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lopper les Grecs. On devait ainsi s'attendre ou à une cliasse générale ou, si l'ennemi s'opposait et tentait la sortie, à une bataille de rencontre. Le lieu de cette rencontre n'était pas encore certain ; il ne s'agissait donc à ce moment que de se porter en avant.
On pourrait ajouter aux commentaires de l'amiral liorckenhagen les considérations suivantes : même dans le cas où l'on attribuerait à l'occupation de Psyltalie, à rencontre de ce que dit l'amiial, une importance beaucoup plus grande pour la bataille que pour le blocus, il faut admettre que l'action a eu lieu bien avant dans le détroit, mais de manière à permettre aux Grecs et aux Barbares un accès à Psyttalie ; autrement, ni Hérodote, ni Escbyle, n'auraient dit ce qu'ils ont dit de cette île : « C'est là que Xerxès avait envoyé ses guerriers pour faire main basse sur les Grecs qui s'y réfugieraient et poui' secourir les Perses que la mer y jetterait » ^ : « Psyttalie fut occupée dans l'intention de secoui'ir en cas de bataille, les amis, et de détruire les ennemis qui y seraient réfugiés, puisque c'était surtout là qu'hommes et épaves seraient venus s'échouer - ». Il fallait donc que les deux flottes ne fussent pas coupées de cette île. Si nous admettons avec Diodore que les Grecs vinrent s'opposer aux Perses sur une ligne dont l'aile droite était appuyée sur l'île de Salamine, l'aile gauche sur la côte d'Attique, et qu'en face d'eux les Perses sont venus, le dos tourné vers Psyttalie qu'ils laissaient déjà loin derrière eux, les Grecs ne pourlaient avoir aucun accès sur la petite île et son intervention dans la bataille n'aurait aucun sens. M. Goodwin qui suit la tradition rapportée par Diodore, sur la disposition des lignes de bataille des deux adversaires, n'omet pas de remarquer aussi, à propos de l'occupation de Psyttalie, dont, notons le bien, ne parle pas Diodore \ qu'elle a été faite dans le but de