‹ La bataille de SalamineChapitre 163 sur 325 · Iléroilolo, VI · texte numérisé non relu

Iléroilolo, VI

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et les combats des Tliermopyles, de Delplies, el d'Athènes, n'aurait pas sombré contre les retranchements de l'istlime gardés par l'armée du roi Cléombrole, plus forte que celle qui a battu, quelques mois plus tard, Mardonius à Platées. Les travaux de défense établis surun front de plusieurs kilomètres, suivant la largeur de l'isthme, étaient vraiment considérables; plus de cent mille hommes travaillaient nuit et jour pour creuser des fossés, élever des bastions, fabriquer des briques, amasser du bois, des gabions remplis de terre '. Ces lignes infranchissables ayant comme point d'appui la puissante et haute forteresse d'Acrocorinthe, dominant les roules qui vont vers l'intérieur du Péloponèse, devaient présenter un ensemble formidable de défense -.

On ne sait également si la flotte grecque adossée à l'hémicycle de Kenchrées, qui va de l'actuel Ivalamaki jusqu'au delà du canal de Corinthe et de la récente bourgade Isthmie, admirable champ de bataille pour une Hotte à rames, n'aurait pas le dessus sur l'ennemi comme à Salamine. Quoi qu'il en soit, le cours des événements changeait la dernière partie du plan des confédérés, pour la gloire d'Athènes, et faisait livrer dans ses eaux la bataille décisive. C'est à la suite de cette grande victoire seulement que les Péloponésiens, un peu plus tard, se décidèrent à sortir de leur défensive et à aller défaire l'ennemi en pleine Grèce continentale.

Les précautions des deux adversaires, leurs projets stratégiques, leurs procédés de grande guerre, la manière dont ils menèrent les opérations sur mer et sur terre, tout démontre qu'au début du V siècle la guerre, loin d'être une rencontre aveugle et confuse de milices improvisées ou d'escadrilles de

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