ENTER
les hauts commandements. RES et
les “oieite -on parmi les hommes de guerre en considération € d mérite et de leur capacité, quelle que soit leur origine? Non, désigne des personnages représentant les divers particularismes et, d’abord, les princes. C’est le kronprinz de Prusse, c’est le kron: prinz de Bavidre. le duc de Wurtemberg, le ministre saxon vor Hausen, ete. En un mot, dans l’armée allemande, la chseetes D des troupes et la distribution des commandements 0110 gneusement combinées de telle sorte que chaque ati ESS garde son autonomie, ses étendards, le totem de sa tribu. Quelques désignations cependant échappent à cette règle; disons tout de suite qu'il s’agit de grands personnages personnifiant les états# majors : von Moltke, von Bülow, von Kluck, von Heermgen: Falkenhayn, généraux de cabinet ou de cour, non pas chefs dans L sens profond du mot.
Quelle est la suite à peu près fatale de cette nécessité des choses imposant leur formation et leurs chefs aux armées allemandes er
il faut, de toute nécessité, les doubler, les flanquer de personnages représentant précisément cette capacité et cette autorité indisper sable. Le commandement est donc bifide : un chef d’apparat et un technicien qualifié. Conséquence : ce ne sont pas les généraux mais les états-majors, les bureaux, qui commandent. La grande machine politique allemande, la grande machine militaire alle mande vit sur ce compromis ; et ce compromis est né lui-même de l’essence de la formation germanique : le particularisme. Si ot avait confiance dans les peuples, on se passerait de leurs princes, s on renoncerait au système de l’adlatus; le général commanderail
Quelques précisions et preuves. sont nécessaires.
Tant que les choses vont à peu près bien et que la mécaniqu fonctionne régulièrement, on reste attaché à la fiction du doubl commandement. Observez, toutefois, que von Moltke, qui so disant exerce le haut commandement, n’est, en fait, qu’un chef d'état-major et que l’empereur, nominalement « maître de 1 guerre », en fait ne commande pas : nous l’avons vu, dès le premie jour, séparer publiquement sa propre responsabilité de celle d grand état-major |
Autre preuve que l’on a remarquée, sans doute, au cours d P ; ’ tel
FA A ot
récit. Pendant la bataille de la Marne, quand le masque n’est as encore déchiré et que les apparences subsistent, l’empereur anifestant le désir de venir au quartier général de l’armée wonne (von Hausen) pour apporter le réconfort de sa présence et de ses félicitations, von Hausen lui envoie un officier pour l'informer que sa présence est inutile; et l’empereur n’insiste pas. à Donc, il n’est pas un chef réel, il ne « commande » pas. - Voici l'heure d’angoisse. Les armées allemandes sont battues, il “faut prendre le parti de la retraite. Qui assumera le fardeau d’une telle décision ? Qui « commandera » en cette circonstance tragique? - Nous avons dit comment les choses se sont passées : le grand étatmajor envoie un de ses membres, le lieutenant-colonel Hentsch. Cet officier, mince de grade et d’autorité, tranche, décide; tout le monde lui obéit. A la Ir armée, il ne prend même pas la | peine de voir le général commandant, pourtant personnage de pr autorité, « état-major » s’il en fut, von Kluck. ZI Le laisse …. de côté. Un entretien avec le chef de l'état-major von Kubhl lui suffit et von Kuhl agit sans en référer à son propre chef. La retraite est ordonnée, la défaite est consommée. Le commandant respon- - sable n’en sait rien. Et, sur le moment, personne ne se plaint, on M ne récriminera que plus tard quand les sceaux seront brisés. Les E états-majors ont tout pris sur eux : ils ont, seuls, « commandé ». Quand il s’agit de donner des ordres à la Ve armée pour la retraite à l’est, même procédure et même docilité silencieuse devant Hentsch, d’abord, puis devant von Tappen, puis devant von Dommes. Tout se passe entre les membres des états-majors « comme si » il n’y avait pas de chef : et 1l s’agit du kronprinz! Celui-ci, dans ses Mémoires, prétend avoir protesté, mais quelle k portée pouvait avoir son opinion, alors qu'il était complètement … dominé lui-même par son chef d'état-major, qui était aussi son …ex-professeur de stratégie et de tactique (1). ….. Von Tappen, grand personnage de l'état-major général, nous … à donné le récit de la « tournée » qu'il a faite le 11, accompagnant | von Moltke mourant, pour prendre les mesures nécessaires au len-
A de ira he. dé hé Se S. db
(1) Voici un passage des Mémoires du kronprinz, bien caractéristique à cet … égard : « Après avoir acquis cette conviction (qu’il devenait impossih'e de briser la résistance française à Verdun en 1916), j'ai agi de mon mieux pour faire rapporter l’ordre donné. Mes propositions et suggestions à cet effet allaient toutefois diamétralement à l’encontre de l'opinion du général £chmidt von Kno- … belsdorf, mon chef (d'état-major) de cette époque, de sorte qu'aucune suite ne … {ut donnée à l’avis que j'avais instamment soumis à l'approbation urgente de qui de droit. Bien au contraire, l’ordre de poursuivre l'attaque fut expressément
réiléré » (p. 189).
AL Lie tue AE
ue A LA PAMAILLETDE PE LA MAR