‹ La bataille de SalamineChapitre 248 sur 325 · Hérodote, IX · texte numérisé non relu

Hérodote, IX

3. Hérodote, IX, 28 : TeXeuTatoi 5è xal TpwTOi stxjjovto, xépa; è'/ovxcî ih 6Ùaiv'j[j.ov.

4. Goodwin, Papers of tlie American Sc/tool of Classical Slticlies at Alhens, Vol. I, pp. 239, 262. Note ">2.

autant de galères et do six grandes galéasses. A Salamine, à Platées, à Mycale, les Alhéniens auront l'aile gauche. La manière d'ailleurs dont Diodore place les Lacédémoniens dans l'ordre de bataille prouve la négligence extrême avec laquelle son récit est écrit. En les plaçant après les Athéniens : tô u.k ÊJwv'jijLOv xÉpaç £7te^yov(I) AO-r,va~,o'. xal (II) Aaxsoa'.aôv.o'., il ne place plus en fait les Lacédémoniens à l'aile gauche, mais dans le centre môme de la ligne de balaille; car le nombre de trières étant de trois cent quatre-vingts et les trières athéniennes presque deux cents, on peut aisément comprendre que toute l'aile gauche étant occupée par les Athéniens, il ne restait plus là de place pour un autre, et nous ne pouvons pas admettre que les escadres étaient mêlées. Ainsi avec Diodore, les Lacédémoniens ne sont opposés ni aux Ioniens, ni même aux Phéniciens, et il faut chercher à leur trouver d'autres adversaires. Toutefois Hérodote est très circonstancié. Pourquoi les Phéniciens se trouvent-ils en face des Alhéniens ? Parce qu'ils formaient l'aile vers Eleusis. — Pourquoi les Ioniens se trouvent-ils en face des Lacédémoniens? Parce qu'ils sont placés vers le Pirée et que les Lacédémoniens occupent la droite.

Pour l'occupation de Psyttalie, l'amiral liorckenhagen ^ trouve « erronée et trompeuse » la conception, d'après laquelle le déploiement des forces perses à l'entrée du déiroit et autour de cette pelite lie et son occupation, sont dues à ce que cette dernière était située dans les eaux où, suivant le plan du roi, la balaille devait avoir lieu. Cetle conception est en contradiclion avec le développement ultérieur des fails présenlé par Hérodote et même par Eschyle. De plus, ajoule-t-il, on ne peut envisager de la sorte la question au point de vue purement militaire. Lorsque Xerxès décida de porter un coup décisif avec sa flolte amarrée à Phalère, il ne pouvait pas prendre des dispositions au-delà d'une première rencontre éventuelle. Mais où et quand, précisément celle-ci devait-elle avoir lieu? C'était encore incertain. Or, la concentration de la flotte perse au sud

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