‹ La bataille de la MarneChapitre 21 sur 102 · MERE · texte numérisé non relu

MERE

es iit-il donc à faire, à défaut d’un débordement presque imposs DL S.

… Heureusement, l’Instruction particulière n° 19 ne laissait pas les chefs des armées alliées au dépourvu : elle prescrivait la ma-

nœuvre simultanée qui devait agir, d’une façon définitive, sur les résolutions de von Kluck : la manœuvre à l'articulation.

II. — 11 paraît essentiel de mettre hors de cause l’extrême droite - allemande avant qu’elle ne puisse être renforcée par d’autres éléments - que la chute de Maubeuge a pu rendre disponibles. La 6° armée et les forces britanniques s’attacheront à cette mission. - (11 s’agit évidemment d’agir en commun contre von Kluck et au nord de la Marne.) A cet effet, la 6° armée maintiendra devant elle les troupes - qui lui sont opposées sur la rive droite de l’Ourcq. Les forces anglaises, … franchissant la Marne entre Nogent-l' Artaud et la Ferté-sous-Jouarre, se porteraient sur la gauche et les derrières de l'ennemi qui se trouve sur

l’Ourcq.

Ée: Examinons de près ce deuxième paragraphe. Maintenank on À ne demande plus une action offensive à la 6° armée ; on la sait | épuisée par l'effort prodigieux de quatre jours F7 combat et — dominée par le renforcement de l’adversaire : il suffit donc qu’elle maintienne les forces qui lui sont opposées sur la rive droite de 9 | POurcq. C'est à l’armée britannique (aidée elle-même par la …— 5e armée), qu'incombe maintenant le rôle de masse assaillante. - Franchissant la Marne entre Nogent-l’Artaud et la Ferté-sous- Jouarre, elle se portera sur la gauche et les derrières de l'ennemi qui se trouve encore sur l’Ourcq.

… Est-ce clair? Le général Joffre, par ces ordres nouveaux, s’est - adapté aux circonstances. Von Kluck, ayant porté toutes ses forces - à droite pour la bataille des communications, a créé la brèche de 40 kilomètres qui découvre son propre flanc gauche et le flanc droit … de Bülow : sans perdre une minute, on décide d’entrer dans la brèche. C’est justement cette manœuvre devinée ou entrevue qui frappe de terreur, dès le 8 au soir, le commandant de la IIS armée allemande, von Bülow.

Prendre par les derrières l’armée de von Kluck et l’enfermer sur

… l'Ourcq, ce serait renverser la bataille par un coup de maitre. — Tandis que Franchet d’Esperey envelopperait Bülow par Vau- … champs et Champaubert, l’armée britannique envelopperait von

… Kluck par Nogent-l’Artaud, Château-Thierry, Dhuisy. On élar- . girait la fissure jusqu’à détruire des deux côtés l’armée allemande.

Quelle minute d'enthousiasme et de certitude il dut y avoir, au . grand quartier général français, quand ces instructions si judi-

he

Je

- en

JR | sn Ê à y PR ES Ke Cry LACET Ut kd | AR re. PARTS ee

92 LA BATAILLE DE LA MARNE | Re

cieuses, si hardies et si pénétrantes purent être rédigées et expédiées hi au cours de la journée du 8! 1

Le succès va dépendre, maintenant, de la rapidité d'exécution de l’armée britannique.

Le haut commandement allemand dans la journée du 9 et la mission du colonel Hentsch.

Que savons-nous des instructions du commandement allemand spécialement pour la bataille de lOurcq et Marne en vue du 9?

Nous avons dit les résolutions de von Kluck au cours de la nuit du 8 au 9. Il a décidé la retraite in pelto, il a pris ses précautions en se débarrassant de ses convois, de ses ambulances et de ses formations les plus fatiguées, et il a donné, dès le 9 au matin, ses ordres à Linsingen. Mais il ne se déclare pas vaincu et il va chercher, pendant quelques heures encore, à imposer à ses ennemis, peut-être même à ses collègues, l’idée qu’il est toujours vainqueur.

Nous avons dit les sentiments de von Bülow, au même moment. Bülow était sans doute le chef en qui les cercles militaires mettaient le plus de confiance. Lui aussi, il est décidé à la retraite. Mais, résolu qu’il est à manœuvrer pour se tirer du guêpier, il s'efforce de se couvrir de lautorité du grand quartier général.

Voilà la différence.

Quant à von Hausen, il plastronne. Finalement, ce sera sur lui que l’on fera retomber les responsabilités, alors qu’il n’a pas compris grand’'chose à ce qui se passait et que, d’après ses Mémoires, il ne paraît pas avoir encore compris.

Quant au haut commandement allemand, voici ce que nous savons à son sujet. Moltke, considérant que la situation de l’armée Bülow devenait critique, avait envoyé, le 8, le lieutenant-colonel : Hentsch (1) de la Ve armée à la Ire armée avec, raconte von Tappen, « la mission de s’orienter sur leur situation et, au cas où des mouvements de recul auraient déjà été ordonnés par les commandants d'armée, de faire en sorte qu’une cohésion des armées fût de nouveau rétablie entre elles ; pour la Ire armée, la direction de Soissons serait, dans ce cas, indiquée... Ancun ordre pour des mouvements de retraite n’a été donné à cet officier gur a affirmé lui-même n'avoir donné aucun ordre semblable aux commandants d'armée ».

(1) Le comte Stürgkh, délégué autrichien au G. Q. G. allemand, dit que de tous les officiers d'état-major, celui qui paraissait le plus influent était le colonel von Hentsch. Celui-ci connaissait à fond le théâtre des opérations et l’empereur et Moltke écoutalent toujours très attentivement ses avis.

ao éviv ©" ve a A SD EU SE : : fl ci 4 ù 11249

27101724 U2 UOISIAI[ ue SAC T0 IT LA 3 #0! vo 0 2 :spueua|fy ANT os JU! 00510 0 SOI

ssnou gl 24q0127d8S 6

®, uodueBanôe

Li s enoauuin W'AIXX asiouaddeu) 243] ee 7) " 25

ES 4 k

le] TV, Tudtfonec jo el” 1091 DTA LE

SJatuuo|no) = , v1 30 193 si#q2y0

Page 1