‹ La bataille de Navarin (1827) d'après les documents inédits des archives impériales RussesChapitre 74 sur 75 · Agent militaire du gouvernement anglais · texte numérisé non relu

Agent militaire du gouvernement anglais

cette faveur, permettez-moi de vous assurer que je suis très flatté d’une telle attention ; je me rappellerai toujours avec orgueil que j'ai obtenu un ordre russe pour avoir servi conjointement avec Votre Excellence. Vous savez sans doute que l’ordre est donné de bloquer Alexandrie. — J'ai toujours été pour ce blocus. Nous sommes ici sans nouvelles niinstructions des cabinets de Londres et de Paris. M. Stratford Canning, depuis son départ, n’a pas écrit une ligne à personne, ce qui est positivement étrange, et nous ignorons complètement les actes de Ribeäupierre. A Paris, on dit que La Feronnays va remplacer Rivière comme gouverneur du duc de Bordeaux, qui est dangereusement malade. Mais cela n’est pas encore tout à fait sûr et ne se réalisera peutêtre pas. On dit aussi que les rapports ne sont pas très bons entre Wellington et Liéven, mais j'espère que ce n’est pas vrai non plus. Le général Guilleminot est ici dans une situation fort embarrassante. |

DE LYONS À HEYDEN

Constantinople, 2 décembre 1829.

Cher Comte,

Je m'empresse de vous envoyer unelettre de votre fils, avec qui j'ai eu le plaisir de faire connaissance ; Je puis vous dire sans aucune flatterie qu'il est très beau et de manières élégantes. Mais, — ce qui est le plus important, — il est fort apprécié de tuus ses camarades. : Malheureusement je suis arrivé à Nikolaief deux jours après le départ de l'amiral Greigh. Quel magnifique port que Sébastopol ! Quelle belle et florissante ville qu'Odessa et quel enfer que là mer Noire en ce moment!!!

Veuillezremettremes complimentsàl'amiral Lazareff, et croyez, cher Amiral, à mes sincères sentiments.:. |

DE LYONS (1) À HEYDEN

Constantinople, 25 février 1830. À bord de la Blonde.

Cher Amiral,

Je vous remercie de vos lettres, recevez mes cordiales félicitations à l'occasion de votre prochain retour dans votre famille.

Votre auguste monarque vous fera sans doute un excellent accueil, et tout Russe saluera avec joie le retour d’un officier qui, au milieu des responsabilités les plus sérieuses, a su élever si haut la gloire de sa nation. Je puis vous assurer, cher Amiral, qu’en quelque lieu que vous soyez, toujours vous accompagneront l’admiration et la sincère estime de tous les officiers anglais qui ont eu le bonheur de vous approcher. |

Croyez, etc.

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