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s’exposant à être coupée de ses communications avec le reste de la -
si dangereuse et qui eût consenti à livrer le pays sans défense à la
cations officielles allemandes confirment le dire de Hindenburg:
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plan RER eût trouvé une pas assez solide. Ru re eût-il fallu démontrer que la principale armée française « combe attant dans la région de Lille, Amiens, Laon, pour s’ opposer au mou- vement de l'aile droite allemande, n’eût pas été dans une position bien risquée, en luttant le dos à Paris et même à la mer, et
France, en passe d’être rejetée sur la basse Seine et en Nor- . mandie. Ceci dit, quel est le général qui eût accepté une position
progression de l’autre « tenaille », la tenaille de l’est, tombant avec les douze corps du prince de Bavière et de von Heeringen sur la . région de Neufchâteau, Langres, Dijon, sans qu'aucune force sérieuse ne leur eût été opposée? |
On peut s’attarder indéfiniment au jeu des hypothèses. Encore " faut-il que les hypothèses s’appuient sur la réalité. Nous sommes amenés ainsi à revenir sur la question capitale de la tenaille de : gauche dans les termes nouveaux où nous la trouvons exposée dans un passage des Mémoires de Hindenburg, passage d’une importance exceptionnelle. Le feld-maréchal s’exprime en ces termes : « « Toute une série d'événements défavorables se prononça contre : nous. Je compte parmi eux l’affaiblissement de l’idée fondamentale de notre plan, d’après laquelle notre armée devait se concentrer. avec une aile droite très puissante ; et de même aussi l'échec de notre aile gauche trop fortement constituée, échec provoqué par. l'initiative intempestive du commandement subordonné... » .
Hindenburg reconnaît donc l’existence de la tenaille gauche. Il déclare même qu’elle était trop fortement constituée au détriment de l’aile droite qui eût dû être plus puissante ; il reconnaît que l'échec de Lorraine fut une des principales causes de la perte de la” première partie de la campagne pour l’armée allemande ; seulement il ajoute (et ceci était dit pour la première fois) que cet échec fut provoqué par l'initiative intempestive du commandement subor- ” donné. *
En ce qui concerne la première partie de ces allégations — dont. les termes sont soigneusement pesés et mesurés — les publi
Von Moltke, se conformant d’ailleurs à la doctrine de Schlieffen, a renforcé son aile gauche au fur et à mesure que les lois militaires mettaient de nouveaux corps à sa disposition. Hindenburg ler blâme. Mais von Moltke et le grand état-major allemand n devaient pas agir sans raison. À quelle pensée donc répondait le développement croissant de la « tenaille » de Lorraine? Sur cæ
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| SR Ca s sa de créer une force Rate pour soutenir s choc des armées françaises, accomplissant une offensive de grand style sur le territoire allemand, la droite au Rhin, et tels Ebsient, en effet, comme nous le savons d’autre part, les intentions TP du a quartier général français. En deux mots, le haut com- Pas D doment français voulait porter le plus tôt PRES la guerre sur le territoire allemand, et, à cela, les chefs des armées impériales croyaient sage de parer. Il est permis de les blâmer après coup, . comme le fait Hindenburg, d’avoir exagéré les précautions : mais,
sifaute il y a de leur part, comment ne pas louer les dispositions TE Ducs qui parent à ce danger? | Se
. Von Moltke, ayant ainsi développé son armée de Lorraine, Ee. Bentendait bien s’en servir. Il comptait, après avoir contenu l’offen- ra sive française, si elle se produisait, se porter sur Nancy et sur +
Belfort pour compléter, par l’est, le grand mouvement enveloppant que l’autre branche de la « tenaille », aile droite, allait d’autre : 1e accomplir par l’ouest. TE Les territoires rhénans, Bade, Rhénanie, Wurtemberg, Bavière, | étaient surtout intéressés au succès de cette double manœuvre de l'aile gauche, puiqu’elle les protégeait en même temps qu’elle menaçait l'ennemi. Aussi est-ce aux troupes de la région du Rhin » et du centre de l’Allemagne que cette mission particulière est - confiée. A la VIe et à la VIIe armées, elles se battaient pour leur
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