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LA BATaLE DR FES 12
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Et puis, les commandants et les états-majors des pe reçu des ordres. Ces ordres ne sont pas encourageants. Pis, ils sor Fe tradictoires. Ceux qui réfléchissent ont facilement percé l’at: nigaud qu'est la prétendue « marche sur Paris ». En réalipass est la retraite, On a fait 70 kilomètres en avant, on refait ces mêmes 70 kilomètres en arrière ; on repasse par les mêmes lieux ; son # retraite. Et, des états-majors aux officiers de troupe, des offic rs de troupe aux soldats, les figures vont s’allongeant par fatig ue, tourment, trouble AE al, sentiment de la peine perdue, confusio: mn. dans les esprits et dans es rangs. Il suffit de rappeler les textes di carnets de route. Ne se résument-ils pas en un seul mot? « Nous À
’en pouvons plus ! » 7
Comment supposer que la troupe ne voit pas, ne comprend pas? Quand elle trouve une lutte sans merci au lieu du repos et de la bombance qu’on lui avait promis après des marches épuisantes, quand elle patauge dans les marais de Saint-Gond ou s ’empêtre dans les craies et les sapinières de Champagne au lieu de cette entrée solennelle dans Paris, tant prônée, quand elle a subi pen-. dant quarante-huit heures les rafales du 75 et de l'artillerie lourde et qu'elle en à constaté les effets, quand elle a vu ce soldat fran- ” çais, qu'on lui disait en fuite, tenir tête et disputer avec acharnement la moindre motte de terrain, quand les ordres qui lui . arrivent respirent l'incertitude, la confusion et la répandent dans les états-majors, dans les convois et jusque sur le front, quand © on a lui dit d'attaquer encore, d’attaquer toujours alors que ses rang sont décimés, ses caissons vides et qu’elle n’en peut plus, RE | aussi à compris ; et elle comprend de minute en minute quand 4 elle sent le dur carcan de la discipline s’appesantir sur elle. On veut encore sa chair, son sang, sa vie, elle les donne ; mais son cœur, elle ne le donne plus ; elle se battra puisqu'il faut se battre : F5 mais elle sent la panique sourdre en elle quand l’aube de la journé ie du 8 commence à éclairer l'immense champ de bataille où les deux …
adversaires, sur la terre sanglante, se lèvent d’un élan at d’un 294 cœur si différe nts. |
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Reprise sur l'Ourcq, le 8 septembre,
Fee Maintenant que nous avons sous les yeux l’ensemble de 5 bataille depuis Nanteuil-le-Haudouin jusqu'à Nancy et que nous sentons à quel point toutes les parties sont solidaires, nous POTRS
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# ELe lee ARE A | ES PR re ne | LA N | + E 27 DRAMATIQUE JOURNÉE OÙ S SEPTEMBRE a pus élever 25 des particularités et des contingences secon-
laires et suivre les caractères stratégiques de la grande lutte 53 engagée et conduite par les deux volontés adverses. Il ne s’agit | î
plus de savoir seulement ce qui peut être tenté sur tel ou tel point, mais bien ce que l’une ou l’autre armée doit accomplir en vue de ne finale. Von Kluck vaincu, disgracié et mécontent, a bourré A les journaux allemands d’interviews pour expliquer qu'il était LE vainqueur dans le secteur qu’il commandait, et il a consacré à cette thèse, perdue comme la bataille elle-même, son volume : la Marche Rs sur Paris. Le kronprinz et les autres chefs allemands expliquent 5 et s'expliquent à qui mieux mieux ; ils se rejettent, les uns sur les : autres, la responsabilité de cette défaite capitale qui a entrainé toutes les autres. La question n’est pas là pour l’histoire. Il s’agit de savoir comment la bataille a été perdue tout entière, puisque, incontestablement, la formidable armée allemande a été battue
d’un bout à l’autre du front. 2.
Si, par contre, nous considérons le point de vue français, 1} faut “Fa prendre garde aussi de nous en laisser imposer par des polémiques ee qui, s'inspirant de considérations particulières, prétendent subor- 20 donner l’ensemble de la manœuvre et de la bataille à tel ou tel me- * dent. En fait, la lutte est engagée avec la même intensité et les ‘à mêmes alternatives périlleuses de Paris jnsqu’aux Vosges. Et il 4
w y a; de toute évidence, que le haut commandement qui ait con- ÿ naissance de tout ce qui se passe et qui soit en mesure de tout s. ordonner simultanément. On concède que, puisque le général en : chef eût été « le vaincu de la Marne » s’il n’eût pas été «le vainqueur de la Marne », ce dernier titre ne peut lui être refusé : rien de plus. . Mais est-il conforme à la vérité et à la justice de le renfermer ainsi dans une attitude passive? Une telle résignation fataliste fut-elle sa seule et unique force? En fait, nous le voyons agir sans interruption et avec une vigueur constante dans le même sens depuis . le début de la manœuvre jusqu’à la fin de la bataille. Certainement, il écoute ses lieutenants ; il les interroge ; il tient compte de leurs - avis ; mais, lui seul décide, seul il commande. Il a eu la continuelle vigilance qu’exige une si prodigieuse étreinte des corps et des âmes. À toutes les minutes du drame, il déploie l'esprit de création et d'adaptation avec l’autorité nécessaire pour profiter des circonstances et obtenir, en chaque point, les succès particuliers qui finiront par se totaliser dans le succès général. Personne que lui ne pouvait faire cela, — et il l’a fait.
La manœuvre de l’Oureq, conçue par le commandement français, reste toujours le moteur initial et principal de la bataille de
la Marne; mais son caractère se transforme par suite de linitiative adverse. Une bataille n’est pas un théorème géométrique : | É le cerveau qui l’a montée n’en peut arranger d’avance toutes les " combinaisons. Sur le terrain, la volonté de l’ennemi saisit la conception initiale, la déchire, la retourne, la renverse, s’il le peut, à son profit : il essaye de la faire sienne et son courage, sa violence, son audace dominent, parfois, le calcul le plus habile et le plus ingénieux. Et nous ne parlons pas de l'intervention du hasard :. toute l'incertitude et l'instabilité des choses humaines se rue, en quelque sorte, sur la pensée originaire, comme pour mettre à l'épreuve la valeur du chef qui poursuit l'exécution de son dessein : et cherche à le réaliser.
A l’origine, la manœuvre de lOurcq visait à saisir les communications de von Kluck, que l’on supposait prêt à continuer son mouvement au sud de la Marne ; l'objectif donné à l’armée Maunoury n’est pas seulement l’Ourcq, c’est Château-Thierry, c’està-dire la Marne. Mais la bataille s’est engagée, dès le 5 après midi, au cours d’une opération commandée comme un simple déploiement. Au lieu de prendre le IVe corps de réserve et ia 4e division de cavalerie sur leurs communications, ce qui fût arrivé, si l’on n’eût attaqué que le 6 au matin, on les trouve encore sur la rive droite et ils tiennent le coup héroïquement. Von Kluck, averti, a immédiatement la volonté passionnée de réparer sa faute. Tandis que von Gronau et Linsingen luttent sur le plateau de Trocy et les hauteurs du Multien, ne cédant que pied à pied et, finalement, barrant la route à Maunoury, von Kluck ordonne à ses corps de repasser la Marne en grande hâte, fait un « tête à queue » et se retourne violemment pour sauver ses communications.
Avec la violence qui est dans son caractère, von Kluck ne prend égard à rien. Et c’est pourquoi il met son voisin de gauche, von Bülow, en danger de faire la culbute dans le trou qu’il a creusé si brusquement. De cela peu lui chaut. Indiscipliné dans la manœuvre de retraite comme il fut indiscipliné dans la manœuvre offensive, il n’écoute aucun avertissement. Il passe outre et il verse dans son propre système avec un tel excès qu’il va se mettre Juimême en péril. C’est un point sur lequel on n’a pas suffisamment attiré l'attention : jusqu'ici, la manœuvre de von Kluck lui fait perdre à lui-même la bataille de l’'Ourcq au moment où il prétend lavoir gagnée. Mais il faut reconnaître qu’elle met, d’abord, en grand péril, Parmée Maunoury et c’est, précisément, dans la journée du 8, que ce péril est à son comble.
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Ordres, dans le camp allemand, pour la journée du 8.
Voyons, d’abord, comment les choses doivent apparaître au grand état-major allemand dans cette nuit du 7 au 8. En dépit des conseils de prudence, sans entendre les cris désespérés de son voisin Bülow, von Kluck a donc transporté toute son armée, non seulement au nord de la Marne, mais deux de ses corps Jusque dans la région äe Nanteuil-le-Haudouin. Bülow se trouve ainsi complètement découvert sur sa droite ; il a rappelé à lui les deux corps de cavalerie et a établi, avec son VII corps, un crochet défensif de Montmirail à Chézy-sur-Marne : il pivote autour de ce point et laisse ainsi le champ libre devant l’armée britannique et la 5° armée française.
Soulignons, tout de suite, l’effet de cette manœuvre. Le recul de von Kluck ayant découvert le flanc de Bülow, Bülow, en reculant à son tour, découvre, de son côté, le flanc de von Kluck.
Cependant, par sa gauche, Bülow, conformément aux ordres du G. Q. G., fonce vers le sud pour obtenir, en liaison avec von Hausen, la rupture du front de Joffre. Aux marais de Saint-Gond (route 51 et route 77), la bataille est indécise et même, à la route 77 (trouée de Mailly), un certain avantage a été obtenu.
Plus on avance vers l’est, plus le haut commandement allemand trouve des sujets d'encouragement. Wurtemberg a dû fléchir à sa droite (Vitry-le-François), mais 1l a réussi à sa gauche (Sermaize) et le kronprinz pousse son armée à travers la trouée de Revigny. Il est vrai que la bataille semble accrochée devant le Grand-Couronné de Nancy. Mais 1l reste encore l’espoir que, si le kronprinz force les passages au sud de l’Argonne, toute la défense française de l’est tombera d’un seul coup.
S'inclinant une fois de plus devant la volonté de son lieutenant von Kluck, Moltke la laissé porter ses corps d'armée, rappelés de la Marne, vers l’exirême droite, pour sauver ses communications, le ITf corps sur Crouy-sur-Ourcq, le 1X2 corps sur la Ferté-Milon. En plus, la 10€ brigade de landwehr, qui descend sur Noyon, reçoit Vordre de marcher en toute hâte sur Crépy-en-Valois. Considérons attentivement ce mouvement : c’est de là que naïîtront les derniers événements de la bataille de la Marne et les premiers incidents de la Course à la mer. Quant à Bülow, selon les propres expressions d’un télégramme d’angoisse qu’il adresse au grand quartier général, « il ne dispose plus que de trois corps d’armée » et «il est engagé dans un combat terrible sur le Petit Morin, secteur Montmirail- Normée ».
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> be # Ta «Mes pertes sont considérables, soute til et mon f lanc 8e déoe de plus en plus. » Von der Marwitz a demandé à von Klue k s s’il a
faire sauter les ponts sur la Marne. Cette Ile armée qu ai de vait frapper le coup décisif n’a plus un bataillon de réserve. 25 Cependant le haut commandement allemand commence à s’ir ‘ul dr pirer de l'exemple que lui a donné le général Joffre. IL songe à à puiser dans ses troupes combattantes pour en tirer les Les res chargées d'intervenir aux points qui fléchissent ; il se dit, se me doute, dès lors, que son effort dans l’est a échoué ; ge: dès le Fa tembre, il a donné l’ordre à von Heeringen, on VIIe armée engagée contre Dubail sur la Mortagne, de se med. porter en Belgique avec son état-major, le XVe corps et la 7€ divi-.
ñ sion de cavalerie (et l’on prévoyait aussi le départ d’un corps de “ la VIe armée), afin de constituer une nouvelle force à l’aile droite 5 ‘ de l’armée. Dis À ”.. L'arrivée prochaine de ces renforts, joints au VII corps S ré
serve que va libérer la prise de Maubeuge, doit peser sur la fin de. 4 la bataille de la Marne et, d’ores et déjà, elle autorise le haut commandement allemand à réclamer de ses subordonnés et de leurs Y troupes un effort surhumain. k Nous voyons alors Bülow raccourcir encore son front de sa propre initiative : sans attendre l’autorisation, il se met à pi voter autour de Montmirail. Mais, par ce simple fait, il cures davantage encore le flanc de von Kluck, et laisse celui-ci de plu en plus exposé sur la Marne aux coups de l’ennemi. Nous avons dit la situation de von Hausen et ses intentions. Rappelons seulement, d’un mot, sa résolution farouche de foncer sur les batteries | françaises à la Halonne tte: le 8 au matin. Quant au ducde Wurtemberg et au kronprinz, on leur laisse carte blanche pour continuer une manœuvre qui paraît en voie de réussite et dont le succès serait au moins une fiche de consolation. - =.Éa Et En ce qui concerne l’est, il n’est pas inutile de faire obserit dès maintenant, que même un succès dans cette région ne PS plus avoir de conséquences stratégiques importantes. En effet, le plan de Moltke est déjà à vau-l’eau. Sans parler des ds rencontrées par les armées de von Hausen, du duc de Wurtemberg et du kronprinz, à quoi sert-il de pousser les troupes np vers le sud, puisque l’armée von Heeringen, qui devait les enserrer sur Ja Haute- Moselle, a reçu l’ordre d'abandonner la partie? I s’agit bien de l’est! 11 s’agit de sauver ce qui peut être sauvé, PR: | l’ouest, c’est-à-dire sur le massif de Seine-et-Marne. C’est pour- quoi on peut dire que, dans le camp allemand, on ne se bat plus
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Fe D sur ce point, — mais pour des raisons de portée . beaucoup plus générale, car il faut prendre en considération les événements de l’est, — l’opinion d’un très intelligent historien - suisse, le colonel Poudret : « La partie semble perdue dès le mo- . ment où von Kluck fut obligé, ou se crut obligé de dégarnir aussi - complètement la région de Montdauphin au profit du secteur de ’ HART L'armée Bülow allait se trouver trop exposée pour pouvoir se maintenir. C’est là l'événement capital de ia bataille (1). »
Ordres du général Joffre pour Ja journée du 8.
+) duel get RER
Et c’est ce désordre existant dans le haut commandement alle- mand qui fait valoir, par contraste, le calme et la méthode qui, À Die les difficultés d’une heure aussi critique, règnent dans le camp français et dictent les instructions émanant du général
« - ; Joffre.
Voyons-les donc, d’abord, dans leur ensemble, pour mieux com-
prendre celles qui s appliquent spécialement à la Hacaile de l’'Ourcq pour la journée du 8.
Le deuxième bureau a fourni, dans la journée du 7 septembre, - au général en chef, un curieux renseignement sur la méthode tac- - tique de von Kluck. « Le général von Kluck, fait-on observer, 3 a commandé, aux manœuvres impériales de 1910, le Ier corps - manœuvrant contre le XVIIe (général von Mackensen) : or, sa tactique, couronnée de succès, a été d'amener son adversaire contre une position retranchée, faiblement occupée, le gros du corps d’armée étant groupé derrière la position, puis, en une marche de nuit, de décaler, par un mouvement en tiroir, le gros du # corps d'armée, pour le porter ensuite sur le flanc du parti opposé. » - « Le mouvement en tiroir », « la marche de nuit », «la tentative de se dérober en glissant énière une position », tout cela faisait prévoir la manœuvre de l’Ourcq en face de Maunoury. Il était permis de conclure que von Kluck tenterait finalement de se porter sur « le flanc du parti opposé » et qu'il essaierait, tout au moins, de le déborder. Donc, la question des « communications », si importante pour von Kluck, apparaissait avec raison comme capitale à notre haut commandement. C’est de ce point qu’il part pour prescrire les grandes lignes de la manœuvre dans la journée du 8 Mais le haut commandement français (pour nous en tenir tou-
(1) Revue militaire suisse, décembre 1919, p. 487.
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FER 4 jours à la bataille de l’Ourcq) pense aussi à autre RON àquoivon & Kluck n’a pas pensé. Von Kluck a travaillé comme s’il éta ul À | Il n’a tenu aucun compte de ses liaisons. Joffre, au me F* ; attache une importance extrême. Il sent, dès cette heure, que à sort de la bataille en ce point dépend de la combinaison solidai ÿ du mouvement avec l’armée britannique et l’armée Franche ; d’Esperey. D'ailleurs, son attention a été attirée sur un indie s
4 extrêmement frappant, recueilli dès le 7 au soir : c’est la bonre 4 tenue de la droite de Maunoury, débouchant sur Étrépilly : il est permis de tirer de cet indice la conclusion que si von Kluck est fort et même redoutable à la bataille des «communications », il est plus faible et donne prise à la bataille de « l'articulation ». Doncil ne faut pas négliger celle-ci. Entre von Kluck et von Bülow, il y a un pe. qui se crée : si l’on sait exploiter, c’est là que l’on battra non seulement von Bülow, mais von Kluck lui-même. La « bataille d’artieu- 1 lation » se livre, finalement, entre Meaux et Varreddes : avec 3 toutes les forces dont on dispose, c’est là qu’il faut frapper. CR Mais le plus grand sang-froid est nécessaire pour régler une entreprise si compliquée : car, sur les lieux, on n’a pas eu le temps de débrouiller les faiblesses de l'adversaire ; on ne connaît que sa force et l’on est tout à l'urgence de combler les vides et de tenir.
tête à l’écrasante offensive des corps de von Kluck débouchant { d’heure en heure sur le champ de bataille vers Nanteuil-le-Hau- | douin. .
L'Instruction générale n° 7 a déjà préparé cet ensemble de mouvements. Elle est datée du 7 septembre (15 h. 45) et nous en rappelons les termes, pour la partie concernant la bataille occi- … dentale :
L'armée allemande semble se replier vers le nord-est devant Peffort combiné des armées alliées de gauche. #1
Celles-ci doivent suivre l’ennemi avec l’ensemble de leurs forces de : manière à conserver toujours la possibilité d’enveloppement de Paile droite allemande. (Voulà pour les communications.)
La marche s’exécutera donc d’une manière générale dans la direction du nord-est dans un dispositif qui permettra d’engager la bataille si l'ennemi marque un temps d’arrêt, et sans lui laisser le temps de s’organiser solidement (ceci au cas où von Kluck en viendrait immédiatement au système de l’organisation du terrain tel qu'il le tentera un peu 4 plus tard). “30
A cet effet, la 6° armée gagnera successivement du terrain vers le. 4 - nord sur la rive droite de l’Ourcq (toujours les communications).
Les forces britanniques chercheront à prendre pied suc au delà du Petit Morin, Grand Morin et Marne (cet ordre en vue de la bataille d’articulation est complété encore par un ordre adressé à la 5° armée 4
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Franchet d’Esperey) : la 5° armée accentuera le mouvement de son aile
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Au cours de la journée du 8, ces ordres à la 6€ armée se compléte- ?
La 6° armée a pour mission de gagner successivement du terrain vers
le nord, sur la rive droite de l’Ourcgq ; le général Maunoury aura avan-
tage à retirer la 8& division de la droite de son dispositif, dès que la progression de l’armée anglaise rendra sa présence moins nécessaire, pour
la Porter à gauche, où elle trouvera les autres éléments du 4° corps d'armée.
Le gouverneur de Paris est invité à donner toutes facilités pour l’exécution des mouvements prescrits.
La chute de Maubeuge rend disponible un corps d’armée allemand qui peut être transporté par voie ferrée. Il est donc essentiel que le corps de cavalerie ne reste pas groupé à la gauche de la 6° armée, mais qu’il découple hardiment ses divisions pour agir sur les points sensibles des communications ennemies, particulièrement Soissons et Compiègne. (Tout cela vise les communications.)
L’armée britannique a pour mission d’attaquer en flanc les forces opposées à la 6 armée. (Voilà pour l’articulation.)
Ainsi la double préoccupation est parfaitement marquée et établie dès le 8 dans la journée. L’Instruction particulière n° 19 qui arrivera dans la soirée
s’appliquera surtout en vue de la journée du 9; mais il vaut
mieux la connaître dès maintenant parce qu’elle donne la pensée directrice du haut commandement français :