Hérodote, VI
3. Hygin, Aslronom. Il, 2, et Movers, das PhÔnizlsche Alterlhum, t. III. p. 185-186. Sur les causes naturelles qui ont dr^cidô de la vocation maritime des peuples de iaciMe phénicienne. Pietsclinan, Gcschicfile der l'honizier.
çantleui' gloire. Le dieu Mclckarlh leur apprit à fabriquer un radeau avec des branches de figuier', Khouzor, leur Vulcain, inventa pour eux le bateau el leur enseigna la manière de le conduire -. Dès les temps les plus reculés, c'est déjà à ces Chananéens maritimes que les grands conquérants d'Asie s'adressaient pour les choses de la marine, et Sémiramis appelait auprès d'elle des constructeurs navals de Phénicien Le pharaon Necos chargea les Phéniciens du plus hardi et du plus étonnant voyage autour de l'Afrique*. Avec le temps ils devinrent des condoltiers maritimes à la solde des souverains asiatiques et égyptiens, dont ils constituaient la marine comme plus tard les Génois au temps de Gharles-Qiiint et de François P'". Incorporés à l'empire perse, ils marchèrent volontiers contre les Grecs, leurs rivaux dans la navigation et le commerce, pour qui ils professaient une haine véritable, et qu'ils se flattaient de vaincre et d'anéantir sous l'égide du grand roi. Le contingent phénicien, — Hérodote tient à donner ces détails avec la minutie d'un chef d'intendance militaire, — portait des casques de peau de chien, des cottes de lin, des boucliers sans bordure '\
Après les Phéniciens, la plus forte escadre de l'armée est celle de l'Egypte. Elle ne jouissait pas d'une très haute réputation. La reine dUalicarnasse exprima franchement au roi le peu de cas (ju'clle faisait de ce contingenta L'Egyptien ne fut jamais navigateur, il avait môme de plus une horreur superstitieuse pour la mer, qu'il considéiait comme impure, comme le domaine de Set, l'adversaire d'Osiris. En montant à bord d'un navire, il croyait se lancer sur un élément ennemi, et en même temps contracter une souillure religieuse''.