À JOFFRE
- Aussitôt, le président de la République intervenait en personne. - Il parlait pour le pays et pour l’histoire en adressant au ministre » de la Guerre la lettre qui mettait à sa vraie place l’événement - qui venait de se produire et qui décidait du sort du monde :
Bordeaux, 11 septembre 1914.
Nos vaillantes armées ont de nouveau donné, dans les quatre der- * nières journées de combat, les preuves éclatantes de leur bravoure et de leur entrain.
» L'idée stratégique que le général commandant en chef avait conçue - avec tant de clairvoyance et réalisée avec tant de sang-froid, de méthode et de résolution, s’est traduite, dans les opérations récentes, par une … tactique impeccable.
- Loin d’être fatiguées par de longues semaines de marches et de * batailles incessantes, nos troupes ont montré plus d'endurance et de mordant que jamais.
Avec le vigoureux concours de nos alliés anglais, elles ont refoulé l'ennemi à l’est de Paris, et les brillants succès qu’elles ont remportés sont le gage certain des victoires définitives. Je vous prie, mon cher ministre, de vouloir bien transmettre au général + commandant en chef, aux officiers et aux soldats, avec l’expression . émue de mon admiration et avec mes vœux les plus ardents, les féli- - citations et les encouragements du gouvernement de la République.
Raymond PoINcaRé.
Et le ministre de la Guerre, avec quelque chose de plus RU
et de plus ardent encore, mettait le sceau à cette manifestation solennelle : | 3 MON CHER GÉNÉRAL, x
J'ai reçu et je suis heureux de vous transmettre, en saisissant cette occasion de vous renouveler l’expression de mes félicitations person-. nelles, la lettre suivante de M. le président de la République. ü
M. le président du Conseil a bien voulu me demander de joindre à cette manifestation si flatteuse du chef de l’État l’expression des vives félicitations du gouvernement de la République tout entier. c