‹ La bataille de SalamineChapitre 257 sur 325 · Xénophon, Ilellén., II, 1. 22 et s · texte numérisé non relu

Xénophon, Ilellén., II, 1. 22 et s

LA YniLLÉlC DES ARMES 319

bataille de Salamine. lléiodole pousse franchement les ailes des deux armées vers le nord dans la direction d'Eleusis. Les deux llotles pour se déployer avaient besoin de cinq ou six kilomèhes, et elles ne pouvaient les trouver qu'en s'élendant sur toute la longueur du détroit, l'armée grecque, de Kynosoura à l'arsenal actuel, Vannada de Xerxès, de Kéramos à l'extrémité nord-ouest d'Aegaléos. Si les écrivains sus-mentionnés n'admettent pas cela, l'amiral Borckenhagen a alors grandement raison de s'étonner de ce qu'ils laissent la moitié des forces perses hors des passes et dans l'impossibilité d'intervenir dans la lutte. Rn réalité ce n'est que Tarrière-garde, (aile gauche), — les Cariens, — qui, venant les derniers, n'ont pas eu le temps d'entrer et en s'efforçant de le faire et de montrer, eux aussi, au loi leur valeur et leur attachement, serrèrent les lignes, tombèrent sur les navires en retraite et produisirent la plus eiTroyabie des confusions '.

L'amiral n'admettant pas l'entrée de la flotte perse dans le détroit la nuit, parait toutefois se ranger à une opinion moyenne, d'après laquelle les Perses passent la nuit à établir seulement le blocus des issues, et ils ne se forment en ordre de combat que le malin. Alors les deux llotles commencent l'action à l'entrée du détroit. C'est une conclusion qui ne peut pas être tirée d'Hérodote. Eschyle de son cùlé, quoique un peu vaciuement, décrit une bataille qui, si elle a commencé aux issues méi'idionales du détroit, a dû se prolonger vers le sud et hors des passes, puisque, au dire du poète, les Perses furent sommairement repoussés et poursuivis, fuyant en désordre \ Cet aspect des choses ne nous permet pas, après cette première l'cncontre, de nous en imaginer une seconde, ayant eu lieu dans l'intérieur du détroit, les lignes déployées du sud-est au nord-ouest conformément à la description d'Hérodote. Car enfin, de deux choses Tune : ou il faut admettre que les Perses ont pénétré à temps, c'est-à-dire la nuit, dans le détroit pour se déployer, ou il faut admettre un combat sur les issues

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