‹ La bataille de SalamineChapitre 137 sur 325 · Hérodote, VllL r · texte numérisé non relu

Hérodote, VllL r

baze, fils de Mégabale, amiraux Je la troisième armée composée du reste des escadres du roi '. Tous Perses, ces superbes généraux de cavalerie qui mettent pied à terre pour aller commander à des navires et à des équipages dont ils ne connaissent ni l'art ni le langage, oiïrcnt une analogie frappante avec don Juan d'Autriche qui (juitte sur la côte son fier coursier pour aller à bord de la réale d'Espagne commander les flottes de la chrétienté contre le croissant. En lisant dans les Perses -, la liste des grands chefs perses tués à l'ennemi on sera étonné du nombre des officiers de cavalerie qui ont trouvé la mort en combattant sur des navires à Salamine : l'hipparque Artemvarès, échoué sur les côtes de Selinies, Artame de Bactres, Pharnouque, précipité de la trière à la mer, chiliarquc et myriarque, Dadacès, qu'un coup de lance jette hors de son vaisseau, Chryseus Mattalos, barberousse, s'affaissant sur le pont dans une mare de sang; le brave Ariomarde, les « chefs de cavalerie » Diexis et Arsamès ', et tant d'autres chefs de divisions de l'armée de terre. Ainsi à Lépante, deux minutes avant l'engagement, les chevaliers quittent leurs bottes éperonnées pour chausser des espadrilles, afin de ne pas glisser sur le dos arrondi des galères, enduit de matières gluantes. Il y a là Pertew-Pacha, commandant les ortas des Janissaires, Requesens, le commandeur de Caslille, Alexandre Farnèse, duc de Parme, qui fut plus tard le plus grand capitaine de son temps, et jusqu'à don Miguel de Saavedra Cervantes qui fut un simple combattant comme Eschyle, tous terriens et qui

1. IlôroJote, Vil, 97. L'expression d'Hérodote dans VII, 230 : 'A/aifiévr,!; iriù\-^z6^ TE èwv iép^ou xal xoû va'jxixo'j aTpaToû <jTf.aTr,Y();, démontre qu'AcliéiiK'nès avait le pas sur les autres généraux de la flotte. Une autre tradition recueillie par IMutarque, Themist. l 't, parle d'un autre amiral de Xerxés, Ariauiène, qui, sur un vaisseau de haut bord, lançait sur Tliémistocle comme dune niuraille, une grôle de flèches et de traits. Diodore, XI, 12,2 croit Mégabatc amiralissime, qu'il appelle àsï.yo-jiiîvov toj atôXoii, mais il se trompe parce que c'est son fils Mégabaze et non lui qui partici))e à la seconde guerre modique. Mégahate, père, fut le chef de l'expédition contre .Naxos, provoquée par Aristagore avant la révolte d'Ionie. Hérodote, Y. '.ï.i.

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