‹ La bataille de la MarneChapitre 83 sur 102 · MILLERAND · texte numérisé non relu

MILLERAND

Enfin, le 13 septembre au matin, Joffre télégraphiait à M. Mille-" rand, à Bordeaux :

Notre victoire s’affirme de plus en plus complète ; partout l’ennemi est en retraite ; partout les Allemands abandonnent prisonniers, blessés, matériel. Après les efforts héroïques dépensés par nos troupes pendant cette lutte formidable, qui a duré du 5 au 12 septembre, toutes nos” armées surexcitées par le succès exécutent une poursuite sans exemple. A notre gauche, nous avons franchi l’Aisne en aval de Soissons, gagnant” ainsi plus de 100 kilomètres en six jours de lutte. Nos armées, au centre,“ sont déjà au nord de la Marne ; nos armées de Lorraine et des Vosges arrivent à la frontière. Nos troupes, comme celles de nos alliés, sont= admirables de moral, d'endurance et d’ardeur. La poursuite sera continuée avec toute notre énergie. Le gouvernement de la République peut être fier de l’armée qu’il a préparée. |

Page 1