Eschyle, Perses, 2o
les yeux lo toxlo d'Eschyle '. Il l'a eu sans cloute pour en combler les lacunes el même pour le corriger sur plus d'un point, les chiiïres ou les dispositions de combat par exemple. Mais ce texie trop court, ne touchant que les lignes générales de l'aclion navale, prête aux explications les plus diverses. Aux yeux de maints critiques, il passe pour ne s'opposer ni aux traditions recueillies par Ilérodole, ni à celles, si différentes pourtant, suivies par Diodore, — Ephore — . Breitung tâche de concilier - les témoignages dEschyle, d'Hérodote et de Diodore de la manière suivante : La disposition des deux Hottes au début de la journée était telle que l'indique Diodore; la Motte grecque occupait toute la largeur du détroit, la Hotte perse rangée en bataille en dehors de la passe ; puis les Perses font irruption dans le détroit, mouvement que Breitung croit trouver dans le texte d'Eschyle : « (o>; o'èv o-tjvw -\rfio^ yzw r^^ctOi'7-\. » '\ et qui portâtes Phéniciens vers l'ouest, ce qui coïncide avec le témoignage d'Hérodote. On verra plus loin qu'une autre école a fini par concilier ces textes d'une autre manière. La disposition des deux Hottes, le matin avant le combat, était telle que l'indique Hérodote, savoir, les navires grecs ancrés le long de la côte de Salamine. Ainsi, selon cette opinion, Hérodote est censé parler seulement d'une formation, si c'en est une, prise la Hotte étant encore au mouillage, et il ne parla pas du tout de l'engagement; Diodore s'en charge et décrit par conséquent la disposition des escadres au moment du combat. Mais il manque un trait d'union : le mouvement qui porte l'armée grecque à la rencontre de l'armée perse, et c'est Flschyle qui l'a décrit. On dirait que les trois autours se sont concertés pour la composition du récit.
Quoi qu'il en soit, Hérodote n'étant pas trop favorisé, pendant longtemps, par la critique, le texte d'Eschyle a passé pour contenir la vérité sur la bataille de Saliîmine, le poète ayant été témoin oculaire des événements. Mais il me semble qu'une fois