Hérodote, VIII
2. Sur la muraille de rislhnie, Xénophon, Uellen., IV, 8, 8. Valérien et Justinien refortifièrent ristluiie. Les vestiges sont encore partout reconnaissables sur une longueur de dix kilomètres. Leake, TvaveU in Morea (Londres, 1840), vol. m, p. 304. Id. Veloponesiaca (Londres, 1846), p. 396. Voir également la très intéressante étude de M. S. Lambros, N io ; 'EXXt.vojavt, |jlwv, t. 11(1905), p. 433 et s., t. IV (1907), 1). 20 et s., pour ce qui concerne le moyen âge et surtout pour les temps des Paléoiogues qui, cu.\ aussi, refortifièrent ristlime.
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rudes flibustiers ignorants, était le choc organisé de troupes ou de flottes savantes et manœuvrièrcs visant à des objectifs déterminés, et qu'elle constituait déjà une science, comme de nos jours. L'opinion que dans l'antiquité la guerre n'était pas encore devenue un problème scientifique ', que, vu la faiblesse des engins mis en anivre, tout dépendait des qualités seules du matelot ou du soldat, de la valeur personnelle du commandement, est une opinion erronée. D'abord, l'énergie morale aujourd'hui aussi, comme par le passé, joue toujours le rôle prépondérant dans les engagements; peu importe la différence des armes et de la tactique; aux terribles corps-à-corps d'autrefois, ont succédé des engins plus terribles encore semant la mort à distance. Ainsi la lutte continue à exiger une vaillance au moins égale à celle de jadis. On ne sait au juste s'il faut plus de valeur personnelle et plus de sang-froid à un commandant de trière, qu'au commandant d'un colosse cuirassé, d'un tirant d'eau de plusieurs mètres et d'une vitesse vertigineuse, échangeant des coups d'Encélade et de Briarée. En revanche, la tactique sans cesse modifiée, n'aurait pour sa partie immuable, — les grands principes d'attaque et de défense, — rien de nouveau pour l'antiquité. Nelson dirigeant tout son effort contre une seule partie de la ligne de bataille de l'amiral Brueys à Aboukir, n'inaugurait pas une tactique qui eût étonné Miltiade ou Epaminondas, véritables initiateurs des formations ayant pour but de concentrer l'eflort principal d'une armée contre une partie des forces opposées. Il ne faisait qu'appliquer au combat sur mer les principes qui avaient guidé sur terre les deux généraux anciens. Les admirables dispositions du général Spartiate Xanthippe, condottier à la solde de Garthage, à la bataille où il défit le consul Regulus, offrent un modèle d'emploi judicieux des troupes qu'on a sous la main. La bataille d'IIydaspe, ce Marengo grec où Alexandre ressaisit la victoire par l'arrivée opportune de Cratère, constitue une leçon d'emploi rationnel des réserves sur