‹ La bataille de la MarneChapitre 20 sur 102 · OP PAR RS · texte numérisé non relu

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est nécessaire, aussi, pour que les ordres descendent du centre | jusqu'aux lieux partiauliors où ils doivent s’exécuter. Sur un ter-

rain aussi vaste, quelle que soit la rapidité des moyens d’information nouveaux (télégraphe, téléphone, automobiles, motocyclettes, ete.), l'événement n’agira plus à la façon d’un bloc compact jeté comme un pavé par la main du chef. Des temps et des obs-

tacles le divisent, le partagent. Il n’y a pas une simultanéité |

absolue entre l’ordre et l’exécution, entre l’exécution et les résul-

tats qui en découlent. Il est déjà merveilleux que de telles masses : donnent ensemble. Mais, qu’il se produise des hiatus, des coupures, …

des frottements, des erreurs, qu’il y ait de la force perdue, cela est inévitable et peut tromper des observateurs qui n’ont pas une vue complète de l’ensemble.

En un mot, le tableau s’est dessiné lentement aux yeux des 4 chefs, tandis qu’il se dessine d’un trait aux yeux de l'historien

qui sait ce qui va arriver et qui a percé, rétrospectivement, le secret des états-majors.

I] faut se rendre compte de tout cela pour apprécier cette étrange

journée du 9 qui est toute en simulacres, contradictions, incerti-

tudes et faux-semblants ; où ceux qui se savent battus s’affirment « vainqueurs, Où ceux qui sont vainqueurs désespèrent, à certains moments, de la victoire. Les premières impressions ne correspon-

dent que très vaguement à ce qui se passe : car les états-majors se laissent entraîner soit par leurs espoirs, soit par leurs craintes. L’excitabilité nerveuse est à son comble dans les deux camps.

Et puis, il reste toujours, pour soutenir les uns et pour alarmer les autres, les effets possibles d’un coup d’audace suprême. Combien de batailles célèbres ont été gagnées, à la dernière minute, par un renversement de la fortune, par la fermeté d’une division, d’un corps de cavalerie, d’un bataillon carré. On ne tient rien tant que l’on n’a pas tout saisi.

La formule classique de certaines fins de bataille déscapitel s’impose alors à l'esprit : Una salus victis nullam sperare salutem. On doit prévoir même ces retours de sanglier où un adversaire résolu montre ses défenses et se bat à mort.

Ces alternatives, ces incertitudes peuvent être reconnues, de part

et d’autre, à l'aube de la journée du 9 : défaite apparue mais non consentie du côté allemand, victoire obtenue mais non avérée du côté français. Dans quel sens va s’écrire ce post-scriptum de la grande bataille signée, au fond, par la destinée, le 8 au soir?

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a retraite allemande. Les deux thèses en présence.

LCR Caractères de la retraite allemande,

tr.

. L'issue va dépendre, d’abord, de la volonté des chefs. À ce moment précis, c’est-à-dire dans la nuit du 8 au 9, il faut assister,

par la pensée, au conseil du grand état-major RTS obligé de subir les événements qui le forcent à la retraite. Ce Lol est . tenu à Luxembourg, où l’empereur Guillaume vient de rentrer.

A une telle distance du front, la délibération s’engage sur des idées, sur des renseignements, sur des rapports, sans prise directe . sur la réalité. Joffre était sur les lieux quand, quatre jours aupa- … ravant, à Bar-sur-Seine, il avait prononcé la parole fatidique : … « Messieurs, nous nous battrons sur la Marne ! » Cette fois, Moltke … est bien loin de ses troupes, loin de ses subordonnés et loin de leur pensée, quand il prononce l’autre parole fatidique : « Il faut abandonner la Marne. »

| a . Cette résolution sera le sujet d’un éternel débat dans l’histoire … militaire en général, et dans l’histoire allemande en particulier : …. car elle a décidé de la suite des événements à l'infini. J’ose dire pi s’écrira, à ce sujet, des milliers de volumes et, probablement, la passion, pendant des siècles, s’y colletera avec la vérité et a vec le bon sens. Essayons d’apporter du moins, ici, les principaux éléments du débat.

= Deux thèses sont en présence : la première, sanctionnée, au fond, par la disgrâce de Moltke, admet que le haut commandement allemand, impressionné par Bülow, a ordonné la retraite précipitamment. S'il eût tenu, la partie eût pu être gagnée encore. L'autre thèse reconnaît que, les armées allemandes ayant échoué partout dans la campagne d’offensive et d’invasion, mieux valait les retirer au plus vite, les sauver, pour chercher une autre issue sur d'autres points.

Les raisons qui ont fait considérer la retraite comme indispensable sont présentées par Bülow lui-même, c’est-à-dire par le % L énéral que l’opinion publique allemande a chargé de la plus lourde responsabilité.

La thèse contraire, celle qui soutient que la retraite fut précipitée, est soutenue par le général Baumgarten-Crusius, porteparole de von Hausen, par von Hausen Jui-même, par von Kluck, par von François et par bien d’autres. Stegemann a présenté le point de vue de l'état-major qui a succédé à celui de von Moltke. . En outre, des renseignements d’ordre divers, à l'appui de l’une

ou de l’autre des deux thèses, peuvent être puisés à des sources abondantes : le récit autorisé de von Tappen, les radios, les carnets de route, l'exposé de Freytag-Loringhoven, etc.

Voici les raisons par lesquelles von Bülow motive l’ordre de la retraite :

Bien que la bataille ait fait de nouveaux progrès, le 8 septembre, devant le centre et l’aile gauche, un succès décisif ne pouvait être encore enregistré à la II® armée. L’aile droite, sans soutien (13° division d'infanterie et Xe corps de réserve), dut, au contraire, pour ne pas être encerclée, être reprise, le soir, sur la ligne Margny-le Thoult.

Bülow énumère les autres faits qui agissent sur son esprit, dans cette nuit du 8 au 9: plus d’aide à recevoir de la [re armée ; aucune direction à attendre du haut commandement (ce qui est confirmé par von Tappen, chef du bureau des opérations à Luxembourg) ; avance des armées alliées en marche sur Tiercelieux.

Dans ces conditions, conclut-il, il fallait compter avec la possibilité d'une percée de puissantes forces ennemies entre la IT et la II® armée, au cas où la Ire armée ne se déciderait pas, au dernier moment, à reculer en direction de l’est et à rétablir ses liaisons avec la IIe armée. Si cela n’arrivait pas et si l’ennemi passait dans le dos de la Ire armée de l’autre côté de la Marne, il y avait, pour la IT armée, un grand danger d’être

ntièrement entourée et repoussée en direction de l’ouest (c’est-à-dire

cernée et rejetée sur les murs du camp retranché de Paris où elle n’au-

rait plus eu qu’à capituler).

Lorsque, le 9 septembre au matin, l’ennemi franchit la Marne en nombreuses colonnes entre la Ferté-sous-Jouarre et Château-Thierry, il n’y eut plus de doute pour moi que la retraite de la Ir armée, d’après la situation tactique et stratégique, était inévitable et que la IIS armée dévait aussi reculer pour ne pas être absolument tournée par son flanc : droit. D'accord avec le représentant du grand quartier général, le lieutenant-colonel Hentsch, j'étais absolument convaincu que, maintenant, le plus important devoir de la II2 armée était de soutenir la 1re armée au nord dela Marne et de lux offrir de nouveau la possibilité de reprendre la liaison avec l’aile droite de la 11° armée en direction de Fismes.

Par cette résolution qui n’était pas d’une exécution facile pour la IIe armée, victorieuse partout, le plan évident du haut commandement français, à savoir le débordement de l’aile droite de l’armée allemande par l’enveloppement et l’anéantissement de la Ie armée, serait encore

déjoué à temps et l’on gardait la possibilité de former en peu de jours, À

avec l’aide de la VII® armée (von Heeringen) qui arrivait en grande hâte, un nouveau front d'armée solidement établi sur l’ Aisne.

Bien que la résolution de reprendre en arrière la II armée ait été arrêtée Le 9 septembre au matin, l'avance victorieuse de l’offensive du « centre et de l’aile gauche de la 11e armée fut encore continuée avec toute la vigueur possible ; et, lorsque l’ennemi fut repoussé partout, la 11e armée commença, dans l'après-midi du 9 septembre, le mouvement en arrière . en partant de l'aile gauche.

Mau se état-major : sauver à la fois la [re armée et la II armée, … s'appuyer sur le renfort qu’apporte l’armée von Heeringen et . constituer un front unique et robuste sur la ligne de l’ Aisne. Cette » manœuvre est, en somme, celle qui fut exécutée point par point.

- Voici, maintenant, les raisons qui s’opposaient à cette décision, . telles qu’elles sont exposées par le général Baumgarten-Crusius : Après avoir reconnu que la situation de l’armée Bülow était … extrêmement difficile, le 8 au soir, et après s’être demandé si ses . sept faibles divisions pouvaient tenir contre quatorze divisions françaises, Baumgarten ajoute :

x Pour moi, j’ai la conviction que l’échec d’une seule armée ne pouvait …— décider de l’ensemble de toute l’armée occidentale. Tout n’allait pas si … mal. Même à la II armée, l’avance victorieuse de la gauche, unie à la ” droite de von Hausen, apportait une large compensation. Si les armées . … alliées pénétraient en coin (entre von Kluck et von Bülow), leur situation n’en serait que plus périlleuse plus tard.

D’après mon jugement, le haut commandement de la IIe armée se prononça, non pas tant d’après la situation de sa propre armée que d’après les appréciations qu’il portait sur la situation des autres armées. Mais il ne se rendit pas compte que cette situation était bonne. La force . défensive de l’armée allemande de l’ouest (armée von Kluck), qui devait … apparaître bientôt, aurait permis à la IIe armée, j’en suis convaincu,

de se cramponner solidement aux secteurs de défense : d’abord sur le Surmelin, en second lieu sur la Marne, et finalement sur la Vesle (1), et, s’appuyant sur le front ouest du camp retranché de Reims, d'attendre que les autres armées eussent remporté la victoire. C’est précisément ce qui a été exécuté magistralement par Hindenburg dans la campagne d’été de 1918, alors qu’il ne disposait pas du camp retranché de Reims et même qu’il avait à craindre une attaque de flanc venant de ce côté (2).

Sans doute, la situation de la IIe armée eût été autre si on lui eût … laissé un corps couvrant sa droite, et on eût ainsi écarté cette idée de … retraite, tant de l’esprit du commandement général que de celui de von Bülow.

… Mais cette faute est, à mon avis, imputable à l’erreur de notre grand quartier général.

Voici donc les deux thèses en présence. Est-il nécessaire d’ajouter qu'elles sont toutes deux intéressées? Les deux avocats plaident

(1) Baumgarten reconnaît donc, qu’en somme, il fallait battre en retraite au moins jusqu’à la Vesle.

(2) La manœuvre en question a échoué aussi bien en 1918 qu’en 1914 et -Hindenburg n’a pas été plus heureux que Moltke. Je pense, qu'aux yeux même . de Baumgarten-Crusius, l’argument a quelque peu perdu de sa valeur.

pour leur propre cause. Les faits sont, d’ailleurs, plus éloquents que leurs plaidoyers. Moltke, von Kluck, Bülow ont pris assurément une décision grave, mais pouvaient-ils agir autrement qu’ils l'ont fait? N’est-il pas conforme à la réalité d’admettre que chacun d’eux, pro parte, a subi la force des événements ou plutôt a été dominé par les puissantes conceptions de l’adversaire ?

Certes, il y a eu de lourdes fautes commises dans le haut commandement allemand : il y a eu d’abord celles de von Kluck qui, passant outre aux ordres du grand quartier général, a filé sur Provins et Melun au lieu de faire face à Paris ; qui, ensuite, a ramené {ous ses corps au nord de la Marne, sans tenir aucun compte de ses liaisons avec l’armée Bülow et qui, finalement, s’est jeté à corps perdu dans « la bataille des communications », sans prévoir qu’il serait coincé à bref délai par la bataille d’articulation. Nous avons établi que ces fautes ont amené von Kluck à décider sa propre retraite dès la nuit du 8 au 9, preuve qu’il se sentait battu alors qu’il se proclamait vainqueur. Il incombe, done, une très lourde part de responsabilités à von Kluck.

Von Bülow a sa part aussi. Il a filé sur la route n° 51, avec une brutalité absurde, sans se rendre compte de la force de l’adversaire qui lui était opposé. Il avait affaire à Foch, et cela c'était une chose qu’il ne pouvait deviner ; mais il n’a pas aperçu les difficultés tactiques d’une offensive à travers les marais de Saint- Gond. Il n’a su s’assurer aucune réserve. Il a toujours regardé à droite et à gauche, non dans son propre camp. Certainement, il a manqué de coup d’œil au début et d'estomac à la fin ; mais sa position était terrible. |

Il ne fait pas doute, non plus, que ces responsabilités se totalisent et se cumulent sur la tête du commandant en chef, von Moltke : celui-ci a laissé von Kluck s'engager témérairement au sud de la Marne et passer outre à ses instructions ; il n’a pas su maintenir les liaisons entre la [re et la IT armée ; il est resté passif aux heures les plus décisives, laissant à von Kluck la disposition des IIIe et IXE corps, laissant ses lieutenants von Kluck et von Bülow attaquer ou battre en retraite selon leur inspiration propre, sans les tenir en main et sans leur imposer, à aucun moment, la loi. de fer de la solidarité du champ de bataille. II a été pauvre d’invention, pauvre de ressources et pauvre de courage.

Mais ces défaillances sont effets et non pas causes. Le haut commandement allemand chancelle à tous les degrés et dans toutes les armées parce que partout il est dominé. Si la conception stratégique supérieure de la bataille de la Marne n'avait pas créé

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+ RE nents et opprimé ke armées allemandes en leurs masses et en leurs chefs, si l’étreinte ne s'était pas produite, dans les con- ditions où Joffre l’avait voulue et préparée, chefs et masses eussent peut-être trouvé leur heure ; mais on n’est pas seul à la guerre. L’armée allemande était prise dans la manœuvre de Joffre comme dans un étau : ou von Kluck était battu à l’articumi ation ou il était battu aux communications; ou von Bülow était - battu à Montmirail ou il était battu aux marais de Saint-Gond ; ou von Hausen était battu à Fère ou il était battu à Vitry-le- François. Partout, Joffre avait des réserves, quand les autres n’en . avaient plus; partout sa manœuvre tenait à la gorge un adver- saire épuisé ; partout le soldat français avait le sentiment de sa supériorité et de la prochaine victoire. Pondérables et impondéables, tout agit à la fois, et c’est précisément ce qui agit dans ces - heures tragiques, au cours de cette nuit du 8 au 9 quand, au | grand quartier général allemand, sous l’accablement des faits et en présence des résolutions prises par les trois chefs des armées … de droite, on se soumit à la nécessité de la retraite générale. F. Mais, avec la science technique et la solidité superbement . entraînée des états-majors et du soldat allemands, la retraite ne va pas s’accomplir en désordre et comme un événement qui échappe … à toute direction et où la panique joue son rôle. La retraite aura . lieu par ordre et elle sera commandée, à peu près d’un bout à - l’autre de l'immense champ de bataille. Cela, il est vrai, sous une forme pesante et même pédante, toute différente de celle qu'avait adoptée après Charleroi le haut commandement français. Il n’est pas sans intérêt de distinguer ici encore les psychologies . militaires des deux adversaires : la retraite de Joffre a été faite d’un seul coup, et jusqu'à la limite du terrain où la raison fixait la possibilité d’une reprise. La retraite allemande va se faire méthodique- + Riont. savamment, en échelons, mais sans vue d'ensemble ; elle ne - saura pas réserver la possibilité n1 les moyens d’une nouvelle guerre …. de mouvements immédiate sur ce terrain : elle choisira tout bonne- — ment une ligne de résistance et s’y fortifiera. Si l’on cherche encore . des issues, des sorties, ce sera plus tard et d’après des conceptions nouvelles ; par conséquent, elles seront improvisées et échoueront. - Nous pouvons dire, dès maintenant, que la retraite à la française - laisse toute son élasticité à la guerre, tandis que la retraite à l’alle- . mande la bloque lourdement. Si l’on va au fond des choses, on s'aperçoit que l’issue même de la guerre est incluse dans ces deux méthodes intellectuelles opposées. Mais nous n’en sommes pas encore à porter le jugement d’ensemble.

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Ajoutons seulement une observation : à partir de cette journée

du 9, qui voit le commencement de la retraite, quel est celui des deux commandements qui garde l'avantage de l'initiative? L’initiative appartient, à ce qu’il semble, dans une certaine mesure, aux deux côtés à la fois. Le commandement allemand a pris l'initiative de la retraite et, ainsi, il va donner à la bataille un caractère nouveau ; mais le haut commandement français a gardé l'initiative de la marche en avant. Il est vrai que, tout en bous-

culant l’ennemi, il s’expose à tomber dans les pièges de la ma-

nœuvre en retraite, que celui-ci a eu le temps de préparer.

Les ordres de Joffre pour la journée du 9,

Voyons maintenant quels sont les ordres donnés des deux côtés pour la continuation de la bataille.

Les chefs des trois armées françaises de gauche et, en particulier, le général Maunoury avaient reçu, le 8 dans la soirée, l’{nstruction particulière n° 19 (p. 15).

Le général Maunoury avait pu se rendre compte que le senti-

ment du grand quartier général était que l’ennemi rompait, mais

que le duel n’était pas fini. Le haut commandement savait que l'ennemi se repliait ; il savait aussi qu’un fort groupement venant du nord et cherchant sa liaison avec la droite de von Kluck, avait pour mission de déborder la 6e armée (bataille des commu-

nications). Mais il ne savait pas encore que ce groupement avait

précisément pris le contact avec les IIIe et IXE corps. On prescrivait au général Maunoury de mettre hors de cause l'extrême droite allemande « avant qu’elle eût été renforcée par les éléments rendus disponibles par la chute de Maubeuge ». Mais, sentant la résistance formidable qui lui était opposée, Maunoury, ne trouvant pas le trou qu’on lui laissait espérer, avait peine à comprendre comment il parviendrait à déborder von Kluck : celui-ci s’était, de toute évidence, assuré la supériorité numérique pour défendre ses communications. Joffre avait bien prescrit, par l’ordre n° 4282, au cours de cette même journée du 8, de découpler hardiment

les divisions du corps de cavalerie pour agir « sur les points sen-.

sibles des communications ennemies, Soissons et Compiègne en particulier » (et nous savons qu’elles avaient rendu, en effet, tout le service que l’on pouvait attendre d’elles); mais ce ne sont pas des escadrons épuisés qui peuvent avoir raison de trois corps d’armée faisant masse à l’extrême droite de von Kluck et tendant la main aux forces arrivant de Belgique. Que

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