Comp. Biisolt, Grich. Gescli., p. 690, n
5. lltM'oJote, Vni, 63 : ivcSioâjxîto Eûp'jS'.iôr,? • Aoxiîtv 0£ lAOt, ippMÔf^ix^ |j.i- )>iffT3t ToO; 'A6r,vïio'j; àveoiOïTxexo, ar, T'f 3a; àTCoXi~w7'.. r,-/ ttoô; tôv 'IjSuôv ivi^T, Ti; vca; ■ àitoX'.TT'îvToiv yào 'A9T,vaiwv o'JxsTi è- 'vovxo i\:6\J.x/oi o't XoiToi.
Zl'l LA BATAILLE DECISIVK
séditieux, ce (jui obligea l'ami ralissiinc à convoquer de nouveau le conseil. Mais le dissenlimcnt paraissait irrémédiable; les Péloponésiens insistaient sur la nécessité d'appareiller pour aller drfondro le Péloponèse, et de ne pas rosier à se battre pour dos territoires déjà perdus. Les Athéniens, Eginètes et Mégariens criaient qu'ils ne bougeraient pas de Salamine '. Thémistocle alors, se dérobant du conseil, envoie Sikinos au camp des Mècles pour arriver par la ruse au résultat qu'il visait. La ruse était en grand usage dans les guerres des anciens. Les ruses de guerre, stratagèmes, embuscades et guet-apens de toute sorte, étaient constamment do modo; Onésandre on a composé un l'ecueil qui fait encore les délices dos esprits curieux, et un peu le profit des gens de métier. Thémistoclo y était, paraît-il, passé maître, puisque d'un môme coup de filet, il sut prendre ennemi et alliés. Le fait ne paraît pas douteux, Eschyle, Hérodote, Diodore, Plutarque le rapportent. C'est une tradition très tenace. Si c'est une fable, elle fut enracinée d'une manière réellement très curieuse, pour arriver à évincer de la sorte la vérité.
En somme, Xerxès n'avait pas besoin d'être amené par une ruse à une entreprise que tout lui dictait. Marchant vers l'Isthme, il ne pouvait pas permettre l'existence dune station de quatre cents navires et d'un camp ennemi sur ses tlancs, et pour lui, envelopper et traquer cette force, concentrée à proximité immédiate de ses troupes, était une nécessité urgente. Il avait déjà esquissé ce mouvement, il allait l'exécuter le lendemain. La ruse donc, si ruse il y a eu, n'a précipité les choses que de quelques heures. Mais de quelle façon s'y prit Sikinos pour entraîner Xerxès? On n'était pas si simple à l'état major et à la cour perses. Histiéo, l'astucieux Ilisliéo, ne put tromper autrefois Artaphorne -, et on se rappelle combien l'amiralissime perse x\cheraenès fut méfiant à légai'd de Démarate, qui pourtant avait donné au grand roi maintes preuves d'attachement et de sincérité. Aurait-on si aisément cru Sikinos sur parole; Sikinos messager de Thémistoclo, chef du parti démocratique,