Hérodote, VIII
respectives dans la ligne, les trois parties de la floLle perse, se trouvèi-ent en face de la Hotte grecque, dont les Lacédémoniens occupent la droite, et les Athéniens la gauche, et qui est déployée devant la côte orientale de Salamine. Quant à ce qui concerne la position de la flotte grecque depuis son arrivée à Salamine, il n y a pas de divergence de vues; tous admettent qu'elle est amarrée ou hissée sur la côte orientale de lile, tout le long du détroit, et plutôt amarrée que tirée à sec, comme nous donne lieu de le penser la phrase d'Hérodote : xa-. o». o'.a).u- Oiv"^ £x Toù (TUVcOpw'J £T£êa!,vov S; Ta; vÉaç *.
ITpôxpoTcro'., c'est-à-dire massées en face de la côte en plusieurs lignes, et en échelons, il n'est pas du tout prohahle que les trières grecques l'aient été. Si le détroit était haiayé par une tempête, il y aurait trop grosse dijficulté à les tirer à sec. Seule la première ligne amarrée pourrait être immédiatement hissée sur la grève. En cas d'attaque soudaine, seules les trières amarrées auraient reçu facilement leurs équipages campés à terre, les moyens d'embarquement faisant presque totalement défaut ". Hérodote a l'habitude de signaler presque toujours si le bâtiment reste à l'ancre, £7î' àyxupswv, ou les rames traînantes dans l'eau, xaTr^ps; '\ S'il n'en dit rien, c'est une preuve que les trières sont tirées sur la plage ou amarrées. En fait, une halte prolongée à l'ancre est un mode de relâche impraticable pour la trière.
Ainsi, logiquement, pas une trière grecque à Salamine n'était ancrée, [xsTécopo;, toutes étaient amarrées à la côte, sinon hissées sur la grève, puisque nous savons que les épibates rassemblés et harangués par les généraux au dernier moment avant le signal d'appareillage, avaient reçu l'ordre de s'embarquer. Mais la petite baie d'Ambelaki n'offrait pas assez de place aux 380 trières des Grecs et à leurs quelques penfécontères. Elles devaient donc être déployées tout le long du rivage, sur la rive gauche du d('troif, et il faut supposer une ligne assez