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. de voitures est en marche sur la route de Fontaine-Armée à Molincourt
reconnaissance vers Fontaine-Armée où se trouve le général Matt La division est arrêtée. L’artillerie lourde allemande, établie sur } plateau à l’est de Montmirail, arrose le terrain systématiquement. U drachen-ballon, le premier que je vois, hors de portée pour nous, dirige les coups de cette artillerie avec précision. Les objectifs sont très nom breux. Des batteries de 75 sont à l’est de Fontaine-Armée ; une colonn:
Le général Mangin et son état-major, les commandants de régiments d'artillerie et leurs adjoints, les chevaux, tout cela forme des groupes nombreux et visibles du ballon à quelques mètres de la ligne d’infanterie
Les gros obus allemands tombent tantôt à droite, tantôt à gauche de la route, et il semble que, grâce aux yeux du ballon, ils ne von pas tarder à nous atteindre. L’un d’eux tombe, en effet, à une cinquan taine de mètres à peine du groupe où se trouve le général Mangin. Lés officiers le supplient de vouloir bien se porter un peu en arrière. Il fini par céder à leurs instances ; mais, après avoir porté son poste de com mandement à quelques centaines de mètres, le général s’arrête et dit en souriant : « Jusqu'ici, mais pas plus loin. »
L’artillerie allemande reste pour nous invisible et cause de graves pertes à la nôtre. Si le ballon était descendu, les mouvements devien draient plus faciles, l’artillerie allemande serait aveuglée. Mais il est à plus de 8 000 mètres. Une batterie de 75 voisine continue à tirer su le ballon. On creuse le sol pour augmenter l’angle de tir et la portées Un coup heureux fait disparaître le ballon : « C’est une division gagnée », dit avec raison le chef de corps (1).
À 18 heures, après la préparation d’artillerie qui s’est faite du haut du plateau de Montgobert, on pense que l’heure est arrivée de tâcher de pénétrer dans Montmirail. Les premiers éléments d'infanterie sont jetés en direction du pont. Le 129 revient trois: fois à la charge ; trois fois, il est repoussé. Le pont ne peut être enlevé. L’ennemi occupe des tranchées étagées formant une position très forte. Un des généraux écrit sur son carnet : « Que sera demain? Nous nous le demandons avec INQUIÉREES »
C’est qu’en effet, au fur et à mesure que l’on s’avance vers «4 le problème se complique. Évidemment, on n’a pas encore bien compris dans le camp français la Apr le disposition où la manœuvre de von Kluck et lobstination du grand quartier général allemand à attaquer sur les marais de Saint-Gond ont mis l’armée allemande tout entière. On ne peut croire qu’un mouveÿ ment en arrière si brusque fasse pendant en quelque sorte à un. mouvement en avant si brutal. Le coup de bascule est si déraisonnable qu’on ne peut le supposer ; et puisque l'offensive allemande se poursuit si acharnée à l’est, on craint qu’elle ne reprenne aussi d’une façon ou de l’autre à l’ouest.
(1) Carnet de route du général M...
ie ue DES DEUX MORINS A LA MARNE 55 44 RATE
rà Fe at, le terrain parie, les avions et les reconnaissances seignent. Il devient de plus en plus évident que le pays est libre devant l’armée britannique et devant la gauche de la 2 armée, tandis qu’il est garni de troupes et d’artillerie devant la d bite de cette même armée. En effet, c’est ici que Bülow a massé ses forces disponibles pour protéger et flanc-garder tout le reste de son armée et de la grande armée allemande.
Ces constatations de fait amènent le général Franchet d’Esperey à prendre des dispositions nouvelles pour la partie droite de sa manœuvre. Il se décide à redresser ses axes d'attaque pour ses deux D corps de droite EN DIRECTION DU NORD-EST à partir de la journée … du 8. Cela veut dire que le 4# corps (général Deligny), laissant à “ gauche l'objectif de Montmirail, devra marcher sur Montvinot, Fe e Doro -Montmirail, a ps Fontaine-au-Bron, tandis
er
Pour en revenir au 1% corps, on voit comment son rôle se dessine.
n a ordre d’envelopper en quelque sorte Montmirail à l’est, tandis
que le 3 corps l’enveloppera à l’ouest. Ainsi Montmirail, pris entre deux feux, finira par succomber.
Cependant, en débouchant sur Vauchamps, on aura donné, d'autre part, un fameux coup de main à la bataille de la route 51 : ” car l’armée Bülow, très en pointe et allongée vers le sud, est prise . par la racine, et si elle s’attarde une minute à Soisy-aux-Bois, sa … gauche est coupée et tournée. Cette savante manœuvre, l’une des
0 ais de Saint-Gond.
… Ce « redressement », cette inclinaison à droite, est un coup de
k& accomplir. Que l’on soit bien attentif à ces « finesses » as la tactique, si je puis employer une pareille expression. Car l’art … militaire, comme tous les arts, est parfois affaire de nuance. Le succès est dans un « fignolement ».
- - Sur le terrain, ce changement de direction paraît chose si simple qu’elle ne produit d’abord aucune impression sur ceux qui l’exésutent. Les états-majess notent : « La direction du 1# corps
end la précaution de soutenir le 10e corps qui est le plus en rant et qui avait le plus dur, en lui rattachant la 51e division
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; EL 7 M, orientée précédemment vers Montmirail est rejetée vers Vau-
champs. » C'est tout. Et l'äutre combinaison, celle de Montmirail, se manifeste dans un simple retard : « Le 4 corps attend pour attaquer que le 3 corps échelonné un peu en arrière et à gauche ait porté ses têtes de colonne à sa hauteur sur le Petit Morin. » Cela veut dire, en fait, que Montmirail va être entouré et cerné.
Voyons donc l'effet de ces deux manœuvres simultanées. A.
14 heures, la 2® brigade est arrivée en face de Courbetaux, aux
portes de Montmirail. Après une sérieuse préparation d’artillerie, elle s’en empare et pas$e sur là rive droite du Petit Morin. Opéra: . tion très dure, mais suffisante : par ce simple fait, la manœuvre qui décide du sort de Montmirail est reliée à la manœuvre qui va
décider du sôrt de la route n° 51. C’est là le trait d'union de l’opé-
ration ; mais, justement par son succès, elle devient le trait d’umion
de toute la bataille de la Marne.
L'ennemi a sans doute le sentiment de la gravité de l'incident : .
car il accumule ses moyens de résistance en ce point et peut-être sé croit-il capable de prendre le dessus. Tactiquement, l’engage:
ment est rude, en effet, et la 2° brigade, dont le commandant, le «
général Sauret, est blessé grièvement, peut à peine progresser sur la rive droite. Mais intellectuellement, stratégiquement, Bülow est battu : il le sent, il le sait et probablement les soldats le sentent
aussi ; car le « crochet défensif » pris à revers n’a plus qu’à céder:
Laissons de côté, pour le moment, ce qui se passe à l’est et
voyons comment on va d’abord et très sagement débarrasser |
l’ouest, c’est-à-dire là région de Montmirail.
Dès qu'on a passé le pont de Courbetaux, l’état-major du À corps d’armée entre en liaison avec la 5e division (général Mangin) du 3 corps, que nous avons vüe arrêtée devant Mont- Mirail et préparant un assaut d’ailleurs risqué sur cette ville par uné rafale d'artillerie du haut du plateau de Montgobert. Le
17 corps propose donc à Mangin de faire, en liaison, le coup de
l’enveloppement sur les troupes allemandes qui s’attardent dans Montmirail. Mangin est toujours prêt. Il marchera donc sur Mont: mirail dès le soir même (le 8), tandis que le 1 corps marchera par Bérgèrés et Courbetaux sur le plateau pour couper la route qui rejoint Montmirail à Vauchamps. Nous ävons vu que Mangin est arrêté devant le pont de Montmirail : mais le 1er corps s’est développé sur la rive droite du Petit Môïin. Bérgères est enfin occupée par la 2 division (général Duplessis) à 20 h. 45 et nos avant-gardes commencent à grimpér au plateau dé Vaucharps.
Alors, il apparaît de toute évidence à Bülow (qui fe pense qu’à
«fe D cop el-S
Ces combats sont donc d’une importance extrême. Si la victoire
- nes’affirme pas par la fuite immédiate de l'ennemi, elle n’en est pas - moins significative, puisqu'il cède le terrain du FRE 0
L’horizon se dégage nettement à l’ouest, Pour achever l’expli-
cation de ce beau travail, il est nécessaire de voir comment les
choses se passent à l’est. Maïs ici, nous sommes en présence des
opérations du 10€ corps rattaché, dès le 8 au matin, à l’armée
Foch. Tournons donc les yeux vers la route n° 51 et vers les marais
de Saint-Gond. La fortune de la France se joue sur cette pente, en ce point critique où le massif sé rattache à la plaine.
Le 10° corps rattaché à la 9° armée. La route n° 51.
mencée à sa gauche le passage de la route n° 51 et tourner . l’armée de Foch à gauche, tandis que von Hausen la forcerait et la tournerait à droite à la trouée de Mailly, route n° 77. La … manœuvre offensive allemande visait à obtenir, sans une minute - de retard, l’un ou l’autre de ces résultats, sinon les deux ; mais nous ävons indiqué qu’ils étaient déjà gravement compromis le 7 au Soir Pour laisser à sa manœuvre le temps de se remettre sur pied, Bülow avait constitué, avee Montmirail comme pivot, le « crochet défensif » qui, de Montmirail à Ghézy-sur-Marne, devait la protéger au moins temporairement. Tant que Montmirail tenait, on pouvait tenter quelque chose à la route n° 51 : mais si Montmirail succombait, les deux opérations allemandes, l’une défensive et . l’autre offensive, baseulaient en même temps. Voyez la carte. ; Le haut commandement français avait parfaitement compris , cela. Il fallait enlever Montmirail ; mais le point était fortifié et défendu comme un second Diorne : on ne pouvait l'emporter de vive force sans grosses pertes ; et, en cas d’insuecès, on s’exposait F à des conséquences désastreuses. Mieux valait chercher autre £- chose: & Employez vos forces de droite à soutenir la 9% armée », avait dit Joffre, Ainsi fut montée la très belle opération straté- gique qui, en combinant les opérations de la droite de Franchet . d’Esperey (10° corps) et de la gauehe de Foch (42° division), avait pour objet, d’une part, de faire tomber Montmirail et, d'autre part, de couper par la racine l'offensive allemande sur la route
à Bülow n'avait plus qu’un espoir : forcer par l’offensive com- «
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n° 54, À partir du 8 au matin, cette combinaison attire à elle toute la manœuvre de la droite de Franchet d’Esperey, non seulement le 10e corps, mais le 1 corps, et le général ordonne à ces deux grandes unités d’incliner leur marche en direction du nord-est. … Nous avons indiqué ci-dessus comment la manœuvre réussit, le 8 au soir, autour de Montmirail. Voyons, maintenant, quelle aide elle fournit au général Foch, et quel coup de balancier formidable est produit par le simple changement d’orientation qui rompt … l'équilibre, instable jusque-là, de la bataille de la Marne. -
Nous’ suivons donc la manœuvre du 10€ corps (général Defforges). Les résultats obtenus dans la soirée du 7 avaient été du plus haut intérêt, et avaient déjà ébranlé fortement le moral de. Bülow. Les positions du 10€ corps, dès le 7 au soir, avaient présenté comme un raccourci de toute la bataille : à gauche, la 19 division … (général Bailly) était en avant, à la Recoude, et tirait sur la corde … pour s’élancer jusqu'au plateau de Vauchamps, tandis que la . 20e division (les Bretons du général Rogerie) s’attardait un peu en arrière devant le Bout-du-Val pour prêter main-forte à Grossetti, route n° 51. Cela veut dire que l’ouest continuait à se dégager, mais que l’est était toujours obscur.
Franchet d’Esperey confirme au 10€ corps, dans la nuit du 7. au 8, l’ordre d’agir en liaison intime avec la 42 division. Il aura | donc à déborder, par Bannay, s’il peut atteindre ce bourg, les forces ennemies qui restent engagées vers Saint-Prix et Soizy-aux-Bois contre la gauche de la 9 armée. Mais ce mouvement, visant le flanc de l'offensive allemande, ne devra pas, en principe, dépasser la route de Montmirail à Champaubert.
Regardons, maintenant, la carte avec la connaissance que nous avons de ce qui s’est passé le 7 à l’armée Foch. Celle-ci a eu à supporter tout le poids de l’offensive allemande essayant de se glisser sur Mondement et bois d’Allemant. Elle a plié, le 7 dans la journée. Sous la rafale de l'artillerie lourde allemande et sous les torrents de pluie d’un orage d’été, la contre-offensive préparée par le général Dubois n’a pu se déclencher. La situation étant telle et Humbert étant encore à Mondement, on se rend compte de ce que représente l'offensive du 10€ corps se mettant en route en direction de Bannay et prenant, à bref délai, sous son canon, la route de Champaubert à Montmirail! Elle va ainsi déborder, à la lettre, l’offensive de Bülow et même celle de von Hausen. Elle va prendre une avance de 10 ou 15 kilomètres sur la ligne de feu. Si elle arrive la première à Champaubert, tandis que Montmirail tombe, von Bülow et von
ECS |
a obtenu de tels résultats par une simple orientation de marche
en se servant surtout des jambes des soldats.
Le mouvement du 10€ corps commence à 7 heures, le 8. Toutes les précautions sont prises pour l’exécution impeccable d’une entreprise si hardie. La 20€ division (général Rogerie) est disposée à
6 h. 30 par brigades successives, la tête à le Bout-du-Val, prête
à attaquer dans la direction de la Pommerose, le Thoult-Trosnay, cote 228, ferme des Grands-Bouleaux : on suppose donc une avance considérable ; on suppose le Petit Morin franchi, la petite Suisse de le Thoult dégagée, la route de Champaubert elle-même dépassée, et, résultat capital, la crête des Grandes-Garennes et le massif
de Soizy-aux-Bois pris à revers. Sans doute, le commandement a
reçu, dans la nuit, des avis sur certains mouvements en retraite esquissés par l’ennemi. Remarquez que nous sommes le 8 au matin, que la journée la plus acharnée commence d’une part sur l’Ourcq et d’autre part sur Vitry-le-François et sur Bar-le-Duc et, qu’à deux pas, on est encore incertain sur le sort de Montmirail et sur celui des marais de Saint-Gond. Et voici, qu’en ce point, on se porte allégrement en avant; on semble prévoir qu’une simple marche suffira et que la victoire peut ouvrir ses ailes.
Ce mouvement en pointe de la 20e division est appuyé par celui de la 1% division (général Bailly) qui, se maintenant en relation avec le {7 corps autour de Montmirail, partira de le Recoude à la même heure par brigades accolées et attaquera dans la direction de Boissy-le-Repos. Enfin, la 51€ division de réserve (général Bouttegourd) servira de réserve au 10€ corps et se rassemblera autour et au sud de Charleville. Elle donne la main, à l’est, à la 428 division (Grossetti) et à la division marocaine (Humbert).
Le général Defforges est de sa personne à Charleville, à 7 heures. On marche vers le nord. Or, voilà qu’un fait considérable se produit. À droite, la 40€ brigade ne trouve plus d’infanterie devant elle ; le Bout-du-Val et le bois, à l’ouest, avaient été évacués pendant la nuit. Par contre, elle est en butte à un feu d’artillerie lourde particulièrement intense, surtout sur le plateau de la Pommerose. C’est classique : l’infanterie a disparu ; l'artillerie fait rage : il s’agit d’une retraite par ordre. La brigade se hisse, sous le feu des obus, jusqu’à la ferme de la Pommerose ; de là elle domine toute la vallée du Petit Morin, cote 213 ; elle pousse ses éléments à la Charmotte, à la cote 208, et voilà qu’elle descend le coteau vers le Thoult en direction de Bannay.
En même temps, la 19 division (général Bailly) débouche de
# . 7% AE sai DL = + s * nor ni y:
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Se ie 60 LA BATAILLE DE LA MARNE ER à le Recoude, atteint Soigny en flammes, après un PE d'artil lérie, et se met en marche vers l’autre pont du Petit Morin à Boiss yle-Repos. Un bataillon du 71° énvoyé en reconnaissance dans ce village ÿ etre sans coup férir, passe le Petit Morin et pousse ses derniers éléments de couverture sur la rive nord de la rivièré. L’artillerie allemande tire toujours et arrête parfois les troupes obligées de quitter les routes pour progresser sans trop de pertëés. Mais pas d’iñfanterie, des tranchées abandonnées, pas de combats proprement dits (1).
A la nuit, une reconnaissance d’officier d’état-major aÿant cons-
taté que la partie du village de le Thoult située sur li rive droite
du Petit Morin était inoecupée, un bataillon du 47 y est envoyé. Partout on trouve les traces de la retraite allemande, cadavres, blessés, ivrognes, chevaux morts, caissons brisés, canons démontés, mitrailleuses et paniers à obus abandonnés. Donc, de partout, mêmes précisions : sur ce point l'ennemi est en retraite, c’est la victoire !
Une fois le Petit Morin franchi, le plateau de Vauchamps
abordé, Montmirail dépassé, la manœuvre de Franchet d’Esperey a réussi et Montmirail, après Esternay, n’a plus qu’à suecomber. Le « crochet défensif » de Fontenelle-Montmirail tombe en même temps. Bülow donne en hâte l’ordre de repli sur Margny-le- Thoult quand le Thoult même est occupé.
Mais la manœuvre a-t-elle réussi de même plus à l’est, c’est-à-dire à la route n° 51? Si l'occupation de le Thoult tourne à gauche le crochet défensif elle tourne aussi, à droite, les Grandes-Garehnes et les bois du Reclos et la 42e division doit être dégagée. Mais ici nous entrons sur le terrain de l’armée Foch et l’armée Bülow, en liaison avec l’armée von Hausen, a conservé, de ce côté, toute sa force d’offensive.
Avant d'exposer les combats de la 9 ärrmée dans cette anxieusè journée du 8, récapitulons, en deux mots, les résultats obtenus dans cette même journée par l’armée britannique et l’armée Franchet d’Esperey, à la bataille d'angle : 4° le vide qui existait entre
(1) Docteur G. VEAUX, En suivant nos soldats de l’ouest, p. 133.
« Nous admirons les tranchées allemandes dans lesquelles un hommé tient débout facilément. Pas de parapët visible de loin ; la terre est rejetéé en glâcis en avant et couverte d'herbe. La tranchée est divisée en secteurs par des épaulements.… Les Allemands sont de fameux remueurs de terre : hos officiers font voir cé travail à leurs homrmiés, la lecoñ ne sera pas perdue. Lés Blessés et les prisonniers disent tous que ke 75 est effroyablé. Le séntiment de là victoirè se répand dans tout le corps. Des prisonniers interrogés me racontent que /a
veille 7, ils avaient l’ordre de retarder, pendant douze hèurès au moins, l'avance dé nôtre division pendant què l'arméé organisait sa retraite. »
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Bis deux armées ennemies, le 7 au soir, du Grand Morin jusqu’à “ la Marne, est en train de se combler par l’avance des deux - armées alliées ; 2° l’armée britannique a son aile gauche devant la . Ferté-sous-Jouarre et, de concert avec la & division française, elle = entre, du moins à coups de canon, dans la« bataille d’articulation »
qui va régler le sort de von Kluck. La même armée britannique a F passé le Petit Morin et a occupé la route de la Ferté-sous-Jouarre à . Montmirail jusqu’à la route transversale de Rebais à Nogent-l’Artaud ; 3° la 5e armée a franchi également le Petit Morin, un instant arrêtée devant Montmirail; Montmirail est tourné le 8 au soir, et le plateau de Vauchamps est abordé par les troupes du 10 corps, qui commencent à l’oecuper ; 4° ces troupes ont apporté, en même temps, rien que par leur marche vers le nord-est, une aide précieuse à la bataille de Foch, puisque la route n° 51 est débordée jusqu’au nord du talus de Saint-Prix.
Maunoury à gauche et Foch à droite vont donc se sentir également soulagés. Quant à Franchet d'Esperey, il se sent déjà vainqueur : car, dès la nuit du 8 au 9, il libelle le premier bulletin de victoire qui ait été rédigé dans un état-major français, dans une grande guerre, depuis de bien nombreuses années :
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