CHAPITRE VII
(8-11 septembre 1914.)
Le 2% corps de l’armée Langle de Cary au massif de Maurupt, le 8. — L'armée
Sarrail dans la journée du 8. Vassincourt et la Vaux-Marie. — Au fort de.
Troyon ; la manœuvre allemande par la Woëvre. — La journée du 9 au 2 corps et à l’armée Sarrail. — La nuit du 9 au 10 : la Vaux-Marie. — L’offensive
allemande sur l’armée Sarrail, le 10, et la fin de la bataille de l’Argonne. — La
résistance du duc de Wurtemberg et de la gauche saxonne, le 10 septembre.
— L'épisode final de Maurupt-le-Montoy. ;
Dès le 7 septembre à 16 heures, le général de Langle de Cary avait dit au général Gérard, commandant le 2e corps : « Veillez | à l’est. » Ces deux mots avaient une haute portée. Ils signifiaient . que la 4° armée n’avait pas seulement à assurer la haison avec. l'armée Foch, mais qu’elle devait maintenir non moins énergique- -
ment la liaison avec l’armée Sarrail.
Maintenant que nous connaissons les plans allemands, nous savons de pleine science ce que l’étude de la carte et de certains. documents isolés nous avaient révélé, à savoir que le principal. effort allemand, dans la toute dernière phase de la bataille de la -
Marne, se portait sur Revigny, et que l'objectif final de Moltke
était de percer en ce point pour refouler toutes nos armées de l'est soit dans les camps retranchés d'Épinal, Toul, Verdun, soi sur la frontière suisse.
Comme l’histoire revient toujours sur ses brisées, on peut apprendre dans les Mémoires de Dumouriez à quel point cette trouée » de « Revigny-aux-Vaches » fut, aux temps de la bataille de Valmy, un sujet de préoccupation pour les généraux qui luttaient alors »
sur cette frontière (1).
(1) Voir Mémoires de Dumouriez, chap. vi. Ce général, qui avait une parfaite
connaissance du terrain, fait observer que l’Argonne ne s’étend en fait que.
jusqu’à Passavant et que la région de Revigny-aux-Vaches, qui court vers Bar-le-Duc, n’est plus composée que « de parties de bois entremêlées de plaines »..
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