 8 h. 45. À 11 heures, le général Lejaille fait connaître qu’elle progresse, quoique gênée par une artillerie lourde allemande qui doit se trouver entre Vitry-le-François et Marolles Il est midi. À gauche, le corps colonial a plié et s’est retranché ; À droite, le 5€ corps a reculé et s’est retranché. On dirait que la fortune des armes hésite devant le 2e corps. C’est là, en effet, que la manœuvre ennemie s’est prononcée et, ayant à faire son principal effort entre l’ouest et l’est, a choisi l’est. Comment en: être assuré, cependant, puisque la bataille fait rage des deux. côtés ?
Le général Joffre, attentif vers la trouée de Revigny comme ve la trouée de Mailly, a avisé Sarrail le matin que Langle de Ce tenait Sermaize et avait l’ordre de ne pas l’abandonner. Or, à midi, le 2e corps reçoit un ordre de la 4e armée : il y est dit que le 21° corp vient d’arriver et qu’il prononcera, le lendemain 8, un effort décis contre la droite ennemie, c’est-à-dire à l’ouest. Pour le succès À cette manœuvre, il est nécessaire de maintenir, à tout prix, l’intégrité du front. Dans ce but, le 2e corps, continuant à resserrer son dispositif sur sa gauche, appuiera de toutes ses forces le cor x colonial, au besoin en contre-attaquant. Donc, c’est toujours de l’ouest que tout dépend. Au fond, le succès de la bataille vient de là en effet ; mais si l’on crève sur l’est, à Sermaize ? =.
Car, téndis que l’on se préoccupe presque uniquement de l’ouest, des tait impressionnants frappent à la porte, vers l’est. ee
À 15 h. 30, attaque de la 7 brigade sur Vauclerc est en progrès, mais elle aurait besoin d’être appuyée par l'artillerie lourde du 12e corps battant l’artillerie lourde allemande installée sur le qua militaire de Vitry-le-François et de Marolles. Le front Dompréiil Maurupt-le-Montoy continue à tenir. En somme, la résistance, française ne se laisse pas arracher à la voie ferrée. Il n’en est pas as de même à l’est. Pargny-sur-Saulx est violemment attaqué. L'Ajot” (ferme) est pris : les Allemands, il est vrai, ne peuvent en ous Enfin, très violemment attaquée par le XVIII corps (von Schenck) à Sermaize, la 87e brigade a dû abandonner le village, occuper es
x 4. er Là mavatius : DE VITRY-LE-FRANÇOIS-SERNAIZE 301
r'< pur et combattre pied à pied près de la lisière du bois
Deer inirt -Étrepy. En somme, il est toujours ontenu à l’ouest, au nord de l’Ornain, sauf SRE avancées À la: voie ferrée. On finit, sans doute, par admettre que son bte # e du côté de Vitry n’est qu’une manœuvre de pivot. Car, a heures, le général de Langle de Cary, se conformant aux >s du général Joffre, fait dire : « Veillez à l’est. Maintenez votre Dent de Sermaize en vue de couvrir votre droite et assurez votre liaison avec la 3€ armée. » Enfin, on a repéré le caractère et l’objectif de la « progression inébranlable ». Elle marche vers l’est.
Le général Gérard répond que, pour permettre le mouvement prescrit, il est indispensable que la 3 armée (Sarrail) occupe, dès le 8 au matin, le massif Sermaize-Trois-Fontaines : car le 2e corps est rès pressé à Sermaize. Cela veut dire que le 2€ corps demande de appui au 5 corps et à l’armée Sarrail. Mais que pourra faire le 5e corps, en un mot, que pourra faire l’est si c’est lui qui est attaqué ?
- On maintient les ordres à la 3 division de garder coûte que où e le front Favresse-le Montoy. Et voilà qu’on apprend que si de la 7 brigade a été arrêtée sur le front Écriennes-
esse. Mauvaise fin de journée !
e du duc de Wurtemberg le 6 et le 7 septembre. : L'empereur rentre à Luxembourg.
€ Il faut essayer de discerner comment, dans le camp allemand, Jest-à-dire à l’état-major du duc de Wurtemberg, on appréciait la situation, précisément le 7 au soir, après les deux premières journées de la « ie inébranlable ».
… Rappelons, qu’à ce moment, on n’était pas des plus satisfaits à l’a rmée von Hausen, puisque ce général en était venu à donner, le 8, l’ordre d'attaquer l'artillerie française à la baïonnette. Rappelons encore, qu’au VIII corps (qui appartient à l’armée du e de Wurtemberg) on n’était pas satisfait davantage, puisque le général von Tschepe und Weidenbach lance sa fameuse proelanation annonçant à ses troupes que la journée du 8 septembre doit e décisive. = Cependant le commandant en chef de la IVe armée, duc de
Wurtemberg, ne paraît pas partager ces sentiments plutôt pessi-
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mistes. Le but de sa manœuvre, conforme aux ordres qu'il a reçuël est de combattre face au sud-est et d'appuyer de ce côté l’offensive du kronprinz. Or, il n’a pas trop à se plaindre s’il considère les résul: tats obtenus par ses corps de gauche combattant pour cet objectif Stegemann, écho du grand quartier général, dépeint en termes enthousiastes les succès du duc de Wurtemberg. Il écrit :
L'armée du duc de Wurtemberg avait avancé par une indomptable pression (c’est le mot même des instructions officielles) sur Vitry-Ser-. maize. Le 6 septembre, les Allemands se jetèrent sur l’ennemi qui s'était disposé à prendre lui-même l'offensive. La surprise fut terrible au 2e corps du général Gérard ; il fut si violemment attaqué qu’il eut beaucoup de peine à se maintenir. Le corps colonial et le 12e corps. (général Roques) furent ébranlés par le choc et ne purent exécuter l'offensive que Joffre avait attendue de la 4° armée. Le 7 septembre, les Rheinlander avaient pénétré dans Vitry-le-François et les Allemands avaient le dessus sur Gérard ; ils avaient traversé Heitz-le-Maurupt et, le soir du même jour, ils avaient assailli un point des plus importants, Sermaize. L’armée du duc Albert était en possession de la ligne de l’Ornain et de la ligne longeant le canal de la Marne au Rhin. Si l’on eût pu disposer de quelques divisions de cavalerie pour balayer la division du général de l’Espée, La grande bataille de la Marne" aurait tourné en faveur des Allemands.
On voit quelle est l’importance de cette bataille du centre. | C’est l’espoir suprême, la suprême pensée.
Si ces espoirs avaient été réellement conçus dans les états-majors, il fallut bientôt en rabattre. En tout cas, les documents émanant directement des corps combattants sont loin d’être aussi opti-. mistes. Voici, d’abord, un fait et une appréciation dont on recon-« naîtra la portée décisive ; ils nous sont transmis par l’exposé du. général Baumgarten-Crusius :
A midi, le 7 septembre, des officiers du grand quartier général étaient arrivés au quartier général de la IIIe armée et avaient fait part que S. M. l’empereur s'était arrêté à Suippes et qu’il avait l’intention de venir à Châlons pour remercier tout spécialement le général von Hausen pour les grands services et les succès de la ITIe armée, les jours précédents. On ajoutait que l’empereur projetait de coucher, le 7 septembre. au soir, à Châlons pour se rendre, le 8 septembre, à la IIe armée. Or, l'officier d’état-major de la IIIe armée, envoyé sur cette nouvelle à S. M. l’empereur, fit un exposé de la situation de la IIIe armée et se permit de remarquer que, pour des raisons de sécurité, il ne semblait. pas à conseiller de passer la nuit du 7 au 8 à Châlons. Là-dessus S. M. l’empereur retourna à Luxembourg.
Est-ce clair? L'empereur n’était pas en sécurité, même à Châ-. lons. On ne voulait à aucun prix de lui sur ce front. Or, si on eût