‹ La bataille de SalamineChapitre 254 sur 325 · Eschyle, Perses, 373 et s · texte numérisé non relu

Eschyle, Perses, 373 et s

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momcnt-Ià, les équipages no se trouvaient plus à bord, ni la llolte en face dos issues ot de la cote méridionale de Salamine, mais bien à Pbalèro, d'où nne partie de la llolte les précéda pour aller occuper iuimédialement Psyltalie. Hérodote no parle pas d'une opération spc'cialc de blocus des passes, cela nous l'apprenons seulement par Escliyle et Plutarcjue, à moins que, pour Hérodote, l'occupation de Psyttalie qui amena autour de cette île et dans les passes une forte division [)erso, ne constitue le blocus. Mais il parle d'un appareillage général et d'un mouvement en avant à minuit, en ajoutant que ce mouvement dura jusqu'au malin, exécuté sans doute très lentement et avec beaucoup de précaution '. Ainsi pendant quatre ou cinq heures un ensemble de mouvements porta les liarbares de la baie de Phalère au pied d'Aegaléos, et l'aube ne les ti'ouva pas encore tous à leurs postes. Quant à ce qui concerne le mot xukâo'J|a£vov, nous avons déjà exprimé l'opinion que ce mot signifie seulement conversion exécutée par l'aile droite et occideutale quittant Pbalère pour changer sa direction et mettre le cap vers le détroit de Salamine. Il s'ensuit qne « l'aile ouest » dont mention est faite dans le liv. VIII, ch. 76 et 85, est toujours la même aile, droite, quand elle occupait l'ouest de la ligne à Phalère, pendant l'appareillage, droite également après la conversion qui porta la Hotte dans le détroit et la direction d'Kleusis.

Il nous semble que quand l'amiral dit que les Perses ont dû quitter la rade de Phalère, « le cap vers l'ouest », il se trompe tout de bon, parce que les Perses ne pouvaient se détacher du

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C'est une image très exacte de ce qui se passa au camp maritime de Plialère, d'où la flotte est partie. Voir également Piutarque, TItémist., 12 : xà; jaèv àfXXa; r^kTjpo'jv -/caO' f,Tu/(av, ôiaxojtaiî 5' àva;/6evxa; \ht\ itepiêaXsaôa: x4v TTÔpov £v -A'JxXa) Trivxï, xal ôiaî^wTai xà; vtiTouî. Très explicite, Piutarque représente Xerxés donnant Tordre de commencer à embarquer tranquillement, tandis qne deux cents navires appareillaient inunédiatement pour aller établir le blocus entre les iles, Psyttalie, Atalante et Salamine.

1. Hérodote, VIll, 7G : Oî ixiv 5->-, xaOxa xr,? vjxxô; o'Jôèv à7:oxo'.aT,8Évx£î zapapxéovxo.

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rivage de Phalère que le cap vers le sud, franchement vers le sud, et peu après par une suite de changements de direction successifs autour de l'Akté, se porler vers le nord, c'est-à-dire vers rentrée du déli'oit de Salamine. On ne voil pas la nécessité d'un <( subtei'fuge >; pour combler des vides qui n'existent pas dans le récit d'Hérodole. Hérodote parle de l'occupation de Psyttalie, ensuite d'un appareillage général pour se préparer à la capture de l'ennemi, enfin, du combat, survenu par l'attaque inopinée des forces grecques, tandis que les Perses s'efforçaient encore de prendre leurs postes de combat. Ofi est le vide? Si ceux qui étalent rangés vers Kynosoura, — pour ne pas parler de l'aile ouest — appareillèrent comme le dit Hérodote, à minuit, ils devaient se diriger vers quelque point. Deux voies existaient pour eux, ils devaient ou avancer, et tout naturellement alors ils seraient portés dans l'intérieur du détroit, ou reculer, et ce n'était pas le cas.

L'amiral Borckenhagen fait o])server que si la ligne de bataille partait de l'extrémité orientale d'Aegaléos et s'étendait jusqu'aux bouches du détroit, la moitié des forces perses devaient rester hors du détroit sans participer à l'action. Que l'arrière-garde fût restée en dehors, cela est un fait dont les sources nous rendent compte cl que nous avons déjà signalé'. Mais rien ne nous autorise à borner au nord le déploiement des lignes de bataille jusqu'à l'extrémité sud-ouest d'Aegaléos seulement. L'engagement se prolongea sur toute la longueur du détroit, dans la direction d'Eleusis et dans celle du Pirée, offrant une série de combats entre trières, où chacune avait son adversaire, et qui s'étendait sur une ligne de quelques kilomètres. La bataille de Kynos-Sema, dans l'Hellespont, et maints autres combats, livrés par la marine à rames sur des lacs, des fleuves, des lagunes, dans des criques et des détroits offrent le même tableau.

Thucydide nous initie à cette sorte de combat en décrivant avec netteté la bataille de Kynos-Sema -. Les Athéniens formés

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