‹ La bataille de la MarneChapitre 40 sur 102 · PEN NT EN · texte numérisé non relu

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conclu, dans la nuit du 7 au 8, qu’en tombant avec toute sa puis- 4 sance, et avec l’aide des armées voisines, sur le « fond de la poche », il aurait des chances sérieuses de le crever. Il eût réussi, peut-être, s’il s’y fût pris plus tôt. Mais, pendant qu’il s’attardait, Joffre avait eu le temps de prendre ses mesures. |

Quoi qu'il en soit, pour le 8 au matin, von Hausen, ayant cons- … taté par ses avions que la division de cavalerie du général de l’'Espée n’a pas reçu de troupes de soutien, se décide à faire son effort maximum à la trouée de Mailly.

A droite, son XIIe corps, uni à la Garde, fait fléchir, comme «

nous l’avons vu, dès le 8 à la première heure, le 11 corps français. L’aile droite de Foch se recourbe dans le cours des deux journées du 8 et du 9, jusqu’à perdre même le village de Mailly. Ce n’est cependant qu’un battant de la porte qui s’entr’ouvre ; il faut enfoncer l’autre pour s’assurer le passage jusqu’à Arcis-sur- Aube. Or, cet autre battant, Joffre l’a consolidé en appelant à l’aide Langle de Cary et en envoyant toutes les troupes dont il peut disposer. Nous allons les voir arriver successivement et bien opportunément sur le terrain. | Von Hausen ne s’en croit pas moins maître de la situation. De même qu'il attaque aux marais de Saint-Gond, c’est-à-dire à l’ouest de Fère, il attaque en pleine Champagne, c’est-à-dire entre Fère- Champenoise et Vitry, dans la région de Sompuis. Il a constitué . de ce côté un groupement confié au général von Elsa (23e division et XIXe corps). Ce groupement doit enlever la région de Sompuis … et tourner par le sud, en obliquant à l’ouest, sur la région de Mailly. Pour donner plus de puissance à cette attaque qui forme le véritable « fer de lance », von Hausen fait appel au concours du duc de Wurtemberg et celui-ci lui assure, en effet, l’aide de son VIIIe corps. C’est avec ces forces que von Hausen prépare la percée à sa gauche, le 8 au matin. Foch n’avait eu à lui opposer, la veille, qu’une division de cavalerie (de l’Espée). Mais déjà, Langle : de Cary est accouru avec son 17€ corps et son 128 corps et Langle « de Cary lui-même va recevoir, dans la journée, les secours envoyés « par Joffre (je ne parle pas des recrues qui, très nombreuses, arrivent des dépôts et comblent les vides dans les régiments). 4 Ainsi se compose la trame serrée des offensives et des contre- M offensives entre-croisées dans la région de Vitry au cours de ces deux journées du 8 et du 9 ; l'expression paraîtra d’autant plus juste que, tandis que l’armée von Hausen tombe dans le flanc de Foch à la trouée, Langle de Cary tombe dans le flanc de von Hausen sur la route de Vitry-le-François à Arcis et le duc de Wurtemberg

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# ‘essaye de prendre de flanc l'offensive de Langle de Cary dans la | SE Chatel-Raould-Vitry-le-François.

Le terrain étant un inextricable lacis de rivières, de canaux, de Eos et de collines, la bataille « pour la poche » prend ici l’allure d’un duel pied à pied, d’une guerre d’embuscades et de chicanes. Elle se disloque dans les sapinières de Champagne comme elle L s’est enlisée un peu plus à l’ouest, dans les marais de Saint- Gond. Mais ce sont là des détails HR le grand commandement alle- - mand ne s’est pas arrêté un instant quand il lançait sa grande offeni sive à coups d'hommes.

- Von Hausen lui-même ne songe plus qu’à son € irrésistible » attaque à la baïonnette, telle qu’il est en train de la mener, à sa ponte, contre le 112 corps français et telle qu’il a conçu le dessein de la mener à sa gauche contre Langle de Cary. Il a demandé au VIIE corps d'attaquer de la même on Mais, ici, le terrain et la | supériorité déjà marquée des Français s’oppose même à une simple

tentative. Les deux corps, XIXE et VIII, chercheront toute la

. journée l’occasion de se jeter sur biens française et ils ne la À trouveront pas.

. L'attaque de von Hausen et l’entrée en ligne du 21° corps français, le 8 septembre,

- Cr

7 Entrons donc dans la bataille de Vitry-le-François, le 8 au matin.

Le 7 au soir, Langle de Cary constate que ses affaires ne vont pas “trop mal. Son 17% corps a progressé sérieusement dans la région - sud-ouest de Vitry-le-François. Il a tenu tête à von Hausen autour | FR deux Perthes et, finalement, il a rejeté l'ennemi au delà de la

ligne du chemin de fée qui va de Sons à Vitry-le-François. …. Pour le 8, Langle de Cary a reçu du haut commandement les indi- “cations et les prescriptions contenues dans « l’ordre général n° 7 » : « L'armée allemande semble se replier vers le nord-est devant sil Dors combiné des armées alliées de gauche. Celles-ci doivent suivre l'ennemi avec l’ensemble de leurs forces, etc. La 9 armée s’efforcera de tenir sur le front qu’elle occupe, jusqu'au moment où —… l'arrivée des forces réservées de la 4 armée sur sa droite lui permettra de participer au mouvement en avant. »

Ayant médité sur ces données et instructions précises, Langle de Cary s’est rendu compte : 1° que l’ennemi est battu à l’ouest et “commence à se replier ; 2° qu’il faut résister à ses derniers efforts en soutenant Foch ; 3° et qu’aussitôt que possible, on devra passer à l’offensive conjointement avec la 9 armée. Rien de plus simple «4 T.. IL. 12

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et de plus clair. C’est comme si Joffre disait à ses lieutenants : « Un dernier effort et nous les avons ! »

Dès le 7 au soir, à la suite du succès de son aile gauche en direction de Sompuis, le général de Langle avait demandé au grand commandement l’autorisation d’entamer Ja poursuite. Accordé, mais seulement dès que le 212 corps, qui arrive de l’armée Dubail, pourra entrer en ligne. Le général de Langle de Cary met en. outre à la disposition du général Dumas, qui commande cette aile gauche, la 23e division (Masnou) du 12 corps et le détachement Breton du 17e corps. | Les troupes du 17€ corps sont toujours sur les emplacements | qu’elles ont emportés la veille au soir. En gros, c’est la voie ferrée Sommesous-Sompuis qui fait la séparation des deux adversaires. Les éléments avancés ont pu atteindre la ligne. Ordre est donné de : franchir les bois qui s'étendent entre Sompuis et Vitry-le-François. L’effort principal du 17 corps et du 21€ corps, dès que celui-ci sera en mesure d’agir, se portera principalement sur l’axe : tunnel, cote 212, cote 158, c’est-à-dire vers la route de Paris en direction de Maisons-en-Champagne.

On se prépare à l’attaque ; mais on attend, les yeux tournés vers la région d’où doit déboucher le 21€ corps. Langle de Cary a son. P. C. à Chavanges, où il va recevoir le général Legrand, commandant le 21€ corps, et lui fixer sa mission. | Mais l’ennemi a pris les devants. Dès 6 heures, le 8, ses premiers. feldgrauen se sont infiltrés dans les bois et ont tourné nos avantgardes, forcées de se replier. C’est la 23e division saxonne. A la faveur des bois qui la cachent au canon français, elle progresse. De 7 heures à 11 heures, l'ennemi, débouchant en masses profondes du tunnel, avance jusqu’à la Perrière, cotes 186, 202, devant la 34 division (général Alby) et jusqu’à cote 201, ferme la Certine, 174, 130, château Beaucamp, devant la 33° division (général Guillaumat). Le détachement Breton perd la crête d’Humbeauville. On attend toujours le 21e corps. Enfin, il entre en ligne : la 25e brigade (de la 13° division général Bacquet) arrive après une marche de 50 kilomètres ; aussitôt elle rétablit la situation : elle se relie au détachement Breton à la ferme l'Épine et occupe la ferme la Custonne. La 232 division saxonne subit de grosses pertes dans le ravin des Monts-Marins (1).

Ainsi le barrage établi en hâte par la division Bacquet à travers

(1) Général LeGRAND-GIRARDE, Opérations du 21° corps d'armée (Plon, 1922), p. 134. :

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1e LA BATAILLE DE VITRY-LE-FRANÇOIS Eee VE .

la trouée de Mailly, bien qu’il laisse encore un vide de 10 kilonm êtres à droite du 11e corps, à brisé de façon sanglante l’élan de von Hausen. Celui-ci, d’ailleurs, reconnaît l'efficacité du tir | violent des canons français sur Je flanc droit du groupement von Elsa. Le 21e corps entrait donc dans la grande bataille à l’heure même et au point précis où son action était le plus nécessaire. A midi, le général Dumas avait, d’autre part, ordonné une contreattaque, précédée par une puissante préparation d'artillerie. Cette - contre-attaque, menée en direction de Vitry-le-François par le 17 corps et une partie du 12e corps, se heurta au XIX® corps saxon - (général von Laffert). Celui-ci s’était mis en route, dès l'aurore, … pour la fameuse attaque à la baïonnette, et le VIII corps de l’armée “du duc de Wurtemberg avait reçu l’ordre de faire de même. Mais … l'artillerie française a beau jeu de prendre à partie les masses d’infe nterie qui se risquent à sortir des tranchées et des bois. Le -XIXE corps est arrêté devant Grenoble-ferme et ne peut plus faire un pas. L’aile gauche de ce même corps est également fixée et à moitié anéantie (« pertes considérables », écrit von Hausen) sur le chemin et le cours d’eau entre Courdemanges et Chatel-Raould. - Von Hausen s’obstine à poursuivre l’attaque l’après-midi ; mais la - 23° division est épuisée et refuse de marcher. La 24e division du XIXe corps allemand est jetée, dans l’après-midi, sur la ferme la. Certine ; elle s’en empare un instant, mais elle la reperd et est - obligée de se retrancher sur la ligne du chemin de fer où elle s’est repliée. L’artillerie de cette division tire sur les troupes du - XIXE corps allemand, et cette erreur qui se prolonge ajoute encore à la gravité de la débâcle.

à Les hommes et leurs chefs attendirent la nuit pour tenter de percer le front ennemi dans une attaque à la baïonnette de façon à échapper au tir de l’artillerie ennemie. Mais, après la chaleur torride de la journée et en raison de l’épuisement qui accablait les hommes et les bêtes, les gré ads chefs durent renoncer, sur tout le front, à une attaque de nuit (1).

… Le VIII corps allemand (général Tülff von Tschepe und Weidenbach) n’avait pas fait davantage. Il n’avait pu déboucher au d elà de Huiron. A Courtisols (quartier général de la IV® armée), le VILLE corps s’était refusé, lui aussi, à procéder à une attaque de nuit.

x ; Il ne croyait pas au succès de l’entreprise à cause de l’éloignement des batteries françaises (4 kil.) et de l’incertitude de leur position exacte, Le

… (1) BAUMGARTEN-CRUSIUS, Loc. cit.

Le plan d’attaque sur les Rivières (où l’on supposait l'artillerie ln a: rde française) fut abandonné... Les combats du 8 septembre, au groupement Est, revêtirent la forme d’une avance pénible et lente de boqu eteau à boqueteau, de ferme à ferme, de pli de terrain à pli de terrain; ils prirent ensuite un caractère purement défensif ; c’était la preuve que. l’équilibre tendait à se rompre en faveur des Français (1). «1 Partout l'offensive si fortement montée par von Hausen est done fixée ou refoulée. En gros, l'invasion allemande ne devait guë dépasser, de ce côté, la voie ferrée de Sommesous à Vitry-le-Fran- ÇoIs. « Or, von Hausen aurait dû être, depuis deux jours, non seulemen à Arcis-sur-Aube, mais sur la Seine, puisque c’était sur son armée que l’on comptait pour « enfoncer la porte ». À peine avait-il entr’ouvert l’un des battants que l’autre s’était refermé violem= ment sur lui. À Le 12 corps avait supporté, avec le 17, le poids de la grande offensive allemande directement au sud de Vitry-le-François. Les aviateurs avaient signalé, dès la première heure, que de nombreuses colonnes ennemies étaient en marche vers le sud, tant l’ouest qu’à l’est de Vitry. | Le 12e corps avait reçu là mission spéciale de tenir ferme sur grande route de Brienne en maintenant les liaisons avec le corp s colonial et le 2e corps qui combattaient de l’autre côté de la Marne: Sa position n’était pas brillante ; en effet, la 23€ division lui avait été enlevée pour former, avec le 21e corps, un détachement d’aile chargé de tenter une action débordante sur la droite de l’ennemi tandis qu’il sera fixé par le 17€ corps. Reste donc seulement a 12e corps la 24€ division (général Descoings). Et l'attaque allemande se déclenche. La cote 130, au sud-ouest de Courdemanges, €: perdue dès 4 heures du matin. Et le 17€ corps demande l’appui, du moins par tir d’artillerie, sur la région de Humbeauville : c’est-à dire que le 12e corps réduit à une division est appelé à l’ouest préck sément à l'heure où il est lui-même rejeté vers le sud. l Le XIXe corps (von Laffert) cherche à progresser par la grande route de Brienne ; il vise, lui aussi, les batteries françaises à tallées derrière les Rivières. Il s’acharne sur Courdemanges. Aprè un terrible bombardement, le village est évacué, le colonel du 108 (Bergerac) tombe grièvement blessé. Alternatives sanglantes da le cours de l’après-midi. Courdemanges repris est de nouveau perdit

(1) VON HAUSEN, loc. cit., traduction, p. 242.

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ve s 16 heures. Un effort suprême et une magnifique contre- ME: Rue du 326€ nous rendent la cote 153 au nord du mont Moret, ‘Courdemanges et la cote 130, à la fin de la journée. Le énétal De scoings a regagné, à peu de chose près, le front qu’il occupait -au début de la journée et von Hausen est contraint, comme nous l'avons dit, d'abandonner l’idée d’une attaque de nuit ; la 23 division et le XIXe corps sont épuisés, le VITIe corps, 2 n’a pas De refuse son concours. À l’est comme à l’ouest de Vitrye-François, l’ennemi est donc fixé. La grande invasion est arrêtée. La trouée de Mailly est protégée des deux côtés.

— A droite du 12€ corps, le corps colonial (général Lefèvre) est er gagé. C’est ici que l’on sent combien la situation de la 4 armée est difficile. Car, tandis que la gauche est entraînée à l’ouest par | 78 péril imminent qui menace la trouée de Mailly et la route de -Brienne, voici que se fait sentir, à l’est, l’attraction de la terrible bataille que le 2€ corps (général Gérard) et l’armée Sarrail livrent “au duc de Wurtemberg et au kronprinz pour la trouée de Revigny. “ De quel côté porter l'effort principal?

—. Le corps colonial se bat dans la boucle de la Marne. S'il tient, il sauvera les liaisons ; s’il succombe, la gauche et la droite seront -emportées dans un recul dont on ne peut prévoir les suites. Aussi, à ès le 7, le général Aro décidé, selon l’ordre 42, « à se faire tuer sur Diaco plutôt qu’à reculer », s’est retranché entre la route et la voie ferrée, sur une ligne M énbou lose Éd 2 …gnicourt. Il se tient en liaison avec le 17% corps à la ferme du -Mont-Moret. Le 8 au matin, le groupe Caudrelier de la 2e division É opère en partant de Blaise-sous-Arzillières et, résolument, il conent l’ennemi.

1e Sur le reste du front, il en est de même ; la 2e division (général “a eblois) entre Bignicourt et Goncourt, la 3e division (général blond) entre Matignicourt, 1 PEN Farémont, repoussent “les attaques venant du nord et qui, de ce côté, SR" vers le | sudeest et non plus vers le sud-ouest ; c’est l’armée du duc de Wurtemberg qui vient en aide à l'oféasive du kronprinz. La solidité du corps colonial décide dès lors, en ce point, du succès de la ataille vers le sud-est ; la gauvhé du 2 corps est couverte ; les liaisons sont assurées.

à la bataille de l’Argonne et nous dirons d’abord ce qu’il advint de la gauche de l’armée Langle de Cary dans la journée du 9. Car la décision n’était pas encore obtenue le 8 au soir. Tout au plus, sen-. tait-on un vent nouveau qui se levait. Puisque von Hausen n’avait pas passé, il ne passerait pas ; donc il n’avait qu’à quitter la place. La bataille du 8, sanglante et anxieuse, commençait à apparaître pleine d’espoirs : mais elle ne devait apporter tout son résultat que le lendemain.

La journée du 9 dans la région de Sompuis-Vitry-le-François.

Tandis que dans le camp français l’on en était encore à se. demander s’il fallait considérer le succès de la défensive comme. acquis et si l'heure était arrivée de passer à l’offensive, les réflexions devenaient amères dans le camp allemand.

I] ne faut pas s’en rapporter au plaidoyer de von Hausen qui, du. fond de sa chambre de malade, n’apprenait que ce qu’on croyait. devoir lui faire connaître. Baumgarten-Crusius se rapproche davantage de la vérité quand il s’explique, en ces termes, encore très” optimistes, sur la préparation de la journée du 9 : |

Il ne faisait doute pour personne au commandement de la IIIe armée, écrit-il, que l’attaque se poursuivrait le 9 septembre, mais à condition que l’on fût soutenu par les armées voisines et assuré de leur coopération. En fait, la force combative des troupes était diminuée de moitié dep leur départ; et on se rendait compte combien il était difficile de conti: nuer à entretenir une ligne de front dépassant 50 kilomètres. Mais cela ne pouvait ébranler la résolution prise de poursuivre l’attaque le 9 septembre. Cette résolution fut fortifiée encore par un marconigramme de la IIe armée faisant connaître que, par suite de ses pertes, il ne lui res“ tait plus que la valeur de trois corps. Le soir du 8, à 7 h. 10, le com: mandant en chef de la IIIe armée faisait savoir au grand quartier général l qu’il était toujours en disposition de « rejeter l’ennemi ».

Si l’on s’en rapporte à cette source évidemment intéressée, les ordres suivants auraient été donnés à la IIIe armée pour le 9 aw matin :

19 « L’armée, sur toute la ligne, en bataille victorieuse ave progrès en avant. L’aile droite de la IVe armée est environ à Huiroi (c’est-à-dire rejetée en arrière de la voie ferrée ; cela ne constitu aucun progrès).

20 « L'attaque se poursuivra demain. »

On prescrivait au général Kirchbach, pour décharger 111e armée qui luttait péniblement, l'attaque en direction sud

Fo uest sur Série (& est la dernière offensive sur les marais de eme Gond que nous avons exposée ci-dessus).

Le. « …Pour le groupe de gauche, son chef, le général von Elsa, & one la continuation de l’attaque en direction sud pour le + septembre, la 23e division à l’ouest du ruisseau du Puits et le XIXe corps à l’est du même cours d’eau.

44 C’est, en somme, la « voie romaine » qui fait la séparation dans Je sens nord-sud; mais les ordres n’ajoutent pas que l’affensive allemande ayant été rejetée, la veille, au nord de la voie ferrée, —. C'est de là qu’il faut partir. Or, c’est ce qui paraît très dur au % soldat. Dans ses tranchées, il tient encore ; mais pour s’élancer au dehors, il a perdu l’élan.

“. Baumgarten-Crusius dit que, par suite de l’intervention de la - 23e division de réserve, l'attaque du 21€ corps français sur Sompuis resta presque sans effet. Cependant l’attaque du 21€ corps allait - consolider la ligne française et refréner définitivement toute ten- … tative allemande de progresser par la trouée de Mailly. Il ajoute que la 23€ division de réserve, qui faisait la haison entre le groupe | ‘4 Kirchbach et le groupe d’Elsa, s’était avancée jusqu’à Trouan-le- … Petit. Mais il la compare assez plaisamment à «une petite languette oscillant dans la balance de la décision de la bataille des peuples ». Languette bien exposée, puisque notre 21e corps la prenait de flanc, par l’est. Telles sont les conditions dans lesquelles se déve- — Joppe la bataille de la gauche de von Hausen (groupe d’Elsa) pour la journée du 9.

Voici, maintenant, les résultats de cette journée selon les …. aveux mêmes de l’ennemi. Avant que les ordres de retraite aient été donnés, la 23€ division, qui se bat en direction sud-ouest de Sompuis, seen des pertes tellement considérables qu'il lui est impossible d'avancer. Or, « vers midi, on constatait l'apparition . d’une forte colonne d'infanterie ennemie, évaluée à une division, ; re de Trouan; une autre colonne française était également …—. signalée venant des Cavattes et avançant direction nord. Dans ces conditions, la 23e division renonça à toute attaque et appela au secours ses réserves. Nous allons dire ce qu'était cette offensive … française qui arrêtait l’ennemi et faisait pencher la balance. De même au XIXE corps : c’est à peine s’il put saillir de la voie ferrée et se risquer dans les bois de Grenoble-ferme. Il fut même nécessaire de faire relever la 89% brigade par une division du VIIIe corps, empruntée à la IVe armée. Toute attaque hors des tranchées s’effilochait sans produire de résultat. En somme, on faisait massacrer les troupes pour rien.

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