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dant de l’armée, général Foch, et prend ses ordres. Il est 7 h. 30. ‘4 C’est à partir de ce moment que Foch, déployant les qualités supérieures que l’avenir devait mettre en si belle lumière, commence la manœuvre qui, finalement, aura raison de l’ennemi. Tandis que celui-ci s’élance impétueusement et fait une poche au sud de Fère-Champenoise, il monte l’offensive de flanc qui percera la poche par le côté ouest. Combien de fois retrouverons-nous cette même manœuvre ! Et les généraux allemands s’y laisseront toujours prendre !.….. | Foch ordonne donc de maintenir l’ennemi à tout prix par une vigoureuse résistance et de ne plus rompre, quoi qu'il en coûte. Il ordonne au 11€ corps et au 9% corps de se lier le plus vite possible vers Fère-Champenoise, de manière à entreprendre une action destinée à rejeter l'ennemi sur Morains-le-Petit et Écury-le-Repos. Sous les ordres du général Battesti, Dubois groupe à 8 heures la 52e division et, en plus, les troupes disponibles de la 17€ division, {re brigade et 1 groupe d’artillerie divisionnaire. C’est une masse de 15 à 20 000 hommes, « attaque monstre », écrit sur son carnet le général Moussy ; elle va tomber sur le flanc de l’offensive allemande engagée au sud de Fère-Champenoise. À
Le général Dubois, sur l’ordre de Foch, rappelle de l’ouest le 7% prêté au général Humbert. Il ordonne à ce régiment de tenir à tout prix Broussy-le-Petit et Saint-Prix et il se porte lui-même à Linthes.
Cependant, l'ennemi est arrêté par une magnifique résistance du 114€ (18 division) à la cote 136, au nord d'Œuvy. L’ennemi est en flèche et il s’épuise. C’est le moment.
La 17 division (Moussy), couverte à Bannes et à Broussy-le- Grand, est solidement installée sur les pentes est du Mont-Août et à la ferme Sainte-Sophie. La ligne est bien tenue : les flancs sont protégés. En avant | |
L'ordre de l’attaque générale est donné par le général Foch à … 15 h. 30 avec toutes les forces disponibles du 9%, du 11€ corps, de la 92€ division, en direction de Fère-Champenoise.. En direction de Fère-Champenoise, c’est-à-dire en plein flanc de loffensive ennemie.
L'attaque est préparée par le tir à toute volée de quinze batteries d’artillerie installées à la ferme Sainte-Sophie-Mont-Août. Cette canonnade furieuse ébranle l'ennemi. s
La préparation à peine achevée, deux régiments de la 528 division, partant de Puits, s’élancent sur Fère-Champenoise par le nord, tandis que plusieurs bataillons disponibles de la 17€ division
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ta quent droit à en Des éléments du 4e corps attaquent Fère par le sud. L’offensive ennemie est prise par la racine. Les unités, en se prêtant la main, avancent lentement, mais elles avancent artout. À 18 heures, un groupe de notre artillerie était à cent à En de la gare de Fère, au nord de la ville, et son tir prenait en - écharpe, sur toute la route au sud de Fère, les troupes saxonnes … prises, d'autre part, de dos et de flanc.
__ A la même heure, l’attaque allemande sur Gourgançon-Salon - qui, un moment, avait paru sur le point d’aboutir, est enrayée. . Le 11€ corps, soutenu par l’idée d’une manœuvre si claire que tout - le monde la comprend, a contribué de toutes ses forces à ce résultat - considérable. Avant la fin de la journée, appuyé par la division de cavalerie de l’Espée avec sa brigade de cuirassiers (colonel de de pe) il est parvenu à réoccuper les hauteurs au nord d'Œuvy, c’est- à-dire qu'il est, lui aussi, aux portes de Fère. La nuit tombe. . Le premier élan a réussi ; il se développera le lendemain. = À la fin de cette cs journée du 8, les divisions bivouaquent … aux approches de Fère, dans les conditions suivantes : la 21e divi- D sion à Corroy-la-Colombière ; la 18e division à Gourgançon-Œuvy ; Ja 22e division à Semoine ; # 60e division de réserve à Montépreux- 14 Semoine.
… Cela veut dire que l'ennemi n’a pas percé, que Salon est sauvé,
… que la trouée de Mailly reste indemne, affranchie de tout péril et que la poche est en train de se fermer. Nous dirons comment, au même moment, la trouée était défendue par l’armée Langle de Cary appuyant la % division de cavalerie par l’est. Cependant que l'attention et les efforts de tous étaient retenus, à la 9% armée, sur cette partie si émouvante de la bataille, le ®% corps - avait à subir un non moins terrible assaut, à sa gauche, sur la route . n°54, où les choses avaient paru prendre une tournure si favorable, Je matin.
. La situation était restée assez bonne jusqu’à 14 heures. Mais, au ÿ Dont où la division marocaine se prépare à appuyer la 42e division, tentant de franchir le Petit Morin à Saint-Prix, une violente D nnde la prend à partie sur le front Broussy-le-Petit, Mesnil- Broussy, Reuves et Oyes, et, tout à coup, voici que débondhe sur * Broussy-le-Petit une attaque puissante. Elle balaye le bataillon . occupant le village, et se rend maîtresse ainsi de la route passant 8 au milieu des marais. Elle s’engage sur cette route, tandis que nos - troupes, ébranlées par la canonnade, cèdent pied à pied, et, fina- - lement, elle débouche au sud des marais de Saint-Gond et se + trouve en terrain sec au delà de Mesnil-Broussy. Les positions
que nous avions reprises avec tant de peine au nord des marais sont abandonnées. Le Mont-Août, qui est le point de résistance dominant les marais, est perdu.
La brigade Blondlat n’a pu que se maintenir sur les pentes de la croupe d’Allemant. Au sud des marais, Reuves tombait vers 5 heures. Les villages étaient pris et repris plusieurs fois dans des combats meurtriers, à la baïonnette. Le recul se répercute sur le flanc gauche ; les troupes se replient en combattant sur Montgivroux-Mondement-lisières du bois de Saint-Gond. Du moins elles s’y cramponnent (régiments Fellert et Cros) et y demeurent, quoique un peu en flèche...
Voici donc que le succès de la matinée est annulé. La division marocaine, diminuée du 7%, est dans une situation des plus critiques. La 42e division, lancée en avant jusqu’au talus de Saint- Prix, se trouve maintenant dangereusemnt découverte sur son flanc droit, et le 10€ corps lui-même, qui continue sa manœuvre au nord du Petit Morin, peut se trouver en grand péril. Est-ce que la manœuvre par la 5€ armée se serait découverte trop tôt? Nous ne sommes pas encore à Montmirail, et notre front plie à la fois à la route n° 51 et à la route n° 77. L’offensive de Bülow aurat-elle le dernier mot? |
Il faut parer à gauche comme on a paré à droite, tamponner en attendant de contre-attaquer. L’ennemi suspend d’ailleurs, à la nuit, sa progression et on constate que, profitant de l’obscurité, il a dû reformer ses lignes un peu plus en arrière, sur Soizy-aux- Bois. Vers 20 heures, les attaques sont arrêtées sur tout le front. Les troupes bivouaquent sur leurs positions et s’y retranchent.
Pourquoi ces dispositions prudentes de l’ennemi après une tentative si brutale et qui, en somme, a réussi? Se serait-il passé quelque chose?
Dans son ensemble, la journée a été terrible. Alternatives tragiques. L’ennemi peut se croire vainqueur. Il a crevé notre défense à Fère ; il a crevé notre défense à la cote de Montgivroux-Mondement ; il a débouché au sud de ces marais, la plus forte position défensive de notre front. Partout la 9 armée est en recul. La Garde est entrée à plein corps dans nos lignes et a tout fait plier devant elle.
Cependant Foch n’a pas été ébranlé une minute. Le soir, ül télégraphiera au général Joffre l’admirable confiance dont il déborde : « Mon centre cède ; mon aile droite plie. Situation excellente. J’attaque demain. »
rs | BRÈCHE DES DEUX MORINS A LA MARNE 77
Æ 1 | Et déjà, il a monté sa manœuvre, tandis que, sur une plus large
Dre encore, Joffre montait la sienne. Battesti a attaqué . dans la poche et est arrivé déjà aux portes de Fère. D’autre part, < Franchet d’Esperey a progressé à gauche et il atteint le plateau . de Vauchamps; Montmirail succombe. Sur les deux points, la - manœuvre de flanc non prévue par l'ennemi va décider de son sort. La nuit tombe; mais c’est à l’ouest que se lève le | succès.
4 La bataille de Fère-Champenoise vue du camp allemand.
Telle fut cette journée du 8, vue du camp français. Mais com- … ment les mêmes choses apparaissaient-elles vues du camp alle- - mand? Pourquoi cette incertitude et cette hésitation à exploiter les - succès si sensibles dès la soirée du même jour? Les choses s'expliquent à un double point de vue, par des raisons … d'ordre stratégique connues des seuls états-majors et par l’état nent et presque de découragement où se trouvait la . troupe alors qu’on lui imposait, sans trêve ni repos, des efforts et —. des sacrifices vraiment surhumains.
; Les considérations stratégiques sont exposées très clairement ï ns le mémoire du général Baumgarten-Crusius. Au milieu de la journée du 8, exactement à 1 h. 30, on se félicitait vivement à … l'état-major du général von Hausen de la belle tournure que prenaïent les événements : quelle heureuse idée que cette attaque par surprise ; tout avait plié devant elle ; rien ne résistait au furor teutonicus des Saxons. On prenait des dispositions pour pousser la marche en avant et l’on n’était pas loin de penser que l’on cou- … cherait, le soir, à Arcis-sur-Aube.
Or, à cet instant même, arriva au quartier général de la … ILE armée, à Châlons, une communication émanant du général . von Bülow, demandant instamment de l’aide parce que l’ennemi + menaçait d’encerclement l’aile droite de la Ile armée et qu’on n'avait plus aucune réserve. Rien n’est plus clair. L’avance du - général Franchet d’Esperey, unie à la 42 division entre Montmirail et la route n° 51, se faisait sentir à droite de la II armée. Bülow constatait que sa ligne craquait de le Thoult à Soizy- — aux-Bois: ses troupes reculaient sur Vauchamps- -Champaubert. dant d’être tourné, ce général prudentissime avait déjà pris ses précautions et nous savons que « ses convois avaient les attelages tournés vers le nord ». Il suppliait donc von Hausen de venir à son aide.
Von Hausen, qui avait été mis à contribution la veille, se fit un peu tirer l'oreille. Cependant, il donna l’ordre à son lieutenant de droite, von Kirchbach, « d'essayer de conserver la jonction avec la LI armée par une légère inclinaison vers l’ouest ». Von Kirchbach suspendit momentanément son offensive sur Œuvy-Gourgançon (done, premier effet indiscutable de la manœuvre d'orientation vers l’est). Mais, comme il recevait, au même moment, la 24 divi-
: ' Position le7. 1 Situation le 8 Septembre l: aitaene : Marche en avant, 3 la pointe dy jour.
cp jour dela bataille de Fère- Champenoise {2 Conti à : ontinuation de l'attaque par les et de la Marne.
corps de l'ouest.
+ Marche en avant de la 24.8.
LR 2 Repli de l'ennemi.
om Positions defensives de lennemi.
Manque sq Situation le 8 au soir.
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Avige A (PPS ; à [ Pr 23.RD,23./D.et - alonspau sMarne A l'aile droite de la IVfarmee 248 \ te VII. AK.
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