Diodore, XI
2. Adm. Horckenhagcn, Marine-I{uiidschau (lOlflj, Salamis, iii, pp. 2i-2j.
des passes, dans le golfe Saroniqiie, faisait face à plusieurs éventualités, dont la plus probable et la plus avantaj^euse pour les Perses, aurait élé une batciille langée en ce lieu môme, oi!i ils avaient tout l'espace voulu pour déployer leurs escadres et faire valoir leur supériorité numérique. A la suite de l'esprit offensif montré par les Grecs à Arténiision, ce n'élait pas un calcul par trop erroné que de supposer que ceux-ci sortiraient et accepteraient la bataille. Xerxès aurait dû tenir compte de cette éventualité en formant ses lignes de bataille en rade de Phalère '. Mais les Grecs ne sortirent pas et n'acceptèrent pas la bataille ; ce que Xerxès apprenait le soii' même, et ici commence le récit de la deuxième phase '-. Il pensa d'abord à bloquer toutes les issues, pour prévenir la fuite de l'ennemi. Ainsi l'occupation de Psy Italie était d'une beaucoup plus grande importance pour le l)locus que pour la bataille, où elle ne pouvait contribuer tout au plus qu'à augmenter les pertes ennemies et diminuer celles des Perses vers la fin de la bataille. Ces dispositions de blocus vu le manque d'espace, contrecarraient les manœuvres de grand style. Elles ne sont donc compréhensibles que pour la nuit où l'on n'avait pas à craindre un mouvement d'ensemble de la flotte ennemie. Pour le jour, on aurait dû, s'inspirant d'une tactique bien conçue, placer des navires éclaireurs sur les passes, — c'est-à-dire devant les issues du détroit, — mais le gros do la flotte il aurait fallu le placer plus en arrière, ainsi que c'est la règle en face d'un bras de mer resserré entre deux terres. Pour continuer les opérations le lendemain, pour anticiper la troisième phase qui conduisit à la formation des forces adverses décrites dans le ch. VIII, 85 d'Hérodote \ on n'avait (ju'à prendre une formation appropriée aux lieux, par conséquent, peu large de front, mais très profonde, qui n'était pas favorable à une action, puisqu'elle était précisément une formation de marche. A ce moment donc, il s'agit, pour Xerxès, de pénétrer dans le détroit et d'eiive-