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__ Mais Foch, aidé par Franchet d’'Esperey, a gagné la partie à Mondement : la dent de la route 51 a cédé ; maintenant, il se pro- pose d’asséner le coup final à Fère. La manœuvre montée par lui dès la veille, un instant contre-balancée par le dernier effort de - von Hausen, va dégager la route n° 77... On ne l’attend même pas : comme il l’a écrit lui-même, dès 2 heures tout se détraque et se pulvérise simultanément dans les deux armées. Bülow fuit à 11 heures, von Hausen fuit à 16 heures et demie; tous deux couvrent leur retraite à coups de canon. Mais qu'importe : la bataille est gagnée simultanément et concomitamment sur tout le front ouest. Les chefs allemands continueront indéfiniment leur dispute devant l’histoire à qui l’a perdue le premier. Ils l’ont perdue tous ensemble, et en se disputant.
Joffre a magnifiquement mené l’affaire et il n’a qu’à se louer de ses lieutenants. Tous sont à l’honneur auprès de lui. Gallieni et Maunoury ont attaqué sur l’Ourcq et ont déclenché la victoire : leur admirable résistance contre la soudaine volte-face de von Kluck lui a laissé le temps de se déclarer. French, en arrivant sur la - Marne, a entamé le front ennemi. Franchet d’Esperey, par les deux
coups de massue d’Esternay et de Montmirail, l’a brisé et, par son
savant « à droite », a fait de la fissure un trou béant. Foch, à force de lumière, de prudence, de ténacité, a agi comme s’il lisait dans le jeu de ses adversaires. Sa prescience illuminait sa science. Sans lui, tous les autres succès étaient perdus. Il l’a compris, il l’a dit en pleine bataille, il l’a répété à tous ; il n’a fait qu'un avec son armée ; il a tenu, il a réussi.
1 Résumons toute la bataille ouest : le massif a dégagé la plaine. Par une admirable partie liée, où toute l’histoire française s’évoque une fois de plus, les « Champs Catalauniques » ont sauvé Paris ; mais, cette fois, Paris a lui aussi sauvé les « Champs Catalauniques ».
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