‹ La bataille de Navarin (1827) d'après les documents inédits des archives impériales RussesChapitre 41 sur 75 · DE LA BRETONNIÈRE · texte numérisé non relu

DE LA BRETONNIÈRE

30 janvier 1828.

Monsieur l’Amiral, j'ai reçu avec un sentiment de très vive reconnaissance la lettre bienveillante dont vous m'avez honoré et à laquelle était joint l’ordre de Saint-Wladimir. Jene dois cette haute faveur qu'aux élogestrop flatteurs que Votre Excellence a bien voulu

faire de moi dans son rapport à l'Empereur.

Cette haute marque d'attention de la part d’un monarque que toute l'Europe admire est la plus précieuse récompense qui puisse échoir à un soldat et ce n’est pas sans orgueil, Monsieur l'amiral, que je placerai sur ma poitrine cette distinction honorifique à côté de celle que j'ai reçue de mon très gracieux souverain. Elle rapellera sans cesse que j'ai eu honneur de combattre près de vous à Navarin.

DU VICE-AMIRAL DE RIGNY

6 février.

Cher Amiral,

Comme on le voit par les renseignements que j'ai recus, la Porte s'osbtine dans son refus d'accepter la médiation de la Russie, aussi longtemps que les deux puissances seront en guerre. On ne peut pas lui faire comprendre cette vérité qu'il est on ne peut plus important pour elle que vos vaisseaux soient non personnages agissants, mais médiateurs.

Je ne sais pas ce qui sortira de tout cela, car évidemment, jusqu'à ce que nous ayons

recu des nouvelles plus-détaillées, nous avons les mains liées par la déclaration.

Le comte Capo d’Istria m'a communiqué la copie d’une lettre qu'il a écrite à sir Malcolm pour le prier de secourir Candie. Le fait est que Méhémet-Ali ne perd ‘pas de‘temps. Le 15 janvier est arrivé à Alexandrie un brick envoyé par Maitland pour informer le pache de la levée du blocus, et dès le 21 janvier les vaisseaüx égyptiens ont fait leur spparition à” Souda. .

J'avais prévu tout cela depuis longtemps.

Selon moi, dans les circonstances présentes le’ président (Capo d'Istria) (1) n'a rien de mieux à faire que de rappeler Raïko de Candie, de ne plus rien envoyer, du moins à Livadia, et en général de se conformer à là déclaration en se reposant pour tout le reste sur l’obstination des Turcs. :

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