‹ La bataille de SalamineChapitre 200 sur 325 · Lolling, op. cit., p. o · texte numérisé non relu

Lolling, op. cit., p. o

altribvie à un lapsus calami lo mol Kéos an lieu d'écrire Léros '. D'aulres autours ■ reconnaissent Kynosoura et Kéos dans deux promontoires de la cùle méiidionale de Salamine. Kaase est plus rationnel : « Malheureusement, dit-il, nous ne connaissons pas un endroit portant le nom de Kéos dans ces parages, mais il est évident que ce point se trouve sur la côte Attique à l'est de i*sy Italie ». Raase qui a vraiment épuisé les questions topographiques, place Kéos à Drapetsona, mais les raisons qu'il en donne nous pai'aissent assez peu concluantes \ Ce n'est pas à Drapetsona que se trouve la côte sacrée d'Artémis, rattachée à Kynosoura par un pont de navires, selon l'oracle de Bacis, mais bien aux environs de Munychie. 11 est parfaitement naturel qu'une ilotte nombreuse, qui sort de Phalère et double Munychie pour donner dans le détroit, figure une sorte de pont entre Munychie et Kynosoura. L'oracle à coup sûr ne parle pas d'une ligne de vaisseaux entre Drapetsona et cap Barbare, mais d'une ligne reliant Munychie à Kynosoura. Stein croit que Kéos est simplement une autre dénomination de Kynosoura, ou plutôt d'une partie, la plus orientale, de la minuscule presqu'île. C'est une conjecture un peu hasardée. La structure de la phrase d'Hérodote dénote plutôt qu'il s'agit de deux points bien distincts : h.<j.'^\ Kiov te xal tt,v Kuvôo-o-jpav ^ Sihler repousse ^ la manière de voir de Stein, lequel voit une preuve d'identité de signification dans la conjonction Ts-xal, et souligne la répétition de l'article,^ qui selon Sihler indique plutôt deux localités ditïérentes. Laissons de côté l'opinion de LoUing proposant de substituer k^-'-û'. rr,v Aipov à ràiji.5l tt,v Kéov. Parmi les bouleversements, que parfois fait subir aux textes une critique par trop hardie, mais qui sont à la vérité commodes, la leçon de M. Lolling est, il faut l'avouer, extrôme-

1. Loeschke, Edkorus Studien, Jahrbiicher der philologie, 1887, p. 29.

2. Barthélémy et Kruse (Grote, vol. IV, 477 note), Thii'lwall, Vil, p. 30.j.

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