LA BATAILLE DE VITRY-LE-F FRANÇOIS-SERMAIZE
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1 Le ; sentiment d’un succès de Patate du duc de Wurtemberg, Duttet ent eût-on exprimé de telles craintes pour Châlons que préciment cette armée protégeait ? Il résulte de cet incident que déjà dée d’une retraite, au moins jusqu’à Châlons, germait dans la pensée de l’un des chefs qui combattaient sur les Jieux. L’empereur pe e se le fit pas dire deux fois et l’on n’entendit plus parler de lui, Doi dans l’un que dans l’autre des états-majors.
2 Dans une note qui paraît exacte, le même écrivain militaire, dieux informé que quiconque, rend compte du jugement porté, ième dans le camp allemand, sur les combats des deux quatrièmes mées, le 6 et le 7 tu
| L'armée du duc de Wurtemberg entra dans le combat, le 6 septembre, à gauche de la IIIe armée allemande pour progresser offensivelent vers le sud au delà de l’Ornain, de Courdemanges à Revigny. pr elle, autour de la voie ferrée Sompuis-Courdemanges-Blesmesermaize, se trouvait l’inébranlable 4e armée française... (mot qui, enu d’un adversaire, doit être recueilli à l’honneur du général de Bangle de Cary et de ceux qu’il commandait). La résistance violente e l'ennemi contre l’ attaque de la IVe armée portée sur tout son front | ot la marche en avant constatée à midi d’une division venant du sud à 12 kilomètres de Vitry (il s’agit probablement d’une division du 21° corps) commença à donner une autre opinion de l’ennemi. Cependant, on franchit l’Ornain sur tout le front. A l’aile gauche de la IVe armée, le VIe corps remporta, à Revigny et Villers-aux-Vents, de
ifs succès (il s’agit des engagements contre l’armée Sarrail). La IVe armée continua l’attaque le 7 septembre. Toute la journée, une
ataille violente régna sur tout son front. L’aile droite avança en ombattant au delà du chemin de fer au sud-est de Vitry-le-François repoussa les contre-attaques du corps colonial. L’aile gauche de la > armée pénétra à Pargny et Sermaize de l’autre côté du canal.
a note diffère du tout au tout de celle de Stegemann.
s nombreux carnets de route abandonnés par les soldats du Fe Wurtemberg ne laissent pas non plus l’impression que les ccès remportés par la IVe armée aient été si remarqués des vain- JU uet s eux-mêmes. Voici l’un d’eux, parmi cent autres :
Je demandai au commandant Schmidt (du 88e régiment : XVIIIe corps) Jourquoi nous avions abandonné la ligne de chemin de fer. Schmidt le dit : « Tu as entendu dire que les Allemands se trouvaient avec luck, à 20 kilomètres de Paris. Mais, vois-tu, l'affaire est ratée et nous vons battre en retraite (le 7 septembre !). Si ça continue, nous n’aurons plus guère de monde, car nous subissons des pertes terribles. » Nous estions là sans ordre, attendant le moment d’être faits prisonniers... elques hommes commençaient à mettre leur mouchoir au haut du pour montrer qu’ils voulaient se rendre. Mais les Français ne s’y
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fiaient guère et répondaient généralement par une balle qui at le ign son but. Tout le monde était démoralisé. 1
Sont-ce bien là ces vainqueurs dont Stegemann vante les exploits Est-ce bien là cette armée qui va remporter la victoire?
La vérité paraît être la suivante : l’armée du duc de Wurten berg a ordre d’exécuter le fameux grand dessein de la « progressio inébranlable » substitué au non moins fameux programme de } « tenaille ». Mais, avant même d’être en ligne, elle est happée à gauche par la défaite de von Bülow ayant son contre-coup 8 l’armée von Hausen. Avec l’armée von Hausen, son corps de droit le VITE corps, est mis hors de combat, son VIII corps de réserw s’enterre dans les tranchées. Cependant, les deux corps de gauche commencent le mouvement pour la grande manœuvre : tandis qu le XVIII corps de réserve (von Steuben) paraît n’avoir eu qu'u rôle bien effacé, le XVIIIe corps (von Schenck) s'empare de Ser: maize, ce qui peut passer pour un succès. Aussi le chef de l’armé ne perd pas tout à fait confiance : il peut faire sonner ce succès local aux oreilles inquiètes du grand état-major. Il peut promettre encore et même espérer que ce succès n’est qu’un début et qu’or l’exploitera le lendemain. 4
Voilà pour les résultats tactiques. Mais, au point de vue strat, gique, c’est-à-dire au point de vue de la RUE manœuvre projetée par le haut commandement, où en est-on, bon Dieu? Il y a 80 kilo: mètres à franchir et, au prix de sacrifices inouïs, on n’en a même pas accompli quatre, on n’a même pas enlevé la voie ferrée, on m’e même pas atteint la ligne du canal donnée à l’armée comme lob: jectif le plus limité! 7
Comptera-t-on, à droite, sur von Hausen? Mais nous savons ce qu’il pense lui-même de la situation, il a déjà l’œil tourné vers Ch£ lons pour y chercher la route de la retraite. Comptera-t-on, 4 gauche, sur l’armée du kronprinz? Mais nous allons avoir à ex pli quer comment cette armée, selon les propres paroles de Baum garten-Crusius, avait, le 7 au soir, « l'intention d’attendre tou d’abord l’avance de la IVe armée »? Comptera-t-on, enfin, sur cetti armée elle-même? Mais nous venons de voir quelles sont ses dis positions après ces terribles épreuves : marches épuisantes, sur: prise de trouver l’offensive au lieu de la déroute ennemie, déce ption résultant du contraste entre la grandeur des promesses, vanteries d'état-major et la dure réalité. Au dire d’un carnet de route, les soldats ne se gênaient pas pour crier à haute voix devant les officiers : « Oui! vous avez chanté trop vite avec votré Paris
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avec | les jambes et le cœur de tels soldats que l’on peut 2 dre la grande randonnée de 80 kilomètres qui doit porter de
> du duc de Wurtemberg et l’armée du kronprinz jusque sur ME te-Moselle ? Croit- on toujours que les Français ne se défen-
wy ont donné à l’armée du duc de Wurtemberg la même leçon r’ont déjà reçue les armées von Kluck, von Bülow et von iusen : ils se défendent en attaquant, les cal La victoire . é pr ropage d’ouest en est et le soleil blanchit l’horizon : les Alle- ne nds qui combattent à l’est commencent eux-mêmes à s’en rcevoir. RS ) Souvenirs de guerre d’un sous-officier allemand, publiés par L.-P. ALAUX,
8e — Voir également, sur les combats de Sermaize, Maurupt et le Montoy, AR ANKENBERG und LuDwiIGSDORFF, Kampfund Sieg (Leipzig, 1916). :