LA BATAILLE DE NAÂVARIN
mière occasion de lui faire faire ma connaissance. De retour à bord de l’Azof,:Katakazi exprima à plusieurs reprises éon admiration
de la largeur d’eéprit et de l’absence d’arrière-
pensée dont j'avais fait preuve sur tous les points traités au cours de notre entrevue.
- Après l'arrivée de de Rigny (qui venait de
Zante) et la réunion des vaisseaux de ligne
français et anglais, je décidai que les navires : s’avanceraient sur deux lignes. Mon but, en
prenant cette disposition, était de mieux ob-
server la flotte turque. L .
Les deux amiraux (de Rigny et Heyden) se rencontraient volontiers chez moi à berd de.
l'Asia, mais ils ne semblaient pas disposés à se faire visite sur leurs vaisseaux.
La principale condition de l’ordre de ba’ taille proposé par Codrington pour l'entrée dans le golfe de Navarin était que l'escadre anglaise fût remplacée entre les escadres française et russe, de façon à prévenir toute oceasion de conflit entre ces dernières. Par là s’explique aussi l'espèce de pêle-mêle que l’ordonnance de Codrington introduisit parmi les vaisseaux.