‹ La bataille de SalamineChapitre 235 sur 325 · Ilôrodutc, VIII, IG · texte numérisé non relu

Ilôrodutc, VIII, IG

2. Busolt (p. ■Î02) pense qu'Hérodote, uniquement pour faire vainir l'oracle de Bacis. dit (VllI, 16) xaTîï/ov te iJ-s/p'. Mo'jvj/(t,; zâvra tov -op0;j6v ■:T,<s: vt.juî, puisque depuis longtemps déjà la flotte perse s'était détachée de Munychie cl maintenant devait avoir pris ses positions en l'ace de l'ennenii à Salamine. Busolt se trompe. Au moment où lu bataille conuncnra, une partie de la flotte barbare ne se trouvait pas dans le détroit, et n'avait pas encore pris ses dispositions de combat (Hérodote Vil, 8G) ; le mouvement continuait du dehors (Esdi., Perses, V. 412-414), l'arrière-garde provenant de Phalère donlilait Munychie et Akté.

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vie tombe, et la parole est à repordn d'airain et au terrible xVrès qui teint de rouge la mer. Le jour de la liberté arrive alors pour la Grèce, par la grâce de Zeus et de la Victoire vénérée » '. Hérodote pouvait-il omettre de rapporter les beaux vers de Bacis qui reflètent l'àme nationale, toute convaincue de la victoire finale et de la délivrance du pays ?

La Hotte, arrivée à l'issue méridionale du détroit, débarque un fort détachement à Psyttalie et l'occupe dans le double but de préparer un refuge pour ses marins et ses navires maltraités pendant l'action, et d'autre part de préparer un mauvais accueil à l'ennemi échoué sur cette île ^ Les Perses, qui s'attendaient à une rupture du blocus qu'on établissait, devaient naturellement songer à une éventualité d'engagement tout près et autour de Psyttalie, mais la suite des événements a rendu leur précaution inutile; les Grecs n'eurent pas à se réfugier sur la petite île, et la llolte perse vaincue et en fuite n'eut pas le temps de reprendre le détachement •'.

Dans le même temps que s'établit le blocus des passes, d'autres navires, d'après Flschyle, cernent l'île de Salamine. Le récit du poète est extrêmement vague ^ et ne précise pas suffisamment ce second mouvement. Il est donc arbitraire d'interpréter le aXXaç os Y.'jy'/M AI'xvto; -ipi^, par : « en envoyant

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