‹ La bataille de SalamineChapitre 126 sur 325 · Hérodote, Vil, 89, et VIll · texte numérisé non relu

Hérodote, Vil, 89, et VIll

6. Hérodote VIII, 50 : AiyÛTtxtol ts xai Kû^rpio; xai KtXtx:; xai llifjLtpuXoi, twv ô'feXoç èuTi oûôe'v.

7. C'était tout de même le contraire pour la navigation sur le Nil. Les

LES CONTINGENTS Ho

Ce peuple, imbu de telles superstitions ne put jamais à aucune époque se former une véritable marine marchande'. Malgré tout, ri^^gypte a plus d'une fois figuré dans sa longue histoire, avant ravèncment de la Grèce et de la Perse, comme une grande puissance maritime. Déjà Sésostris, — Hamsès II, — sur des vaisseaux longs, subjugua les peuples de la mer Erythrée-. Un ex-voto, dont parle Diodoi-e, vaisseau de bois de cèdre, témoigna de sa reconnaissance aux dieux de la mer^ Si, après Sésostris, la marine égyptienne déclina, il ne s'ensuit nullement que son histoire s'achève à la mort de ce roi, quatorze siècles avant notre ère. Hérodote nous parle d'un contingent \ envoyé par les Egyptiens à la Hotte phénicienne, destinée à agir contre les Ioniens. Dans la seconde guerre médique, en dépit de l'opinion qu'Artémise avait sur eux, les Egyptiens s'attirèrent des louanges par leur conduite dans les engagements d'Artemision, notamment à la deuxième bataille ^ L'Egypte, du jour où elle avait aspiré au rang de grande puissance, avait dû se créer une armée de mer bien outillée, et ses navires étaient semblables à ceux des Phéniciens, hormis certains détails de coupe ou de gréement. Les progrès de l'architecture navale ont été suivis, et les vaisseaux qui sortaient des chantiers au commencement du v^ siècle, dififéraient sensiblement de ceux de l'antique reine llàtshopsitou, et de Ramsès. Grâce aux représentations figurées sur les murs du temple de Deil-cl-Bahari, — la conquête du pays de Pount, au débouché de la mer Rouge sur la cote actuelle des Somalis — on peut tant bien que mal suivre l'évolution

grandes barques aux voiles carrées, fréqueiiiincnt figurées dans les hypogées, ilottaieut sur le Nil, instruments d'un coiunicrce dont tout révèle rextrème activité.

1. Lenormant, ///s/où-e ancie?uie de rOrlenl, Tome VI, iivr. X, p. 491.

2. Hérodote, II, 102. D'après Diodore, I, 5."i, 2, iité<siti\î 3to)>ov vswv T£Tpaxoai(uv.

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3. Id. ibid. 57, !> : èvau7i:T,yT|ffaT0 Se xai rXoïov xsopivov xô [lèv [jlTiXo; tit.'/ûv 8iaxoatu)v xaL oy5ofi>iovTa, tT|V 5' ÈTti'fàvsiav è'/ov xr^v ijiiv £';w8cv îTtt'/p'jJOv, Tf,v 6' evSoOev xaTfipyuptuiAévTiv xal toûto [xsv ivé9T|Xs Twftsfo...

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