Cbap. IV, Les CIti/fres
qu'il parlo d'une troupe armée à la grecque, de le mentionner sans autres explications. Il se propose surtout de renseigner sur les Barbares dont l'équipement et les armures étaient assez peu connus *. Ainsi des Cypriotes, Pamphyles, Doriens, Ioniens, insulaires, Eoliens, et des soldats du Pont, il dit simplement qu'ils étaient armés à la manière hellénique. La même chose pour les Cariens qui, de plus, portaient des faux et des poignards, ce qui n'était pas d'usage chez les Grecs. Les Ciliciens portaient un casque de métal, de petits boucliers de peau de bœuf et une cotte d'armes ; deux javelots dans la main et une épée. Les Lyciens étaient cuirassés et portaient des jambières ou cnémides ; ils avaient des arcs de cornouiller dur et des flèches de roseau non empennées, des javelots, des poignards, des faux, de courtes pelisses à la hussarde, des couvre-chefs de feutre ornés' de panaches. Ces contingents marins étaient de bonnes troupes actives, organisées et soldées par des princes qui possédaient le pouvoir grâce à la faveur perse. Parmi les Ioniens il y avait des marins de tout premier ordre; la carte géographique que le tyran de Milct Aristagore étala à Sparte aux yeux du roi Cléomène, démontre les progrès des marins Ioniens à cette époque ^. Les Ciliciens sont la même nation qui, quatre siècles plus tard, donnait, dans la guerre des pirates qui lit la gloire de Pompée, toute la mesure de ses capacités navales. Les insulaires, d'origine pélasgique, étaient les plus anciens et les plus vaillants marins de l'Archipel.
PassoQs au camp hellénifjue. Ses éléments sont essentiellement marins. Jusqu'aux épibates eux-mêmes, la mer n'est complètement étrangère à personne, comme cela arrivait à une partie des chiourmes égyptiennes et môme asiatiques, et à tous les épibates auxiliaires, Saces, Mèdes et Perses. En effet, comme le dit justement M. Cartault \ la mer va chercher
1. C'est sa méthode irailleurs pour tous les renseijfuements qu'il fournit. Voy. III, 103 : T6 ixèv.... èTCiTTajjLsvoiïi xolzi "EXAT,Œt où 7'jyypis.bi ■ xô 6î uir, èziTTÎaTjtt aûtfiÇ, ToOto œpdîijw
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