Id., ibid.,a
•j. Eschyle, Perses, 154-758 : Àiyo-jj: o' ù; sj [xiv [jLiyav tixvoi; -XoCtov £xrf',aw ^•jv a'./ixr;, -oZ o'ivxvôpîï; jtco i'/oov al/ij.il^jiv, -xtowov 5'ôa6ov oÙ'A/ aCi^âvîiv. . .
chique. C'eût été trahir les destinées de la monarchie perse que d'abandonner la politique ascendante de Cyrus, de Cambyse, de Darius '. Le sceptre qui devait diriger et pacifier le monde, la « cosmocratoric » qui ne l'ut définitivement établie qu'avec les Romains, c'est la hantise de toute l'histoire antique. On la retrouve au temps de Cliarlemagne ; les khalifes Arabes et Ottomans en ont caressé aussi le rôve ; et Napoléon se fùtil contenté de l'Empire d'Occident?
Ainsi donc, Xerxcs, en dépit de ses hésitations, ne revient plus sur sa décision d'agir, une fois qu'il l'a prise, et il déploie une activité, une prévoyance qui font de lui un successeur, non tout à fait indigne de Darius et de Cyrus. Il fait des préparatifs immenses ; il réunit les deux rives de l'Hellespont par les travaux admirables de deux ponts qu'Hérodote nous décrit; il creuse le canal d'Athos, il prépare de vastes magasins de vivres disposés sur toute la longueur de la route, de Sardes à Abydos, de Sestos à Therma, que devait parcourir son armée, flanquée de sa flotte. On n'avait jamais vu de semblables préparatifs ; aucune autre expédition, dans l'histoire ancienne, ne fut préparée de si longue main et avec des soins si minutieux. Aucune autre campagne avant la seconde guerre médique ne peut ôtre comparée à celle-ci, dit Hérodote -. L'effort, porté également sur mer et sur terre, démontre que Xerxès,bien avant Pierre le Grand, était pénétré de cette vérité que « le potentat qui a une armée a une main, mais celui qui a une armée et une flotte a les deux pnains ». Il se met luimême à la tète de ses troupes. Il comprenait très bien que seule son autorité pouvait tenir en respect ces foules innombrables qui passaient en Europe. Remarquables sont les procédés de Xerxès, à une époque si reculée, et de la part d'un monarque asiatique. Les fréquentes revues, les défilés, les manœuvres de l'armée et de la flotte, comme à Abydos et à Dorisque \ II. a la
1. Eschyle, f erses, v. "63 : à'v âvôp" âzîrr,; "Ajlôo; |j.T|),0Tpôï0u Taysiv, lyovTa sxf,- ■rcxpov £Ci6'jvTT,piov. Pour assurer cet empire, il fallait soumettre la Grèce, .2. Hérodote, VII, 20 et 21.