Voir le chapitre traitant les questions topographiques
2. « Elle s'avance decvivanl une courbe », traduit justement G. de Montigny [Hialoires d'Hérodote. Paris, I883j.
à fait compréhensible. Hérodote ne dit pas x'jxaoÛ;jl£vo'. ty.v SaAa;i.v>a : cernant, enveloppant, investissant Salamine ; il dit
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MOCVRMF.NTS DE I. A FLOTTE PERSE, AVAXT LA BATAILLE, DANS LA XLIT
(Seloa Hérodote, après Diinuit .
Léfjende. — AA, aile droite .tni y^w \)\}niïnt '>() t..' cjniui,; '/t?pJi.), les Phéniciens, « nuji.;.ijj[j...''ij. ,.;ji'j.* iîi|iii £.i?ii*<fT¥ni ». — BB, lescadre de débarquement, qui après avoir jeté les troupes sur Psyttalie, attend (entre Kéos et Kynosoura' minuit pour suis're le mouvement général vers le détroit. — CC, aile ganctie ou du levant, Ioniens, Cariens, devant former la queue de la colonne '. — DD, la flotte grecque amarrée sur la côte de Salamine.
xj/.Ao'jaîvo'. 7:00; -r.v Ï7.Aa|jLv/a. ot il y a quelque dilTérence. Il a pcut-ôtrc voulu dire simplement ceci : que l'aile droite décrivant un arc de 180" a (juittc le rivage de Phalère pour se porter vers Salamine. On a donné à ces mots d'Hérodote le sens d'investissement de l'ile de tous les cotés, prévenu qu'on était par l'expression d'Eschyle : aX/.a; oi xj/.aw vy^tov Al'avTo.; ~^2'-;,
1. Il n'est pas improbable que U flotte perse, avant même de contourner Akté, prît, par un mouvement succe3sil', la formation de liiine de file, sous laquelle pénétre dans le détroit.
et par rinformation d'Ephore sur Tenvoi d'un f;ros détachement de deux cents trières au détroit de Mégarc '.
Qu'il y ait eu surveillance des abords de l'île, ii n'y a pas à en douter, mais cela diffère d'un investissement qui n'aurait pas sa raison d'être, et de la fermeture des portes de la baie d'Eleusis du côté de Mégare, dont Hérodote ne dit pas un mot. En cHef, poster les navires tout autour de Salaminc n'aurait pas eu trop de sens, la fuite des Grecs ne pouvant s'effectuer autrement que par mer, à travers les détroits. Yalait-il la peine, pour Xerxès, remarque très judicieusement l'amiral Hoickenliagen, d'affaiblir sa ligne de combat en détachant une partie de sa Hotte, si cette partie devait à son tour être subdivisée en d'autres détachements qui à eux seuls ne pouvaient opposer une sérieuse résistance? Et ceci, dans quel but? Si la Hotte grecque effectuait une sortie du côté du détroit de Mégare, l'escadre de
1. Hérodote, VIII, IG. (ioodwin hésite entre deux explications du x'jxXo'j[j.cvo'. irpôç TT.v }£. 11 le rend par « so as to cncircle it » pour la cerner, ou par, «hy a circuitous movenient », suivant un mouvement circulaire. Mais intluencc par Diodore, il linitpar voir dans -/t'j/.7vO'JîJ.£VGi -poi tt,v i)., l'envoi d'une division pour fermer le détroit de Mégare. M. Sitzler dans ses quelques dissertations sur la bataille de Salaminc et sur Hérodote, publiées dans VAnniiaire sur le pro;/rès des éludes classiques de Buvsiaii (Jahresbericht ûber die Fortschritle der Klassischen Altertumswissenschaft von Bursian 31 [(1903) : Jahresbericht l'iber die Schlacht bei Salamis. S. 96 folg.), se permet une légère modification du texte d'Hérodote en ce qui concerne la phrase xu-/c)>oÛ[jievoi irpôi; tf,v ï:a)>a[xTv2. «Après le message, dit-il, de Thémislocle, Xer.xès envoie l'aile ouest de sa Hotte autour de Salamine et ferme le détroit entre l'île et ISKgare. Je crois avec Mcycr [Geischichle des AUeriums), que c'est là le fait véritable, rapporté par Eschyle el les auteurs plus récents qu'Hérodote. H a cependant échappé à Mcyer qu'Hérodote (VIII, 76) par àvf,yov [xîv tô à-' k'jrAor^c, xÉpa; xuxXo'Ju.svot toô; -z-f;/ i2., n'a pas voulu dire cela. Quant à mon avis, les mots Trpô; ■:•>;; i:., qui, jus(pi'a présent, défient toutes les interprétations doivent être changés en ti s p l xr.v i:aXa]j.îva. Ainsi ils seront d'accord avec l'autre tradition ». H y a aussi des passages dans lesquels Ttux^vsraOaci et xtj>i)voûaOai quoiiiuc non combiné avec -p6;, mais avec i~\, veut dire tracer un cercle dans la dirccliiin d'un point. Ainsi chez Platon, PoUlic. 210, où il s'agit du centre autour diupicl tonine l'uiûvers : t6 toû xavxo; totè [j.èv so' 5 vOv xuxXcixat -iépsaOai, toté ô' k~\ xàvavxla ; de môme Platon, l'hilebos 15^^ : ird Ôaxepa >ijx)>iôv, et dans Jean Malalas p. 148, 14 : [j.-^ x'jx)io!iar, en' aùxr.v /aipavta. Sur cette question, les propres termes de M. Raase, die Sclihiclil bei Salamis, sont : cinen Kreis beschreibcnd in der liiclitung aiil' Salauds, desscn Zentruni Salamis bildot.
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blocus placée de ce côté, aurait dû se trouver en face d'une tâche aussi ardue que celle en face de laquelle se trouva la ilotle pénétrée du coté de Psy Italie. Si elle était disséminée, les Orecs auraient une victoire facile ?i remporter. Cette mesure donc, n'avait de sens que si elle pouvait réellement fermer la dernière issue sur la côte nord-ouest de Salaminc.
C'est seulement Diodore qui rapporte l'envoi d'un détachement spécial d'une grosse division de deux cents trières, qui devaient fermer les passes de Minoa et de Boudoron. Ce grand détachement, Hérodote n'en aurait-il pas fait mention comme de celui qui fut envoyé faire le tour de FEubée?
A la vérité, pourquoi consacrer une grande partie de la flotte à bloquer toutes les côtes de l'île, lorsque tous les navires grecs se trouvaient sur la seule côte orientale, par dedans les détroits. Les Perses n'y ont employé que quelques trières ou penlécontèrcs, et la faiblesse de cette surveillance explique seule la réussite d'Aristide, qui parvint à débarquer sur la côte méridionale de l'île, selon toute vraisemblance.
Quant à ce qui concerne le gros détachement de deux cents navires qui gardaient l'issue nord du golfe d'Eleusis, d'après Diodore, on ne peut comprendre comment cette force imposante contre laquelle les Grecs n'avaient rien opposé, resta inactive de longues heures mortelles et angoissantes, pendant lesquelles la flotte perse luttait avec désavantage contre la flotte grecque tournée vers le sud, occupée à repousser l'assaillant entre Kynosoura et la côte d'Aegaléos, comme le veut Diodore, ou entre ïvynosoura et Kéramos. Pourquoi ce détachement n'allait-il pas prendre à revers les Grecs comme il lui était facile'^De Boudoron au chenal de Saint-Georges, la distance n'est pas énorme; il n'y a qu'une bonne heure de vogue de combat pour une trière. Les derrières des quatre cents trières grecques, aux prises déjà avec un nombre d'ennemis supérieur^ étaient exposés à toute entreprise semblable. Aucun détachement ne l'a tentée, parce qu'il n'en existait aucun, et nous verrons dans la suite de cette analyse que les Grecs, eux non plus, ne pouvaient prendre des dispositions de nature à leur
ménager de désagréables surprises. Il ne faut oublier en aucun moment que leur base, leur ap|)ui était Tîle de Salamine; se détacher d'elle pour aller se balancer au milieu du détroit, offrant un fionl mince au coin compact de vaisseaux ennemis faisant irruption dans la passe du sud et exposer leurs dcri-ières à un ennemi nombreux, guettant à l'autre porte des détroits, à la distance de quelques milles seulement, ce ne serait pas là une tactique digne de l'expérience des stratèges grecs. "^
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l'LAX SCIIKMATIQUE l'F.S l'OSITIONS DE I.A FLOTTE DC GRANh HOl A IMIALKIIE AVANT i/aPPAREII.LAOE ET I.A MARCHE CONTRE SAI.AMINE.
Une fois la flotte barbare amarrée ou hissée sur la grève de Phalère, il est très aisé de se représenter la manière dont elle devait être rangée sur la côte, répartie en un corps de bataille et deux ailes, comme se formaient d'ordinaire tous les camps maritimes à l'époque des navires à rames. L'aile droite, proue vers la haute mer, appuyée sur Munychie, est tô àii' z's-ii^r,:, xspa;, l'aile de l'ouest, composée des Phéniciens sous les amiraux Préxaspès et Mégabaze perses, et les rois de Tyr et de Sidon'. A cette aile Hérodote garde son nom i-' sTTzépr,; xioa;-,