‹ La bataille de la MarneChapitre 22 sur 102 · GAL · texte numérisé non relu

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Hentsch, qui commence par l’est, s’est arrêté à Varennes et FE Courtisols, puis à Châlons, où la situation lui paraît favorable.

Il arrive à Montmort, chez Bülow, le 8, à 19 h. 45 (1). Conférence

entre Hentsch, Bülow, son chef d'état-major Lauenstein et le

commandant von Matthes : à la IIe armée, on craint manifeste. ment d’être tourné ; Bülow, a raconté un autre assistant, le capitaine Kœppen, sait que des colonnes françaises sont en marche contre sa droite sans appui. À 23 h. 45, il télégraphie à Moltke :

« La 2e division de la Garde est déjà à Fère-Champenoise..

L’ennemi cherche à envelopper la droite de la IIe armée. Je n'ai plus de réserves. » C'était le tableau sommaire de la situation, avec

ses avantages à gauche, ses périls au centre et à droite. L’ennemi

est en progrès dans la fissure, entre la [re et la IIe armée allemande. Montmirail avait succombé pendant la nuit.

Malgré tout, Moltke, à Luxembourg, hésite encore. Hentsch, le matin du 9, se met bien d’accord, à Montmort, avec Lauenstein, qu’il quitte vers 7 heures avec l’assurance que la retraite sera

ordonnée dans la matinée par Bülow. Celui-ci, en effet, se décidera …

à 10 heures et demie. Mais Hentsch n’est pas, à lui seul, le grand quartier général. Celui-ci, loin des lieux, renseigné par bribes, ne sait se résoudre. Donner l’ordre de la retraite générale, il ne peut

s’y résigner.… Et alors? Le G. Q. G. attend! Cependant il s’ap-

plique, dès le 9, à rédiger ces pénibles instructions pour un mou-

vement éventuel de retraite. Il le fait non sans peine. Car c’est un coup mortel qu’il se porte à soi-même! « Il fallait, écrit von

Tappen, que ces ordres fussent prêts sous la main afin de ne pas

perdre de temps, au cas où leur divulgation deviendrait nécessaire. »

Quoi qu’il en soit, il est certain aujourd’hui que l'initiative de

la retraite est venue de la Ire et de la Ile armée séparément, et «

que les deux commandements particuliers, von Kluck et von Bülow, ont pris leur parti lun et l’autre, avant que le haut com-

mandement lui-même se soit prononcé. C’est là une preuve de . plus de l'incapacité de ce fameux grand état-major, qui, n’ayant

cru qu'au succès, s’affole à l’heure du revers. Il existe un radio de von Kluck, par lequel il fait connaître sa

résolution de battre en retraite, au moins partiellement : ce télé-«

gramme est daté du 9, à 11 h. 30 du matin. Le voici :

L’aile gauche de la I"® armée se retire par Crouy, Coulombs jusqu’à Montigny-Gandelu. Le II® corps de cavalerie couvre ce mouvement

(1) Lieutenant-colonel MuzLer-LŒBNITZz, Die Sendung des Obersleutnants *

Hentsch am 8-10. September 1914.

Est-ce clair? C’est à la « bataille d’articulation » que von Kluck

- cède d’abord. Déjà, la veille, son artillerie lourde avait été évacuée

de Varreddes. Le voici, maintenant, qui cherche une première ligne

| d'appui sur la rive gauche de l’Ourcq, le long du Clignon. Il n’est

que temps, s’il ne veut pas être pris d’un coup de filet, puisque French passe la Marne à Charly.

Cependant, pour la même raison (quatre colonnes anglaises

1 arrivées sur la Marne de part et d’autre de Charly), la IIe ar-

mée prépare, elle aussi et au même moment, la retraite, l’aile droite vers Damery : c’est-à-dire que la fissure existant entre les deux armées va s’élargir jusqu’à devenir un abîme de 50 kilomètres. En gros, ce trou béant s'ouvre de Meaux à Épernay.

Von Kluck affirme cependant encore qu’il ne songe nullement à

la retraite générale ; d’après lui, il constitue simplement un « cro-

chet défensif » à gauche et, ainsi paré, il affirme qu’il tiendra. Comme s’il était possible de faire tête à Mareuil quand French est à Dhuisy, d’Esperey à Epieds et Maunoury à Nanteuil-le-Haudouin ! Regardez la carte.

Von Kluck n’en déclare pas moins que son crochet défensif sur cette ligne tout à fait secondaire du Clignon eût suffi pour le mettre à l’abri contre l’enveloppement par ces trois armées. Et, fort de cette gasconnade, il incrimine le haut commandement qui, impressionné, affirme-t-1l, par l’action de l’armée Maunoury, a envoyé

l’ordre de la retraite générale vers 13 heures. Le système de von

Kluck est donc le suivant : il se repliait tactiquement le 9 à 11 heures, quand le haut commandement a pris la responsabilité de la retraite stratégique à 13 heures.

Voici, en fait, ce qui s’est passé. Le lieutenant-colonel Hentsch a quitté le général von Lauenstein à Montmort, vers 7 heures du matin, se rendant au quartier général de von Kluck, à Mareuil.

- Les longs convois des IIIe et IX® corps retardent son arrivée. Il

n’est à Mareuil qu’à midi et demi. Von Kluck est à déjeuner à

Ancienville. Mais von Kudhl, le véritable cerveau de l’armée, et von

Bergmannn sont là. Depuis deux jours, l'état-major de la Ire armée

. est inquiet pour sa gauche ; des replis ont été ordonnés; toutefois,

on est en pleine attaque sur la droite ; la brèche entre les Ire et

(1) Cf. la Marche sur Paris…., p. 191.

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IIe armées ne peut être aveuglée pour le moment : dl faudrait attendre deux jours. Mais, selon Hentsch, qui rend compte de ce qu’il a constaté à la II armée, on ne peut plus attendre : il trace | lui-même sur la carte de von Kubl les lignes à atteindre. Et la retraite est décidée. |

Von Kubl, qui avait fait des objections, assurément sans grande conviction, a écrit depuis : « C’est alors que, le 9 après-midi, l’armée reçut l’ordre tout à fait surprenant du G. Q. G. de battre en retraite vers Soissons en direction presque nord... Hentsch fut envoyé le long du front sans mandat écrit. Dans sa main … a reposé tout le sort de la bataille. » Voilà tout le système de von Kluck et de von Kuhl: on reporte la responsabilité sur un homme qui ne peut plus parler, puisqu'il est mort au cours de la cam- : pagne de Roumanie. Mais à qui fera-t-on croire qu’un grand chef comme von Kluck, «en pleine victoire », s’est incliné devant les ordres d’un lieutenant-colonel « sans mandat écrit » lui PES + la retraite ?

En tout cas et, sans doute, sur la recommandation de von Kluck, le lendemain, fut rédigé un papier ainsi conçu :

La Ferté-Milon, 10-9-14.

Hier après-midi { Pourquoi avoir attendu le lendemain pour faire un tel procès-verbal?) est venu au quartier général de l’armée à Mareuil le lieutenant-colonel Hentsch, du grand quartier général, qui apportait la communication suivante :

La situation n’est pas favorable. La Ve armée est arrêtée devant Verdun, les VIe et VIIe devant Nancy-Épinal. La II® n’est plus qu’une * ruine. Sa retraite derrière la Marneest inévitable ; l’aile droite (VII corps). a été rejetée en arrière, elle ne s’est pas repliée (il s’agit du grave échec de la 3° division von der Borne). Il est d’ailleurs nécessaire de regrouper au plus tôt les armées : la IIIe au nord-est de Châlons, les IVe et Ve se rejoignant par Clermont-en-Argonne en direction de Verdun. La Ir armée doit donc, elle aussi, se retirer, direction Soissons-Fère-en-Tardenois et même, en cas d’extrême nécessité, jusque sur Laon-la Fère. Les lignes à atteindre par les armées, il les traça au fusain sur ma carte. Vers Saint-Quentin, dit-il, une nou-. velle armée se rassemble. Ainsi pourrait commencer une nouvelle manœuvre,

Je fis observer que nous étions en pleine attaque, qu’une retraite serait très délicate ; l’armée était en plein désordre, par-dessus tout épuisée au dernier point. Il poursuivit que malgré cela (il aurait pu dire : en raison de cela) il ne restait rien d’autre à faire. Il reconnut « que, étant donné le combat en cours, la retraite n’était pas exécutable dans la direction prescrite, mais qu’elle devait se faire droit en arrière, « derrière l’Aisne, l’aile gauche tout au plus sur Soissons. Il insista sur «

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ce que ces « directives » étaient obligatoires, sans égard pour d’autres communications éventuelles. Il avait pleins pouvoirs (1).

__ Vox BERGMANN. Signé : Vox KuxL.

- Quoi qu’il en soit, von Kluck, à partir de ce moment, rédige tous s ordres de manière à faire peser sur les autres la responsabilité … d’une décision si grave. À 14 heures, il télégraphie, par radio, à sa 4€ division de cavalerie : La LIe armée se porte dans la direction : d'Épernay (c’est donc elle qui commence le mouvement, et, en 4 plus, elle s’éloigne !) ; La ITe armée se retire elle-même, son aile gauche $ . à Soissons. Donc, l’idée du « crochet défensif » sur l’Ourcq est déjà abandonnée, elle n’a pas tenu longtemps ; et l’on en est à la retraite sur l’Aisne. De l’échange des radios avec Marwitz, il résulte que - celui-ci aurait appuyé son chef en niant la nécessité de la rGtraie F vénérale.

2 Retournons-nous vers Bülow, maintenant, Lui aussi travaille Rs la responsabilité sur les autres. Il tient à marquer que c’est … Ja I armée qui a reculé la première. Toutes ses communications 0 commencent par cette phrase : La Te armée bat en retraite. En | 2e , il motive la retraite de sa propre armée par la nécessité de River la re armée, et c’est dans ces conditions qu’il donne, dans la om Rtnée du 9, son rdre particulier de retraite qui doit être exécuté dans l’après-midi du même jour. Il commence par sa gauche (ce . qui ne prouve pas un si profond souci de sauver von Kluck). C’est . la Garde et les corps engagés dans les marais de Saint-Gond ou vers Fère-Champenoise en union avec l’armée saxonne qui détaleront - d’abord à partir d’une heure de l’après-midi. Puis la droite, C'est-à-dire le X€ corps de réserve et la 13e division, à 2 heures de l'après-midi.

- Quant à l’armée von Hausen, elle ignorait ce qui se passait et n'avait reçu ni donné aucun ordre de retraite, ni dans la nuit du 8 au 9, ni dans la matinée du 9. Baumgarten raconte, cependant, que l'attention fut éveillée le 9, à 7 h. 35 du matin, à Châlons, par ar marconigramme de Bülow SF ER à von Kluck à 4 h. 15 du matin disant : « Aile droite de la IT. armée est reprise, 9 USE 2 s Margny. La division de cavalerie de la Garde a tenu jusqu’au 8 au soir le Dolloir. »

è Il s'agissait évidemment de cette consolidation sur Margny-

(D Vox Kuxz, Die Marnefrldzug 1914, p. 218. Von Kluck, dans son livre, ne , dece« procès-verbal », que le deuxième paragraphe, de façon à insinuer qu’il | u “rédigé en présence de Hentsch et à en altérer profondément le sens !

gx T. 11. 7

le Thoult, que Bülow avait esquissée quand Franchet d’Esperey | avait commencé sa manœuvre orientée à l’est, sur le plateau de Vauchamps. Von Hausen continua cependant à se battre avec des alternatives diverses, toute la journée du 9, autour de Fère-Champenoise, comme nous allons l’établir dans l'exposé des faits, lorsqu'on reçut, à 1 h. 20 de l'après-midi, un télégramme de Bülow daté de 11 heures du matin : « [Ie armée commence marche arrière; aile droite à Damery. »

Le général von Hausen aurait répondu à 2 heures de l’aprèsmidi : « La bataille continue devant le front de la ITIe armée. Quelle est votre intention? Nous avons pris Œuvy.» Sans attendre laréponse, : von Hausen donna, à 2h. 15, l’ordre de préparer les arrières pour la retraite. Baumgarten affirme qu'aucun ordre précis ni même » aucun renseignement officiel n’arriva, dans le cours de la journée du 9, à la IIIe armée. On saisit seulement, à 5 h. 30 de l’après-midi, | un sans fil de Bülow, daté de 2 h.45 de l’après-midi et disant :« La * 1'e armée recule. La IIe armée commence la marche en arrière, vers Dormans-Tours-sur-Marne. Ordre de retraite est parvenu à Kirch- « bach. » De ce dernier fait, von Hausen avait été informé par le” XIIe corps de réserve qui, à 3 heures de l’après-midi, avait prévenu que le XIIe corps actif devait commencer sa retraite à une heure de l’après-midi par Paile gauche. Quant au XII corps de. réserve, il partait à 4 h. 30 de l’après-midi.

De tout cela il résulte, conclut Baumgarten-Crusius, que la résolution « de la ITe armée, d’une si haute portée pour tout le. front allemand et qui. intéressait et impressionnait si fortement la droite de la IIIe armée, 4 ne fut connue par le commandant de la IIIe armée qu’à 2 h. 45 de l'après midi et non pas par des voies officielles et sûres, mais par des télégrammes… sans fil pris au vol,

A la suite de ces informations diverses, le général von Hausen" aurait donné lui-même l’ordre de départ en direction du nord seu-w lement à 5 h. 30 de l'après-midi et avec une extrême répugnance.

Par l’ensemble de ces faits, il paraît établi : 1° que les armées von Kluck et von Bülow ont pris chacune la décision de la retraite séparément et en jouant à qui pourrait reporter sur l’autre la res= ponsabilité du premier mouvement ; 2° que von Kluck, qui a com= mencé à reculer dès la nuit du 8 au 9, cache son jeu derrière une proposition à peine réalisable et qui consiste à s’organiser sur le cours du Clignon ; mais cette proposition, émise à 11 h. 30, est déjà abandonnée à 2 heures de l'après-midi, après la visite du

4 ieutenant- colonel Hentsch ; 3 que Bülow, qui, dès le 8 au soir, a replié sa droite vers la ligne “Margny-le Thoult, s’est mis d’accord, sinon avec le haut commandement, au moins avec le délégué du °. haut commandement, colonel von Hentsch, pour une retraite - partielle, le 9-au matin ; 4° que le haut commandement, averti, - au plus tard à 11 h. 30, par von Kluck et probablement par le . colonel Hentsch à peu près vers la même heure, n’a su prendre aucune décision avant l’après-midi du 9, alors que les faits étaient déjà accomplis ; 5° qu'aucune des trois armées, et notamment la IIIe armée, n’a reçu aucun ordre d’ensemble, aucune précision . sur les heures, la marche, l'attribution des routes, l’organisation . des convois, etc., venant du grand quartier général, et que chacun, … du moins au début, a dû agir selon sa propre inspiration.

— Tels nous apparaissent, à cette heure critique, d’après les documents officiels, ce fameux haut commandement et cette fameuse - «organisation » allemande !

F1 L'armée Maunoury dans la bataille de l’Ourcq, le 9 septembre.

Sur tous ces points, d’ailleurs, l'exposé des faits va, maintenant, apporter la pleine lumière. Il ne s’agit pas seulement de connaître les ordres, il faut savoir comment ils sont exécutés. A de pareilles “heures, la manœuvre s'inspire fatalement des circonstances et du terrain.

Du côté français, le général en chef avait prescrit au général Maunoury, dont l’armée compte maintenant 150 000 hommes, de se tenir sur la défensive et de garder à tout prix ses positions “sur l’Ourcq, tandis que la masse de manœuvre offensive opérait sur la Marne. Le général Maunoury avait une intelligence très claire le cette situation. L’exposé historique de la 6° armée s’exprime, 4 en effet, en ces termes : « Après les quatre journées de bataille du 5 au 8 succédant aux fatigues des semaines précédentes, la nécessité s’imposait de réduire les efforts demandés à des troupes exténuées jusqu’à l'heure où, l'action de l'armée anglaise se faisant » sentir, le coup de collier décisif devait être donné en coopération avec - cette. armée. En conséquence, le général commandant l’armée - ordonnait de tenir, coûte que coûte, les positions conquises les Ryjours précédents, de s’y organiser et, sous la protection des premières lignes, de prendre toutes mesures pour être prêts à passer M l’offensive générale au premier signal. »

Cette résolution de ne pas attaquer immédiatement, mais d’at- tendre que l’offensive combinée avec l’armée britannique soit au

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point, cette disposition nouvelle qui consiste à subordonner la « bataille des communications » à la « bataille de l'articulation », peut servir à expliquer pourquoi von Kluck s’attribue l'avantage final. En fait, il profitait temporairement du parti pris d’attente des Alliés jusqu’au déclenchement de leur attaque en commun. Ce parti pris d'attente est nettement confirmé par les instructions données par le général Joffre dans la matinée du 9; à 10 h. 30, il annonce à Maunoury l’arrivée d’une division de renfort, mais il ajoute : « En attendant, éviter toute action décisive, en repliant, si besoin, LA GAUCHE de l’armée en direction de Paris. »

Le général Maunoury se met donc en relations avec le maréchal French ; il détache auprès de lui un officier pourvu des moyens de communication les plus rapides, automobiles et avions, et lui demande de préparer en commun l'offensive qui doit être défi- . nitive. 3

Dans la première partie de la journée du 9, l’ennemi tient son infanterie immobile ; il y a seulement une violente canonnade, sur le front du 5e groupe des divisions de réserve. |

Mais voici que le combat d’artillerie, qui seul se prolonge à l'aile … droite française, prend soudain une figure nouvelle et toute à . l'avantage de l'artillerie française : un groupe de la 56e division - (commandant Baratier), s’aidant d’un avion envoyé pour régler son tir, s'attaque à la grande batterie lourde de Trocy qui nous avait fait tant de mal, et c’est alors une répétition en grand des scènes terribles que les carnets de route allemands nous ont déjà décrites. La masse des artilleries allemandes, concentrée sur le : plateau, saute en éclats. Le lendemain, on devait la trouver à l’état de débris, canons, avant-trains, caissons, attelages, servants, « épars sur le plateau évacué. Il ne fallut pas une heure pour qu’elle * fût réduite au silence ; soudain, sur le front allemand opposé au groupe des divisions de réserve, le silence régna. L

Le général Dartein, commandant la 56% division, envoie une forte reconnaissance sur Étrépilly et Trocy ; elle chasse une compagnie ennemie, laissée seule dans le village d'Étrépilly, la poursuit jusqu’à Trocy, pénètre dans le village après un échange de coups de fusil (1).

Il se passe donc quelque chose?

Les patrouilles du détachement sont de plus en plus affirmatives : il s’agit bien d’un mouvement de retraite de l’ennemi. Le renseignement est aussitôt transmis, par le 5° groupe des divisions de

(1) Voir général L. DARTEIN, La 56° division au feu, p. 128.

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