iiriotioto, VIII, s
en précisant sa place pcnclanl le combal. L'aile gauche composée des contingents Ioniens et Cariens, s'étendait vers le cap Kolias; c'est le frère consanguin du roi, Ariabigne qui la commande. Le centre enfin, entre les deux armées formant les ailes, commandé par l'amiralissime Achemenès, était composé des escadres d'Egypte. C'est vraisemblablement ce centre qui, ayant quitté Phalère avant les autres, a opéré le débarquemant à Psyttalie. A minuit, l'aile droite, — les Phéniciens, To h.Ti kird^T^c, xspa^, — après avoir appareillé et changé de direction par un mouvement de conversion, })rend la tête de l'armée et vogue droit vers l'issue du détroit, entraînant les divisions qui, après avoir opéré le <lébarquement, attendaient devant Psyttalie entre Kéos et Kynosoura. Ces deux parties de l'armée qui donnent immédiatement dans le détroit sont suivies peu après par la troisième partie, l'aile gauche, l'armée Ionienne et (^arienne qui double déjà Munycliic et le Pirée. Ainsi l'armée navale du grand roi va prendre ses postes de combat, si netlemcnt indiqués pur Hérodote ' quand celuici nous donne la description de l'engagemoul. L'aile droite prolongeait encore son mouvement dans le détioit, eiïleurant presque la côte d'Attique, le cap tourné vers Eleusis; le reste des navires suivaient, mais ils n'étaient pas encore tous entrés dans le détroit. Par conséquent le front de bataille ne pouvait pas encore se former, quand tout à coup les barbares sentirent qu'ils allaient, contre toute attente, êtj'e attaqués. D'un mouvement d'ensemble, ils portent alors la proue contre l'ennemi. Tous les navires décrivent sur place un arc vers la gauche, jusqu'à ce que la direction qu'ils suivaient forme avec la nouvelle, un angle droit. Ils s'elTorcent en môme temps de serrer les rangs, de combler les vides qu'avait créés dans la ligiie un pareil mouvement. Ulérodole note cela plus que clairement, quand il dit ([ue les barbares luttent sans être encore formés, | Ttôv 0£ Bapêipwv O'j Ts-ravuévcov ï-.i.
Enfin, tant bien que mal, ils parviennent à passer de l'ordre de marche à l'ordre de combat. Sans changer donc leurs places -