‹ La bataille de SalamineChapitre 102 sur 325 · Les schémas sont de lamiral Serre · texte numérisé non relu

Les schémas sont de lamiral Serre

3. Ou plutôt les Sideles, leurs alliés. Ces navires, en clîet, provenaient Je SioTj du Pont, et étaient montés par des marins urccs. Ajijticn, Piiii., 123 :

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vogue à rebours, ou scie à culer, TTp'jtji.vriV xpo-jso-Oa', ; le retour des Romains était ainsi plus rapide que la poursuite des Carthaginois.

Dans la rencontre entre Irières, ralta(jue n'amenait pas toujours au coup d'éperon à couler bas. Le coup manqué, briser les rames de l'ennemi serait encore un succès '. Cette manu'uvre consistait à passer assez près du navire de l'adversaire, à glisser le long de son flanc, lui enlever toutes ses rames d'un cùli'. et paralyser ses mouvements ^ Nous savons très bien de quelle manière la galère retirait ses lourdes rames pour les préserver de l'attaque de l'ennemi cherchant à les briser. A un commandement, on les relevait de leur position horizontale pour les dresser haut et vers la proue, puis on passait les poignées dans un anneau spécial, appelé fourneladou . Les rames, ainsi, étaient foitrnellée.s ^! A l'abri de toute attaque, elles étaient alors prêtes, à un signal donné, à s'abattre toutes à la fois sur le navire imprudent qui se serait hasardé à frotter de trop près la galère. A lire Eschyle *, on a l'impression que la manœuvre n'était pas ignorée des marins de son temps et qu'usage en a été fait à Salamine, comme on le verra dans le récit de la bataille.

Malgré la supériorité de l'éperon, et bien que l'issue du combat dépende de lui, il ne faut pas s'imaginer que le reste des moyens de combat ne jouaient aucun rôle dans la lutte, en premier lieu l'abordage les armes à la main '. Thucydide dans un tableau saisissant nous apprend comment, parfois, le

1. Diodore, XI, 18, 6 : vtai xi; aèv èaêôXo'.; à'-urTov, ôJv Zi toù; xapuo-Jî TrotpiiTupov.

2. La manœuvre est connue de toutes les époques de la marine à rames; v. J. César, De bel. Alex., XV, à propos des Rhodiens. De même, Appien, Guer. Civ., V, 106 : xal -cap a où î tûiv ixîiî^ôvu)'/ t\ iftfi-xK'.x àvéxXwv t; viw-a; àvéxo— tov. Id., l'un., 122 : -zx axâfx, tûv A'.êûtov... cl; toù? xapsoj; J-oxpe/ovTa... i\iyi.QT.it -nr.oâÀ'.a xai xuJza;.

3. Pour les faire abaisser vers la mer ou sur le navire ennemi, on commandait : Defournelez ! Voy. le Lexique.

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