Président de la Grèce
DU VICE-AMIRAL DE RIGNY .‘ (Ærtrait.)
LA
Smyrne, 19 février.
D'après les nouvelles de Constantinople en date du 14, on ne doute point là que le prince Léopold n'ait déjà reçu le baptême des trois cours (il s’agit évidemment de l'approbation dognée par les trois cabinets de Paris, de Londres et de Pétersbourg au projet de le nommér roi des Hellènes), et que Malcolm ne se trouve à Nauplie où Donkins va lui monter la tête. * | . |
DU COMTE GAPIO D'ISTRIA
Nauplie, 17 juillet 1828.
La flotte russe a déjà quitté ces rivages, et Votre Excellence doit le suivre ; la Grèce habituée à considérer comme un gran bien la préseñce de la flotte et de Votre Excellence est tenue de vous exprimer, Monsieur l'amiral, par l'organe de son gouvernement les senttiments desa reconnaissance pour la partqu’avec tous les officiers placés sous vos ordres vous avez prise à sa restauration.
Lasse d’une luttesan glante et del'anarchie,
elle tourna ses regards vers les flottes des
puissances alliées quand, il y a près de trois ans, Îles escadres combinées se montrèrent devant les côtes de la Messénie.
Dans la mémorable journée du 20 octobre, les vainqueurs se sont couronnés de lauriers immortels, mais votre vaisseau-amiral, victime de rombreuses avaries, jonché de cadavres, a prouvé que, durant la bataille, le danger a été égal à la bravoure.
La nation s’est empressée de faire connaître par la voix de ses représentants qu’elle désirait éterniser le souvenir de tant d’exploits et attester sa reconnaissance. L’Assemblée nationale réunie à Argos a décidé l'érection d’un monument commémoratif et la création d’un ordre du souvenir, en m’autorisant à vous offrir les insignes de la première classe de cet ordre.
Vous n'ignorez pas, Monsieur l'amiral, les causes qui ne m'ont pas permis jusqu'à présent d'acquitter envers vous et envers vos officiers cette dette de reconnaissance nationale. Maintenant encore, je dois à mon grand regret me borner à être vis-à-vis de Votre Excellence
l'interprète des souhaits et des bénédictions dont vous accompagnent les habitants de toutes les parties du pays et en particulier de celles où vous avez résidé le plus longtemps.
Paros était naguère encore un endroit fort pauvre, sans routes praticables, sans établissements publics d'aucune sorte, Votre Excellence a choisi son port pour y réunir la flotte et bientôt cette île a pris une vie nouvelle. De vastes constructions entreprises par l’ordre de votre auguste monarque ont fourni d’honnètes moyens d'existence à quantité d'ouvriers, de pauvres et d’indigents. Dans l’espace de quelques mois grâce au bon esprit de lapopulation, la ville de Parosa pris un aspect agréable ; de : nouvelles rues y ont été percées, elle s'est embellie de places publiques et de quais pavés, elle possède maintenant une école spacieuse.
Mais ce n’est pas seulement’ à Paros, c'est aussi à Égine et à Nauplie que Votre Excellence a voulu laisser des mafques ineffaçables de la bienfaisance propre à son caractère. L’orphelinat, l'hôpital et d’autres établissements d’utilité publique ont reçu de vous des dons considérables. En un mot, les pauvres et les
Ensuite il adressera une sommation à Ibrahim et se mettra en marche.
La flotte égyptienne est en vue. Ce matin
j'y ai compté dix-neuf vaisseaux.
‘ Les vaisseaux restés au dehors, l’Æ£cho et l'Actéon, ont reçu de moi l’ordre de ne laisser les Turcs opérer aucun débarquement à Modon. Il faut, qu'ils se trouvent tous à Navarin. N'est-ce pas aussi votre avis ?
M. Canning m'a informé que les comtes Guillerainot et de Ribeaupierre viendraient à Navarin. S'il arrive quelque chose, je vous en ferai part... Il me semble qu'Ibrahim est axrivé ; j'ai remarqué en plus un grand mouvement autour de sa tente (c’est peut-être bien une maison) à Modon.…